GREGORIO : Supplique pour aller au paradis des chats
Prolégomènes
Manue, c'est ma belle fille. En 2001 elle était la copine de mon fils. Ils s'étaient rencontrés en classe préparatoire. Manue habitait un studio en rez-de-chaussée, avec ouverture sur le parc de la résidence. Cette situation lui avait permis de répondre favorablement à la proposition d'une de ses professeurs qui avait des petits chats à donner. Une petite boule de douceur, joueuse et espiègle, qui demandait un peu d'attention. Quoi de mieux pour adoucir la vie de prépa. Ce fut une chatte, elle s'appela Icha.Hélas, trois fois hélas, un jour Icha paya de sa vie son ardeur à découvrir le monde. Au delà de la pelouse le redoutable parking fut fatal à Icha. Et c'est ainsi qu'un talent d'aventurière fut perdu pour la gent féline.
Pour Manue ce fut triste. Je l'ai consolée, à ma place, avec un poème domestique, genre que je pratique avec plaisir.
Hier, un coup de fil de mon fils me tire de mes occupations :
- Papa envoie-nous le poème que tu avais fait pour Manue lorsque Icha est morte. Le petit chat de la soeur de Claire est mort. On voudrait lui envoyer, ça la consolera.
Que la poésie domestique console, voilà qui me réjouit.
Je n’irai pas au ciel,
Par Gregorio
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| Labourdette - "POÈMES"
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2 commentaires
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par Claudio, le Samedi 2 Février 2008, 12:43
Répondre à ce commentaireBien sûr on pense à Baudelaire en te lisant… Tu sais sans doute que Anouilh aussi, le très sérieux Anouilh, a composé des poèmes sur les chats et notamment une fable qui commence ainsi :
Le chat bourgeois
Un chat tuait sans vrai désir.
C'était un chat très riche et il n'avait pas faim
Il faut bien se distraire enfin :
Chat bourgeois a tant de loisirs....
On ne peut pas toujours dormir sur un coussin.
De souris, il ne mangeait guère ;
Son pedigree fameux l’ayant mis au dessus
Des nourritures du vulgaire.
Son régime était strict. Cet immeuble cossu,
En outre visité, à des dates périodiques,
Par les services de la dératisation,
Gens aux procédés scientifiques,
Tuant sans joie ni passion,
Au nom de I’administration,
De rat, de vrai bon rat, qui fuit et qu’on rattrape
Négligemment, ne le tuant qu’à petits coups
Sans tuer son espoir - vrai plaisir de satrape -
Il n'y en avait plus du tout
Avec leurs poisons et leurs trappes.
etc. etc…
Pourquoi diable tes chats me font-ils penser à cette fable…?
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Commentaires
1 - Les chats ne meurent pas.par Charles, le Dimanche 27 Janvier 2008, 12:29 Répondre à ce commentaire
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