Avez-vous vu cette coupure de presse ("Dordogne libre" du 27 mai 2008) ?

Plusieurs personnages de pouvoir, parmi ceux qui nous gouvernent, à commencer par le premier d'entre eux, ont fait de la conquête du pouvoir une affaire personnelle, un irrepressible besoin de revanche sur la vie.

Le premier ministre actuel, marri comme pas deux lorsque Chirac ne fit pas appel à lui comme premier ministre, rejoignit Nicolas Sarkozy, de dépit à ce qu'en dit la presse de l'époque. L'impression de souffrir en permanence qu'il donne, et qu'il donnait même avant que le dos le fisse souffrir, en dit long sur le coût de sa revanche.

La ministre Garde des Sceaux qui se veut le symbole des français issus de l'immigration, semble également avoir cherché une revanche personnelle sur la vie. Quelques journalistes tâtillons vinrent, alors qu'elle était arrivé à ses fins, lui gâcher son plaisir en chipotant sur un diplôme qui figurait, par erreur dira-t-on, sur son CV. L'examen de sa biographie telle qu'elle figure sur le site du ministère de la justice, donne à penser que les 3 ans qu'elle a passés comme conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'éducation nationle, de 1994 à 1997, eurent plus de poids que ce diplôme malencontreusement porté sur son CV par une main bien imprudente. Le président de la République a jugé que 6 ans d'expérience comme masgistrate étaient suffisants pour qu'il en fasse son Garde des Sceaux, rompant avec cet axiome de la 5ème République qui voulait que le président de la République envoyât à ce poste une personne de culture et d'expérience. Tout le monde peut se rendre compte de ce que cela donne aujourd'hui. La plus people des ministres, celle qui se veut un exemple pour les jeunes issus comme elle de l'immigration, prend sa revanche en Dior et bijoux de grand prix, un solide contresens bien exemplaire de ce qu'elle est.

Eric Besson, dont la biographie ne mentionne aucun diplôme, ce qui évite tout risque d'erreur, claqua la porte du PS parce que la candidate Ségolène ne faisait aucun cas de ses talents d'économiste, alors qu'il se pensait important, voire incontournable, comme secrétaire national du PS en charge de l'économie. Le président Sarkozy, qui sent les personnes en quête de revanche mieux que quiconque, lui offrit un secrétariat d'Etat qui peine à moudre le peu de grains qu'il arrive à ramasser. Pour la  première fois que le gouvernement a un secrétaire d'Etat à la prospective on ne peut pas dire que cela lui ait permis d'anticiper la crise et la récession. J'en suis à me demander à quoi il sert.

Quant à Xavier Darcos, ministre de l'éducation, je me demandais bien de quel bois il alimentait la flamme de sa revanche. La coupure qui ouvre cet article offre une piste à cette question, somme toute légitime.
Je vous associerais bien à la recherche de la réponse.

Répondre à cet article