Rodolphe, ravi, raconte à Clément sa victoire finale sur ce horla invisible qui lui rend visite quand il peint. Après longue observation, Clément lui fait part de ses doutes quant à sa prétendue victoire sur son fantôme intime. La représentation critique de la profession de tailleur de pierres, telle qu'il l'a conçue dans ce dessin, ne lui semble pas aussi bien réussie quil le prétend. Je ne peux pas affirmer, lui dit Clément, que le personnage dessiné est vraiment une femme. Les vêtements, les souliers à talons hauts, la façon de s'asseoir, genoux serrés, évoquent la féminité, mais les bras puissants, le buste rigide, l'allure générale, sont plutôt des caractères masculins...Tu ne crois pas? C'est Dorothée, ou bien Théodore, qui tient le maillet? Il y a quand même du Pierre dans cette Marie auréolée de soleil : l'attitude est froide, aucune émotion n'est visible, le geste est déterminé Si c'est une Marie tailleuse de textes bruts, pardon, de pierres brutes, que tu as voulu nous montrer, le double inconscient dont tu me parles a dû lui faire subir, en catimini, la loi phallique.

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