CHRIS : Chronique Toulousaine
La rupture !
Autres temps, autres mœurs !
La rupture, prônée par le Fourbe, a eu au moins un début de réalisation : celle, totale, entre le peuple et ses dirigeants, que démontre, quoiqu'en disent les nègres qui organisent la communication du Pouvoir en place, le résultat des urnes.
Mais ce n'est peut-être pas cela que voulait dire le Nabot dans ses discours enflammés. Et la réponse qu'il a donnée aux Français au lendemain de son échec est symptômatique : cette rupture est annoncée, préparée, certainement de longue date et se déroule de façon insidieuse, acte après acte.
Nous sommes habitués aux mensonges et aux dissimulations de nos gouvernants de tous poils. Ils ont même, un fois, réussi à commander à la nature en arrêtant le nuage radioactif que Tchernobyl nous avait envoyé. Et cette façon de truquer les informations dans le secret des cabinets n'est, hélas, pas nouvelle et n'est pas l'apanage des seuls gouvernants.
Savez-vous, par exemple, que la rage, même si elle ne fait pas encore rage, est présente dans notre Région ? Le Pas-chat a été tout étonné, hier, en allant consulter son vétérinaire pour une visite, somme toute, de routine. Il en est revenu avec un vaccin antirabique dans la couenne et une puce derrière l'oreille. Non pas une de ces puces que nous poursuivons à grand renfort de pipettes, mais un de ces micro-répondeur qui lorsqu'on les interroge avec l'équipement idoine donne le numéro d'immatriculation du porteur : une carte vitale pour chiens et chats, en quelque sorte. Et qui évitent la guillotine en cas de ramassage de l'individu dans la rue (dans le cas où il ne peut être identifié, l'animal est décapité et sa tête envoyée à l'Institut Pasteur pour analyse... brrr), une puce bien vitale donc.
Cette information est restée discrète, pour ne pas affoler le vulgum pecus.
Ce genre de dissimulation, pour la bonne cause, dans le cas présent, peut prendre des formes beaucoup moins nobles. J'en veux pour exemple ce qui vient de se passer dans mon quartier.
Pierre Baudis et, après lui, son fils, nous avaient habitués à une pratique électorale qui faisaient sourire un certain nombre d'entre-nous qui n'étaient pas dupes : le goudron électoral !
En effet, nous étions avertis de la proximité d'une élection municipale à Toulouse, par l'activité soudaine qui se faisait dans les rues de ce gros village qu'est Rangueil : les ouvriers des travaux publics s'affairaient vivement afin de remettre en état les routes et les trottoirs en y déposant des couches de goudron censées réparer les outrages que le temps faisait subir à ces cheminements indispensables à la vie du citoyen.
Ce goudron, que nous avions affublé de l'épithète d'électoral, devait d'ailleurs être spécial à notre ville rose. En effet, comme la fleur du même nom qu'a chantée le poète, il ne durait que l'espace d'une élection, les voies retournant tôt à leur état original de bosses et de trous.
Pour nous cela ne changeait rien au bulletin que nous introduisions dans le réceptacle adéquat le dimanche, mais les tenants de la Mairie espéraient ainsi se rallier cette partie de la population qui se laisse bercer par le chant des sirènes.
Les choses ont changés, et, avec la dynastie d'Oust et consorts, plus de goudron : cela ne doit pas être bon pour la santé dont le lourdaud de Lourdes a été ministre. Mais on n'a pas oublié cette frange de girouettes et on a tout fait pour la faire tourner dans le bon sens. Nous allons vous montrer comment, mais une explication, pour ceux n'habitant pas les lieux s'impose auparavant.
La partie de rue qui est concernée par cette histoire a vécu quelques problèmes. Les travaux d'isolation phonique de la rocade l'ont, en effet, rendu impraticable pendant un an, obligeant les riverains à faire des kilomètres de détours pour entrer et sortir de chez eux. Les travaux, prévus pour 6 mois, ont en effet pris du retard et duré près du double de temps (nous n'osons même pas, le Pas-chat et moi, penser au coût de cette dérive temporelle, ce genre de choses n'est jamais gratuite). Toujours est-il que le mécontentement était grand dans le Landernau local. Une nouvelle expérience du genre aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour le maire de quartier qui, naturellement se représentait, mais également avait dans l'idée de prendre à la gauche le canton qu'elle détenait depuis des lustres.
Et ils le comprirent bien, tous ceux qui pensaient rester encore quelques décennies aux affaires de la Ville. Et c'est, pensons nous avec le Pas-chat, la raison qui a fait que ce n'est que le 20 mars qu'une lettre datée du 6 et signée JL Moudenc a été distribuée dans notre boîte aux lettres : la missive annonçait que cette même partie de rue allait être encombrée par les engin de terrassement et autres véhicules peu légers afin que Véolia puisse effectuer la réfection du réseau d'eau. Celle des égouts avait été faite il y a peu d'années, mais on sait qu'une rue c'est fait pour être creusée.
Nous allons donc devoir, pendant quelque mois, refaire des tours et des détours pour entrer et sortir de chez nous. Et cette fois, nous ne pourrons même pas montrer notre mécontentement par un vote : nous l'avons déjà fait et avons balayé ces loustics de la Mairie.
Ils voulaient la rupture : ils l'ont !
La rupture, prônée par le Fourbe, a eu au moins un début de réalisation : celle, totale, entre le peuple et ses dirigeants, que démontre, quoiqu'en disent les nègres qui organisent la communication du Pouvoir en place, le résultat des urnes.
Mais ce n'est peut-être pas cela que voulait dire le Nabot dans ses discours enflammés. Et la réponse qu'il a donnée aux Français au lendemain de son échec est symptômatique : cette rupture est annoncée, préparée, certainement de longue date et se déroule de façon insidieuse, acte après acte.
Nous sommes habitués aux mensonges et aux dissimulations de nos gouvernants de tous poils. Ils ont même, un fois, réussi à commander à la nature en arrêtant le nuage radioactif que Tchernobyl nous avait envoyé. Et cette façon de truquer les informations dans le secret des cabinets n'est, hélas, pas nouvelle et n'est pas l'apanage des seuls gouvernants.
Savez-vous, par exemple, que la rage, même si elle ne fait pas encore rage, est présente dans notre Région ? Le Pas-chat a été tout étonné, hier, en allant consulter son vétérinaire pour une visite, somme toute, de routine. Il en est revenu avec un vaccin antirabique dans la couenne et une puce derrière l'oreille. Non pas une de ces puces que nous poursuivons à grand renfort de pipettes, mais un de ces micro-répondeur qui lorsqu'on les interroge avec l'équipement idoine donne le numéro d'immatriculation du porteur : une carte vitale pour chiens et chats, en quelque sorte. Et qui évitent la guillotine en cas de ramassage de l'individu dans la rue (dans le cas où il ne peut être identifié, l'animal est décapité et sa tête envoyée à l'Institut Pasteur pour analyse... brrr), une puce bien vitale donc.
Cette information est restée discrète, pour ne pas affoler le vulgum pecus.
Ce genre de dissimulation, pour la bonne cause, dans le cas présent, peut prendre des formes beaucoup moins nobles. J'en veux pour exemple ce qui vient de se passer dans mon quartier.
Pierre Baudis et, après lui, son fils, nous avaient habitués à une pratique électorale qui faisaient sourire un certain nombre d'entre-nous qui n'étaient pas dupes : le goudron électoral !
En effet, nous étions avertis de la proximité d'une élection municipale à Toulouse, par l'activité soudaine qui se faisait dans les rues de ce gros village qu'est Rangueil : les ouvriers des travaux publics s'affairaient vivement afin de remettre en état les routes et les trottoirs en y déposant des couches de goudron censées réparer les outrages que le temps faisait subir à ces cheminements indispensables à la vie du citoyen.
Ce goudron, que nous avions affublé de l'épithète d'électoral, devait d'ailleurs être spécial à notre ville rose. En effet, comme la fleur du même nom qu'a chantée le poète, il ne durait que l'espace d'une élection, les voies retournant tôt à leur état original de bosses et de trous.
Pour nous cela ne changeait rien au bulletin que nous introduisions dans le réceptacle adéquat le dimanche, mais les tenants de la Mairie espéraient ainsi se rallier cette partie de la population qui se laisse bercer par le chant des sirènes.
Les choses ont changés, et, avec la dynastie d'Oust et consorts, plus de goudron : cela ne doit pas être bon pour la santé dont le lourdaud de Lourdes a été ministre. Mais on n'a pas oublié cette frange de girouettes et on a tout fait pour la faire tourner dans le bon sens. Nous allons vous montrer comment, mais une explication, pour ceux n'habitant pas les lieux s'impose auparavant.
La partie de rue qui est concernée par cette histoire a vécu quelques problèmes. Les travaux d'isolation phonique de la rocade l'ont, en effet, rendu impraticable pendant un an, obligeant les riverains à faire des kilomètres de détours pour entrer et sortir de chez eux. Les travaux, prévus pour 6 mois, ont en effet pris du retard et duré près du double de temps (nous n'osons même pas, le Pas-chat et moi, penser au coût de cette dérive temporelle, ce genre de choses n'est jamais gratuite). Toujours est-il que le mécontentement était grand dans le Landernau local. Une nouvelle expérience du genre aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour le maire de quartier qui, naturellement se représentait, mais également avait dans l'idée de prendre à la gauche le canton qu'elle détenait depuis des lustres.
Et ils le comprirent bien, tous ceux qui pensaient rester encore quelques décennies aux affaires de la Ville. Et c'est, pensons nous avec le Pas-chat, la raison qui a fait que ce n'est que le 20 mars qu'une lettre datée du 6 et signée JL Moudenc a été distribuée dans notre boîte aux lettres : la missive annonçait que cette même partie de rue allait être encombrée par les engin de terrassement et autres véhicules peu légers afin que Véolia puisse effectuer la réfection du réseau d'eau. Celle des égouts avait été faite il y a peu d'années, mais on sait qu'une rue c'est fait pour être creusée.
Nous allons donc devoir, pendant quelque mois, refaire des tours et des détours pour entrer et sortir de chez nous. Et cette fois, nous ne pourrons même pas montrer notre mécontentement par un vote : nous l'avons déjà fait et avons balayé ces loustics de la Mairie.
Ils voulaient la rupture : ils l'ont !
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