18 oct. 2008 - CHRIS : "Ce n'est qu'un début... le combat continue"
Air connu par un vieux soixanthuitard
Ainsi donc, les Canadiens ont choisi !
Et, comme je n'étais plus là pour les conseiller... ils ont mal choisi !
Nous avons, en effet, pu, durant les trois semaines passées au Québec, assister en direct à la campagne électorale qui précédait les élections fédérales du 14 octobre dernier. Et j'ai pu, pour ma part, me faire une petite idée du paysage politique en même temps que je découvrais le paysage géographique.
L'un est de toute beauté, j'aurai sans doute à y revenir, l'autre ressemble étrangement au nôtre, à une petite exception près. Il faut, en effet, ajouter à notre bipartisme, les souverainisme québécois du Bloc.
Cela dit, on s'en doute, mes préférences allaient au Parti Libéral, celui de Stéphane Dion. Parce qu'il faut dire que là bas, les libéraux n'ont rien à voir avec les nôtres et qu'ils seraient plutôt, comme en 1830 en France, tenants d'une certaine politique sociale chère à nos valeurs de gauche : rien à voir avec une quelconque économie libérale ou ultra-libérale telle que celle défendue par le leader minimo.
En face d'eux, un autre Stéphane, enfin un Stephen, vu qu'il se refuse absolument à parler une autre langue que l'english : un dénommé Harper qui est l'actuel premier dirigeant du pays et qui se targue du titre de Conservateur.
Et pour conserver, il conserve le bougre... aidé en cela de tout ce que le Canada peut contenir de conservatisme : religieux, puritain, bourgeois... j'en passe et des meilleurs. Il a surtout des appuis dans le monde de l'industrie, et notamment dans celui des groupes qui écument impunément la forêt boréale.
Et c'est là que le bât blesse : et pas seulement les Canadiens, mais la planète !
Car il n'y a pas très longtemps que les Canadiens, du moins ceux qui s'intéressent à autre chose qu'aux résultats du dernier match de hockey, se sont aperçu que les ressources naturelles de leur territoire qui semblent inépuisables ne sont pas si pérennes que cela. Qu'il s'agisse de l'eau ou de la forêt boréale, la surexploitation actuelle entraînera d'ici quelques dizaines d'années une pénurie.
Stéphane Dion l'a compris, qui, même s'il ne s'était pas complètement allié au Verts du coin, s'apprêtait à se rallier, effectivement et pas seulement en parole, aux accords de Kyoto.
Stephen Harper n'a qu'une hâte, lui : les remettre en cause !
Et je ne cache pas que ce résultat canadien me laisse pessimiste pour la suite des événements. Aux USA, il m'étonnerait fortement qu'un Noir puisse devenir président, le WASPisme est encore trop prégnant. Et nous aurons donc comme peut-être future présidente, vu l'âge de son premier de ticket, une tenante de la destruction de l'environnement au profit du pétrole et du plaisir de la chasse !
Quel beau programme !
Il ne nous reste plus qu'à agiter nos petits bras pour nous protéger de cette vague d'imbécillité qui s'abat sur le Monde et qu'à espérer que ceux qui viendront après auront un sursaut d'intelligence.
Pour nous, il est trop tard, je pense, pour agir : il nous reste, heureusement, la parole.
(Les dits du Pas-Chat)
Par Chris
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