Avertissement
 Bien que publié sous mon nom dans la rubrique "poèmes" , je ne suis pas l'auteur de "Chute en passant". Je n'en suis pas l'auteur, mais "l'objet". Le poème raconte une histoire qui m'est réellement arrivée. Je servais de "guide" à une bande de copains pour gravir la falaise de La Franqui (alt: 72 m), ceci dans le but de favoriser les digestions souvent pénibles après un repas copieux… J'avais effectué cette balade une dizaine de fois sans incident… et cette fois là, j'ai dégringolé sur une trentaine de mètres… avec beaucoup de chance puisque je m'en suis tiré avec une entorse — que je ressens encore un an après — et de multiples égratignures sanguinolentes…
Un mois après le poème était déposé dans ma boite à lettres, sous un pseudonyme "contrepété"  — comme paraît d'ailleurs l'être le titre "Chute en passant". Je n'ai pas, malgré mes questions, réussi à savoir qui était l'auteur de cette farce amicale.
Merci quand même à l'auteur qui, grâce à son talent, est en passe  de conquérir la postérité.
Madame Mac Arelle, la poésie ça sert aussi à s'amuser…


Chute en passant…

 

Il est tombé dans la falaise

Le blanc barbu de La Franqui

Il a bousillé les mélèzes

Et éboulé les éboulis

 

Par malheur un buisson de ronces

A stoppé net son élan…

C’est ainsi que l’on renonce

À rallier le firmament.

 

Faut encore vivre sur terre,

Même si c’est en boitant bas,

Avec les épines du calvaire

Pas tout à fait au bon endroit…

 

Cette prouesse héroïque

Vient s’ajouter à ses exploits,

Faut choisir les chemins épiques

Pour péter plus haut que l’endroit…

 

Sur les sentiers de La Franqui,

Doucement le barbu clopine

Rêvant d’exploits inédits

Et d’auréoles mandarines !

Roge Moni

 

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