J’avais pris des grandes vacances, de très grandes vacances. Adepte de la philosophie de Jacques Prévert, telle qu’il l’expose dans le poème « dans ma maison », je ne faisais rien[1].
Je reprends ma chronique au point où je l’avais laissée. De la même façon, j’ai repris le vélo. J’ai souffert. Au terme de la première sortie, le mal au derrière est redoutable. Le souffle est court, les jambes font mal.  Le vélo est un compagnon qui se venge si on ne le sort pas régulièrement. Mais quand les affres de la reprise s’éloignent, qu’est-ce que c’est bon ! Reprendre l’ordinateur ne fait pas souffrir de la même façon. C’est plus l’impression que les phrases ne se laissent pas faire. Les idées sont là. Elles ne m’avaient jamais abandonné. C’est plus qu’elles se bousculent, chahutent et ne veulent plus se mettre en rang pour rentrer dans la page.

Pour reprendre donc, je voudrais attirer votre attention sur l’endoctrinement que nous subissons au sujet de la Géorgie . Cette espèce d’unanimité occidentale pour condamner la Russie me parait suspecte. Ô bien sûr, ce disant, je n’accorde en rien un brevet de bonne conduite aux dirigeants russes, je les trouve même peu fréquentables. Pour autant dans cette affaire, une fois encore c’est l’Oncle Sam qui a fait des siennes. L’article de Jean RADVANYI, historien et politologue spécialiste du Caucase aux « Langues O », paru dans TELERAMA du 23 au 29 août 2008, à la rubrique Le Débat, intitulé " A QUOI JOUENT LES AMERICAINS EN GEORGIE, ? " est fantastique de clarté et d’intelligence[2]. On y apprend que c’est l’exacerbation d’un nationalisme malodorant qui a tout compromis. Je n’ai pas entendu que cette odeur brune, dont l’allié géorgien était responsable, gênait les USA. Ceux qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie sont peu regardants sur les turpitudes de leurs alliés.

J’enrage une fois de plus, et là je n’ai pas perdu la main, quand j’entends aux informations que la communauté internationale s’insurge, condamne… , tant de pays n’ont pas voix au chapitre ! Dans la tête de ceux qui composent nos journaux, les USA et l’Europe, on pourrait dire les USA et leur alliés, composent à eux seuls la communauté internationale.

Lisez et diffusez cet article il donne un éclairage qui pourrait, s’il se répandait, faire toucher du doigt combien est dangereux l’atlantisme de mauvais aloi qui règne sur l’Europe. Car enfin, on nous présente de façon permanente l’OTAN comme une organisation démocratique, alors que c’est une organisation militaire, qui comme toutes les organisations militaires, se renforce pour faire la paix. Là est le danger ! (Gregorio : "Chronique du Chien assis")


[1] http://www.paroles.net/chanson/13516.1

Comme vous le verrez, malgré le titre et la mise en page, il y a tellement de Prévert et si peu de Montand !

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