CLEMENT : "Silence, la base !"
Quelle importance peut avoir au plan politique global une réunion de section du PS local, si les propos de la base n'affectent jamais la tenue d'ensemble de la toile jacobine tendue sur la cité? Quelle importance peut avoir son coup de gueule de clôture si Clément prend, en revenant à la maison, conscience (mallarméenne?), que, finalement, au terme de sa dure soirée de discussion sur l'Article 12 de la "Déclaration de Principes 2008" (définissant le PS comme "parti laïque") rien n'aura eu lieu ce soir-là que le lieu. Aucune importance, en effet, si ce n'est que parfois un objet étrange qui n'existait pas auparavant, non reconnu par les codes dominants du Parti aura parfois été déposé, dans l'après-coup d'un processus caché, sur le bord d'un des plis qui le masquait. Une trace légère qui risque de faire tache d'huile ou avatar insistant. Un peu d'écume sur l'étendue fluide ou peut-être un obstacle en relief, genre iceberg... Quién sabe? Un petit militant, ça vit d'espoir...
Par Clement
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| Clément - "GALETS & TESSELLES"
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3 commentaires
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par Chris, le Samedi 28 Juin 2008, 22:55
Répondre à ce commentaireC'est Boby, Boby hélas parti trop tôt, Boby qui chantait :
Son histoire se termine mal et "petit homme" se jette du haut de la tour Eiffel. Mais les poètes ne sont pas là pour faire rire, mais pour faire réfléchir ! Quoique, avec Boby, on arrive à réfléchir en riant ou à rire en réfléchissant, c'est selon.Petit homme qui vivait d'espoir
Rencontra sur la butte un soir
Femme-enfant de grande beauté
Fille-fleur aux souliers crottés.
Si Boby avait fait partie d'un parti, mais je l'ai dit il est parti trop tôt, il aurait, sans aucun doute, fait partie de celui qu'ont créé Pierre Dac et Francis Blanche : le parti de ceux qui n'ont pas de parti. C'est celui que j'ai rejoins, moi, le militant de toujours, un peu lassé de coller les affiches pour les aparatchiks, ayant quelque peu perdu espoir de voir un jour le parti changer.
Car, y a-t-il encore un parti ? J'en doute. Sinon le petit homme qui ne vit pas d'espoir mais sur notre dos serait-il en mesure de faire tout ce qu'il fait en laissant tout le monde coi ? Quoi ? Coi ? Oui, oui, je dis bien coi, car de la cacophonie qui sort de la rue de Solférino il ne reste que du bruit... le signal a disparu.
Alors, tesselles sur galets et galets sur pavés, construisez le mur de l'espoir les amis. Mais gaffe ! Pour l'avoir essayé : un mur ne tient que si on lit les éléments qui le composent entre eux.
Hé ! Les gars ! Z'auriez pas un peu de Fraternité pour lier mes espoirs ?
Au fait, j'allais oublier... Boby c'est bien sûr Boby Lapointe, celui auquel Brassens disait post mortem : "Mon vieux Boby, putain de moine et de Piscénois, fais croire à qui tu veux que tu es mort ; avec nous les copains ça ne prend pas"
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C'est Boby, Boby hélas parti trop tôt, Boby qui chantait :
Commentaires
1 - Nous vivons tous d'espoirpar Jakem, le Mercredi 18 Juin 2008, 16:43 Répondre à ce commentaire
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