Dans les premiers temps de son entrée en culture, Clément a d'abord fait appel aux voyageurs de l'insu, de l'inouï, au hasard de ses rencontres, bien sûr. Avec, sous les yeux, pour ce premier pas, la question de Kostas Axélos qu'il avait rencontré, un soir, chez Jacques Ardoino, où il était question de formation personnelle. Comment porter l'ordre chaotique, le processus non-processuel, le procès sans sujet, jusqu'au langage et jusqu'à la pensée ? Ou, après traduction de Jacques : comment l'homme sort-il du désordre animal pour arriver à dire des mots et à fabriquer des choses ? Kostas Axélos pense qu'il y a déjà un ordre dans le désordre, un ordre chaotique. Oui, mais de quel ordre s'agit-il : de gribouillis ? de hachures ? Pour savoir il faut y entrer. Avec l'intention d'accoutumer son oeil, comme dans la pénombre. Oui, mais, pour regarder quoi, puisqu'on ne sait pas ce qu'il faut regarder ? Paradoxalement il faut savoir nommer les choses pour arriver à les voir. Alors, Clément a cherché des mots chez celles et ceux qui avaient fait le voyage.

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