Mars ne sera pas un mois productif !
A moins que d'ici demain 10 articles ne tombent dans l'escarcelle de LBDLB, ce sera le mois où nous aurons écrit le moins.

Pourtant ce mois se rit des averses, nous dit la comptine. Et il est censé préparer le  printemps. Mais tout le monde semble s'interroger : quel est ce printemps qui nous attend quoi que nous fassions ? Car rien de ce que nous ferons n'y fera : le temps s'en ira, comme il s'est toujours en allé et, au bout du compte, une nouvelle saison suivra.
Inlassablement l'année se répète : printemps, été, automne, hiver et l'on remet ça. Pour la plus grande joie des marchands de vêtures qui peuvent ainsi changer de collection en soldant les restes de la précédente. Pour le désespoir de nos belles qui ajoutent printemps après printemps, les printemps. Même si arrivées à 35 elles s'arrêtent de les compter.
Pourtant il faut savoir compter pour arriver au printemps. Au moins les hirondelles car une seule ne fait pas le printemps ! Mais combien en faut-il pour le faire ? Deux, trois, une multitude, une foultitude ? Qui peut le dire ? D'ailleurs qu'importe, même si on sait, quand on aime on ne compte pas. Et y a-t-il des gens qui puissent avoir l'esprit assez mal placé pour ne pas aimer le printemps ?
A part, bien sûr ceux qui ont de bonnes raisons à cela. Comme certains habitants de Prague, par exemple. Le printemps n'apporte pas toujours que des fleurs et ce qui devrait être la saison des amours ne l'est pas pour tout le monde.

Mais aussi !
Quelle idée que d'avoir donné au mois du printemps le nom du dieu de la guerre : Mars ! Comment voulez-vous, après, que les gens n'y pensent plus à la guerre. Et n'y jouent plus. Surtout par peuples interposées comme l'ont toujours fait ceux qui gouvernent le monde.

Tiens !
Finalement ce n'est pas plus mal que mars soit le mois où nous aurons le moins écrit. Ce sera un peu notre manière de réclamer la Paix. Une sorte de grève du clavier menée sans tambour ni trompette, ces instruments guerriers. Un silence d'écriture qui permet d'écouter, pour une fois. Écouter la nature qui nous entoure, qui renaît de son long endormissement et  nous murmure, à travers le bruit de la pluie qui tombe, des paroles d'amour.

Le Pas-chat ronronne auprès de moi. Il y a longtemps qu'il a compris, lui !

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