Clément a-t-il bien dit, un jour à La Bourdette, sur le thème de la communication politicienne, dont il est un auditeur-spectateur fasciné, que cette ronde des mots qui tournent autour d'un vide est le résultat d'une perte d'autrui ? Et quand Clément dit autrui, il s'agit d'un autrui bien réel dont l'absence met en boucle d'attente les habitudes acquises. Quand Clément dit bien réel, à propos d'un autrui quelconque - vous ici : Bartau, Gregorio, Chris, Claudio, Jaccla, Montaigu, FranK, Pierrot et bien sûr Hécate, puis vous qu'il rencontre ailleurs que dans ce blog - c'est que, par la voix, les attitudes, les vêtements, l'âge, le sexe, cet autrui supporte, vous transportez, vous effectuez chacune et chacun à votre manière une structure humaine à valeur universelle. Vous modélisez chacun et chacune cette structure dans des actes et des pensées bien personnelles, bien concrètes, qui sont autant de possibles pour Clément. Ce faisant, vous provoquez en lui une tension vers l'avenir en y donnant matière. Peu importe finalement le contenu des projets que vous induisez en lui : l'essentiel est dans son lendemain dont vous dessinez, à chaque fois différemment, le pointillé sagittal (----->). En partant sans être remplacé, en le laissant seul en face d'un Autre (*) grimaçant et mafiant dans les sphères médiatiques du psycho-pouvoir (**), vous emportez avec vous cette flèche subjective, et son passé se met en boucle.

(*) On a dit à Clément qu'il fallait pas donner de nom ni de titre, à cause d'Edvige... C'est vrai ? Mais dans quel pays on est ? Il attend avec impatience le billet de Gregorio sur cette question de la perte de nos libertés au profit de celle des "Autres"...ça y est ! il l'a fait !

(**)http://jeanfer.com/news/clement-sur-le-psychopouvoir-2

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