CLAUDIO : "Regards par la fenêtre de ma chambre (5)"
LE CONTRAT NATUREL...
Ce dernier dimanche gris de novembre, à mon réveil, j’ai allumé la radio et j’ai eu la surprise agréable d’entendre une voix connue, celle de Michel Serres qui nous faisait part de ses doutes sur les conséquences positives du sommet de Copenhague qui débutera dans quelques jours. Mon prochain exposé à l’attention des BDLB porte justement sur ce thème de la nécessité — vitale pour l’espèce humaine — d’établir un nouveau «contrat » avec la nature. J’essaie de présenter ici les termes de ce contrat que Michel Serres expose de manière beaucoup plus nuancée dans « Le Contrat Naturel ». Je me suis dit que le moment était venu de publier ce « Regard par la fenêtre… » plus que jamais d’actualité.
Le contrat naturel…
Depuis ce matin la Terre tremble.
Voici du nouveau. Les limites de la connaissance efficace et précise, les déficiences de l’intervention rationnelle, ne flirtent plus seulement avec l’erreur ou l’ignorance… mais désormais avec le risque de mort…
Car, depuis ce matin, la Terre tremble. Non parce qu’elle tourne et glisse sagement sur son orbite, non parce que s’ébrouent ses plaques profondes — encore que le tsunami du 24 septembre 2004 ait fait 280 000 victimes— ou s’évapore son enveloppe aérienne, mais parce qu’elle se transforme de notre fait. Pour le droit ancien et pour la science moderne, la nature faisait référence : l’impartialité, la justesse , la neutralité… au sens du droit et au sens de la science, émanaient d’un espace sans homme, tandis que nous dépendions de cet espace…
Or, désormais, cet espace dépend tellement de nous qu’il s’en trouble : D’abord le choc, il y a quelques décennies de la bombe thermonucléaire, nous a terrifiés par sa puissance destructrice… Et aujourd’hui un ensemble d’indices au moins aussi inquiétants… Selon l’Organisation Météorologique Mondiale, le trou d’ozone antarctique est plus grand en 2008 qu’en 2007 ; la fonte de la banquise s’accélère, à tel point que certains observateurs prédisent sa disparition d’ici quelques années. Durement touchées en 1999, les forêts des landes ont vu disparaître le 28 janvier 2009 entre 250 à 300 000 hectares de forêts, sinistrées avec des taux de plus de 60% par endroits. Une catastrophe qui détruit l’écosystème des Landes de Gascogne : depuis plus de deux siècles, sous l’impulsion de Nicolas Brémontier — encore un Nicolas remarquable— les plantations de pins maritimes avaient réussi à fixer les dunes de sables mouvants qui envahissaient le pays situé entre la Gironde et l’Adour… Un équilibre que nous croyions assuré à jamais est détruit…
Dans tous ces exemples — que nous pourrions multiplier — il dépend de nous que la terre tremble, et nous avons raison de nous inquiéter des écarts avec les équilibres prévus… Quelque chose bascule : jusqu’ici nous étions vaincus dans tous nos affrontements avec la nature… Le donné nous donnait plus de dommages que de dons. Nous-nous trouvions asservis par la nature… Se profile donc une ère nouvelle au cours de laquelle nous devenons capables d’arraisonner le monde… Certes nous lui rendons raison d’abord, mais nous tentons de le mettre à la raison. Le rationalisme et le positivisme chantent victoire… Tous ces changements font que nous inquiétons la Terre et la faisons trembler… La Terre, de nouveau, est devenue le sujet, avec qui il va falloir sérieusement débattre…
Voici déjà trois siècles, la science a conquis tous les droits en en appelant à la Terre qui répondit en se mouvant dans l’espace : alors, nous l’avons dit, le prophète devint roi. À notre tour — avec Michel Serres, et comme Galilée — nous faisons appel à une instance absente, lorsque nous nous écrions devant le tribunal des anciens prophètes devenus rois : la Terre s’émeut ! La Terre fondamentale tremble !
Cette crise des fondements n’est pas une crise intellectuelle : elle ne touche point à nos idées ni au langage ni à la géométrie ni à la logique… elle touche au temps et à notre survie : Pour la première fois, depuis trois cents ans, la science s’adresse au droit et la raison au jugement…
Car, depuis ce matin, la Terre tremble. Non parce qu’elle tourne et glisse sagement sur son orbite, non parce que s’ébrouent ses plaques profondes — encore que le tsunami du 24 septembre 2004 ait fait 280 000 victimes— ou s’évapore son enveloppe aérienne, mais parce qu’elle se transforme de notre fait. Pour le droit ancien et pour la science moderne, la nature faisait référence : l’impartialité, la justesse , la neutralité… au sens du droit et au sens de la science, émanaient d’un espace sans homme, tandis que nous dépendions de cet espace…
Or, désormais, cet espace dépend tellement de nous qu’il s’en trouble : D’abord le choc, il y a quelques décennies de la bombe thermonucléaire, nous a terrifiés par sa puissance destructrice… Et aujourd’hui un ensemble d’indices au moins aussi inquiétants… Selon l’Organisation Météorologique Mondiale, le trou d’ozone antarctique est plus grand en 2008 qu’en 2007 ; la fonte de la banquise s’accélère, à tel point que certains observateurs prédisent sa disparition d’ici quelques années. Durement touchées en 1999, les forêts des landes ont vu disparaître le 28 janvier 2009 entre 250 à 300 000 hectares de forêts, sinistrées avec des taux de plus de 60% par endroits. Une catastrophe qui détruit l’écosystème des Landes de Gascogne : depuis plus de deux siècles, sous l’impulsion de Nicolas Brémontier — encore un Nicolas remarquable— les plantations de pins maritimes avaient réussi à fixer les dunes de sables mouvants qui envahissaient le pays situé entre la Gironde et l’Adour… Un équilibre que nous croyions assuré à jamais est détruit…
Dans tous ces exemples — que nous pourrions multiplier — il dépend de nous que la terre tremble, et nous avons raison de nous inquiéter des écarts avec les équilibres prévus… Quelque chose bascule : jusqu’ici nous étions vaincus dans tous nos affrontements avec la nature… Le donné nous donnait plus de dommages que de dons. Nous-nous trouvions asservis par la nature… Se profile donc une ère nouvelle au cours de laquelle nous devenons capables d’arraisonner le monde… Certes nous lui rendons raison d’abord, mais nous tentons de le mettre à la raison. Le rationalisme et le positivisme chantent victoire… Tous ces changements font que nous inquiétons la Terre et la faisons trembler… La Terre, de nouveau, est devenue le sujet, avec qui il va falloir sérieusement débattre…
Voici déjà trois siècles, la science a conquis tous les droits en en appelant à la Terre qui répondit en se mouvant dans l’espace : alors, nous l’avons dit, le prophète devint roi. À notre tour — avec Michel Serres, et comme Galilée — nous faisons appel à une instance absente, lorsque nous nous écrions devant le tribunal des anciens prophètes devenus rois : la Terre s’émeut ! La Terre fondamentale tremble !
Cette crise des fondements n’est pas une crise intellectuelle : elle ne touche point à nos idées ni au langage ni à la géométrie ni à la logique… elle touche au temps et à notre survie : Pour la première fois, depuis trois cents ans, la science s’adresse au droit et la raison au jugement…
Principe de raison et contrat rationnel
À mesure que se développent les sciences, progresse et se raffine la notion d’équilibre en intégrant, dans un concept de plus en plus large, de plus en plus de déséquilibres. D’Aristote à Leibnitz on passe de la statique au calcul des variations, où la stabilité prend en compte le mouvement. Cette tendance ne cessera plus : une statique élargie assimile, en définitive, l’ensemble des mouvements concevables. Dans un système stable, un écart à cette stabilité met en branle un système qui ramène l’écart à une nouvelle invariance… Vous me suivez ? …
S’inspirant en cela la philosophie de jadis, la science tente de penser universellement ; elle tente d’associer tous les découpages qui ont fait historiquement sa puissance et son efficacité. Peut-on penser, estimer, calculer… pour en fin de compte piloter les changements de la Planète - Terre, sans se référer à un modèle global mêlant les variables naturelles et humaines, prenant en compte toutes les modélisations locales ainsi que leurs éléments ? Toujours la même question d’ordre et de désordre, d’invariances et de variations… qu’on essaie de porter au plus haut niveau d’intégration. Donc, comme la philosophie de naguère, la science pense en appareillant du local au global.
La Terre, globalement, ainsi que les phénomènes prochains, locaux ou lointains, nous sont donnés. Il y aurait du point de vue du droit de l’injustice et, du point de vue de la science, un déséquilibre, à ce que nous recevions ce donné gratuitement, sans jamais rendre quoi que ce soit. L’équité et le maintien de l’équilibre veulent que nous rendions au moins autant que nous recevons, c’est-à-dire suffisamment. Le principe de raison consiste donc en l’établissement d’un contrat équitable, celui que nous avons toujours passé, celui que nous observons en temps réel avec la nature.
Au temps des rationalistes classiques, le principe n’avait pour souci que d’établir des lois : celles de la physique et autres sciences naturelles qui se subordonnent au principe de raison, comme les lois de n’importe quel droit positif par rapport au principe universel et quasi naturel de l’équité des échanges ou de l’équilibre des contrats. Le positivisme, ou même le rationalisme, sont des contrats à fondement juridique. Le contrat rationnel qui équilibre le donné par la raison met fin au conflit transhistorique entre le monde et nous. Conflit marqué par des milliers de défaites pour quelques rares victoires…
Le contrat rationnel traduit donc un pacte, une sorte d’armistice. Nous ne l’aurions jamais signé tant que nous étions vaincus dans nos affrontements, tant nous étions asservis par la nature, tant le donné nous donnait plus de dommages que de dons. Le contrat rationnel inaugure donc une ère nouvelle au cours de laquelle les hommes vont arraisonner le monde, en lui rendant raison d’abord, en le mettant à la raison ensuite. Le rationalisme et le positivisme chantent victoire… le pacte d’armistice clôt une guerre qui a vu la raison gagner.
S’inspirant en cela la philosophie de jadis, la science tente de penser universellement ; elle tente d’associer tous les découpages qui ont fait historiquement sa puissance et son efficacité. Peut-on penser, estimer, calculer… pour en fin de compte piloter les changements de la Planète - Terre, sans se référer à un modèle global mêlant les variables naturelles et humaines, prenant en compte toutes les modélisations locales ainsi que leurs éléments ? Toujours la même question d’ordre et de désordre, d’invariances et de variations… qu’on essaie de porter au plus haut niveau d’intégration. Donc, comme la philosophie de naguère, la science pense en appareillant du local au global.
La Terre, globalement, ainsi que les phénomènes prochains, locaux ou lointains, nous sont donnés. Il y aurait du point de vue du droit de l’injustice et, du point de vue de la science, un déséquilibre, à ce que nous recevions ce donné gratuitement, sans jamais rendre quoi que ce soit. L’équité et le maintien de l’équilibre veulent que nous rendions au moins autant que nous recevons, c’est-à-dire suffisamment. Le principe de raison consiste donc en l’établissement d’un contrat équitable, celui que nous avons toujours passé, celui que nous observons en temps réel avec la nature.
Au temps des rationalistes classiques, le principe n’avait pour souci que d’établir des lois : celles de la physique et autres sciences naturelles qui se subordonnent au principe de raison, comme les lois de n’importe quel droit positif par rapport au principe universel et quasi naturel de l’équité des échanges ou de l’équilibre des contrats. Le positivisme, ou même le rationalisme, sont des contrats à fondement juridique. Le contrat rationnel qui équilibre le donné par la raison met fin au conflit transhistorique entre le monde et nous. Conflit marqué par des milliers de défaites pour quelques rares victoires…
Le contrat rationnel traduit donc un pacte, une sorte d’armistice. Nous ne l’aurions jamais signé tant que nous étions vaincus dans nos affrontements, tant nous étions asservis par la nature, tant le donné nous donnait plus de dommages que de dons. Le contrat rationnel inaugure donc une ère nouvelle au cours de laquelle les hommes vont arraisonner le monde, en lui rendant raison d’abord, en le mettant à la raison ensuite. Le rationalisme et le positivisme chantent victoire… le pacte d’armistice clôt une guerre qui a vu la raison gagner.
Le contrat naturel
Le contrat rationnel — qui donc fondait les sciences de la nature— traduisait un équilibre entre le donné et la raison, après une longue période où cette raison avait eu le dessous. Aujourd’hui, à l’inverse, le donné tend à disparaître sous la lourdeur et la puissance des productions de la raison. Il s’agit donc de relire le contrat rationnel et de le transformer en contrat raisonnable.
Nous l’appellerons contrat naturel. Pourquoi ? Du temps de Leibnitz, dans cette clause d’équilibre, l’avocat plaidait du côté de la raison et jamais en faveur du donné car ce donné si prégnant, nous débordait de toutes parts. En somme la nature nous forçait à rendre raison, comme un vainqueur fait rendre gorge au vaincu. Aujourd’hui nous-mêmes, parce-que raisonnables, sommes amenés à plaider du côté du donné qui, depuis quelque temps, rend les armes.
Le principe de raison produit un contrat rationnel quand la raison obtient un gain d’équilibre dans sa cause contre la nature. À l’inverse, le principe de raison revient à un contrat naturel, si la nature, par nos voix, obtient le même gain d’équilibre dans la cause qui l’oppose à la raison. Par raison raisonnable, le principe de raison équilibre sa raison. Les sciences rationnelles rejoignent le juste droit, tandis que la raison rejoint le jugement…
La philosophie peut-elle échapper à ce prétoire ? Que peut dire le philosophe aujourd’hui, quand la science s’adresse au droit, et la raison au jugement ? Peut-il encore exister une philosophie puisque la raison qui décidait ne peut plus trancher : elle recourt au droit … et notre jugement ne peut se passer des productions de la raison : il recourt aux sciences… Exit nos philosophies ?
Essayons d’entrer dans un cycle positif plutôt que de nous complaire dans des discussions interminables . Il s’agit donc de faire la paix par un nouveau contrat entre :
-d’une part les sciences qui traitent avec pertinence des choses du monde et de leurs relations…
-d’autre part le jugement qui décide des hommes et de leurs rapports…
Contrat entre deux types de raison aujourd’hui en conflit, certes parce que leur destin se croise et se mêle, mais surtout parce que notre destin dépend de leur alliance.
Par un nouvel appel à la globalité, il nous faut inventer une raison à la fois rationnelle et pondérée, qui pense vrai en même temps qu’elle juge prudemment…
Peut-on faire confiance aux hommes ? Il faut inventer les hommes d’aujourd’hui… et surtout il faut inventer les hommes qui autoriseront d’autres hommes à se construire…
Pour en terminer avec cette discussion — que je trouverais longue, peut-être même fastidieuse, si quelqu’un d’autre l’avait présentée — nous en viendrons dans notre communication prochaine, à un portrait de ce que chacun de nous devrait être dans l’absolu, portrait que trace Michel Serres mais qui n’eût jamais d’incarnation — sauf peut-être Michel Serres soi-même — en souhaitant que certains réussissent à tendre vers cet idéal du « Tiers Instruit ».
Il suffit parfois d’un peu de glaise et de quelques paroles « performatives », à point nommé… Mais il faut les deux : la glaise et les paroles… Surtout ne pas oublier la glaise…
Nous l’appellerons contrat naturel. Pourquoi ? Du temps de Leibnitz, dans cette clause d’équilibre, l’avocat plaidait du côté de la raison et jamais en faveur du donné car ce donné si prégnant, nous débordait de toutes parts. En somme la nature nous forçait à rendre raison, comme un vainqueur fait rendre gorge au vaincu. Aujourd’hui nous-mêmes, parce-que raisonnables, sommes amenés à plaider du côté du donné qui, depuis quelque temps, rend les armes.
Le principe de raison produit un contrat rationnel quand la raison obtient un gain d’équilibre dans sa cause contre la nature. À l’inverse, le principe de raison revient à un contrat naturel, si la nature, par nos voix, obtient le même gain d’équilibre dans la cause qui l’oppose à la raison. Par raison raisonnable, le principe de raison équilibre sa raison. Les sciences rationnelles rejoignent le juste droit, tandis que la raison rejoint le jugement…
La philosophie peut-elle échapper à ce prétoire ? Que peut dire le philosophe aujourd’hui, quand la science s’adresse au droit, et la raison au jugement ? Peut-il encore exister une philosophie puisque la raison qui décidait ne peut plus trancher : elle recourt au droit … et notre jugement ne peut se passer des productions de la raison : il recourt aux sciences… Exit nos philosophies ?
Essayons d’entrer dans un cycle positif plutôt que de nous complaire dans des discussions interminables . Il s’agit donc de faire la paix par un nouveau contrat entre :
-d’une part les sciences qui traitent avec pertinence des choses du monde et de leurs relations…
-d’autre part le jugement qui décide des hommes et de leurs rapports…
Contrat entre deux types de raison aujourd’hui en conflit, certes parce que leur destin se croise et se mêle, mais surtout parce que notre destin dépend de leur alliance.
Par un nouvel appel à la globalité, il nous faut inventer une raison à la fois rationnelle et pondérée, qui pense vrai en même temps qu’elle juge prudemment…
Peut-on faire confiance aux hommes ? Il faut inventer les hommes d’aujourd’hui… et surtout il faut inventer les hommes qui autoriseront d’autres hommes à se construire…
Pour en terminer avec cette discussion — que je trouverais longue, peut-être même fastidieuse, si quelqu’un d’autre l’avait présentée — nous en viendrons dans notre communication prochaine, à un portrait de ce que chacun de nous devrait être dans l’absolu, portrait que trace Michel Serres mais qui n’eût jamais d’incarnation — sauf peut-être Michel Serres soi-même — en souhaitant que certains réussissent à tendre vers cet idéal du « Tiers Instruit ».
Il suffit parfois d’un peu de glaise et de quelques paroles « performatives », à point nommé… Mais il faut les deux : la glaise et les paroles… Surtout ne pas oublier la glaise…
Par Claudio
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6 commentaires
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par Jacques Mazérat, le Mercredi 9 Décembre 2009, 12:02
Répondre à ce commentaireClaude,
J'ai eu du mal à te suivre. Pour tout dire je m'y suis repris à deux fois. Tu donnes aux termes droit, contrat, loi, sciences des acceptions qui ne me sont pas familières.
A la deuxième lecture, je te suis presque complètement, mais presque seulement. Comment contracter avec quelque chose dont nous ne sommes qu'un élément ?
Ta dernière ligne, surtout ne pas oublier la glaise constitue un point d'orgue magistral. Saluons la convergence d'un athé avec le récit biblique de la création de l'homme. Nous sommes faits de cette terre, en le rappelant tu renoues avec les grans enseignements symboliques universels. Cela impliqe quand même que nous nous pensions comme objet appartenant à la nature et non comme acteur extérieur. C'est un peu ce je ne sens pas assez dans ta rédaction cela crée selon moi un petit scrupulum.
Bon, ce n'est pas tout, j'attends la suite.
Amicalement,
Jacques
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Claude,
Commentaires
1 - galaxiepar Mo, le Samedi 5 Décembre 2009, 19:47 Répondre à ce commentaire
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