CLAODA DE PAODURA : Complainte sublime des nains de jardin
Au bal des vampires
La lune attire
Les Nains de jardin.
Exhibent leurs chibres
D’énormes calibres
En mal de câlins.
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Suivons la farandole
Plaignons les pauvres nains
Belles vampiresses
Dénudent leurs fesses
Dévoilent leurs seins.
Alors tonne l’ire
Du roi des vampires :
« Bande de catins,
« Au pays des striges
« Jamais on n’attige
« Des ersatz d’humains.
« Que dents vampirites
« Sectionnent leurs bites
« Et pompez le raisin… »
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Garons nos roubignoles
Plaignons les pauvres nains
Ainsi se fomentent
Des pipes sanglantes
Sur les pauvres nains.
Perdent leurs quéquettes
Dont font des brochettes
Les gais vampiriens.
Dans poêles rissolent
Belles roubignoles
Des tristes lutins.
Lugubre tornade
C’est la débandade
De nos baladins.
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Que leur sort nous désole
Plaignons les pauvres nains
Depuis ces fredaines
Entre leurs deux aînes
Il n’y a plus rien.
Point ne nous épate
L’entre-jambe plate
Des gnomes sereins.
Ce sabbat frivole
A pris pour symbole
Un bonnet phallien
Dont le rouge hante
Les traces sanglantes
Du bal vampirien
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Que nos psaumes s’envolent
Plaignons les pauvres nains
Au sceau de l’aurore
Tous nos nains arborent
Leur morion carmin
Pendant que les naines
Le sexe hors d’haleine
Rallient les non-nains
Ne sont pas farouches
Partagent leurs couches
Et leurs jeux coquins
Tant que nains fidèles
Sans qu’ils se les gèlent
Gardent nos jardins.
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Lorsqu’ les naines cajolent
Plaignons les pauvres nains
Vive donc la horde
Qui tant nous accorde
Des liliputiens.
Faut pas qu’on méprise
Mais que l’on courtise
Les nains de jardin
Et qu’en grande pompe
On sonne les trompes
En un grand festin
Faut qu’on se le dise
Et que l’on nobellise
L’empereur des nains.
Tous les amours frivoles
Ont funestes destins
Faut que l’on auréole
Tous nos frères les nains
Faut que l’on auréole
Nos petits frères les nains…(bis)
Par Claoda de Paodura
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2 commentaires
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par Claudio, le Samedi 20 Octobre 2007, 20:23
Répondre à ce commentaireCe texte était destiné à être mis en musique… ce qui n'a pas été fait. En le composant j'avais plus ou moins en tête un air d'orgue de barbarie, plus ou moins proche de l'air de "la complainte de la bute", en pensant que mon copain musicien trouverait autre chose… Depuis plus d'un an le texte ne l'a pas inspiré…
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Ce texte était destiné à être mis en musique… ce qui n'a pas été fait. En le composant j'avais plus ou moins en tête un air d'orgue de barbarie, plus ou moins proche de l'air de "la complainte de la bute", en pensant que mon copain musicien trouverait autre chose… Depuis plus d'un an le texte ne l'a pas inspiré…
Commentaires
1 - Je trouve ce poème trèspar Bélinguier, le Vendredi 19 Octobre 2007, 17:47 Répondre à ce commentaire
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