Photographie aérienne de Florence Paulus

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14 avril 09 - CHRIS : "En avril, suivons le fil..."

Mais quel fil suivre ?

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25 janv.09 - CHRIS : Nous étions mille, nous étions cent !

En réponse au spleen de Claudio

Ayant chanté tout l'été, nous trouverions-nous dépourvus, par ces temps de bises et de frimas ?
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5 nov. 2008 - CHRIS : "On a gagné !!!"

Réflexions dans un miroir franco-français.

 Jusqu'au bout, le Pas-chat sera resté dubitatif : les américains auraient-ils le courage de jeter aux orties leurs vieux démons et d'élire un noir à la direction de leur Union ? Seraient-ils capables de renfermer au placard la "Case de l'Oncle Tom" alors que les romans d'Erskin Caldwell semblent vouloir devenir une nouvelle réalité ? Se prononceraient-ils pour la Paix dans le Monde, alors que les ventes d'armes font vivre une bonne partie de leur population ?

Il y avait tant de questions du même type, que l'issue était incertaine, malgré l'optimisme ambiant. Et ce matin, en se réveillant, il a appris la nouvelle : la réponse à toutes ces interrogations était OUI. Et un OUI "franc et massif" !

Les Français et avec eux tous les européens qui appelaient de leurs vœux l'arrivée de BO à la présidence avaient gagné ! Le vote par procuration qu'ils avaient émis avait été le bon ! Et tous les espoirs étaient permis : le Monde allait changer ! Quel dommage, pense le Pas-chat, qu'ils n'aient pas voté pour le même espoir dans leur pays et qu'il aient trouvé bon de mettre à la tête de leurs pays, notamment en France, les forces les plus réactionnaires qu'il aient pu trouver. Quel dommage que sous prétexte de démocratie, ils aient tué la démocratie !

Bien sûr, se dit le Pas-chat, en face, la grande nunuche ne faisait pas trop le poids. Et la France, ce pays ou 90% de la population est totalement ignare en politique, a très souvent voté, non sur un programme connu, mais sur des propositions de campagne dont tout le monde sait qu'elle ne seront jamais tenues, s'agirait-il même des 101 propositions du candidat Mitterand. Ce fut, une fois de plus, le cas il y a un an et demi et ce sera, sans doute, une fois de trop le cas en 2012.

Mais un vote se prépare qui pourrait influer ce résultat de 2012. Le Pas-chat s'inquiète tout de même un peu. Et si, emportés par l'élan, les militants du Parti Socialiste (du moins du parti qui garde ce nom... au secours Jaurès !) allaient voter Barak Obama !

1 nov. 2008 - CHRIS : "Un amant cela ment..."

Si nous parlions de l'amiante

 Ces vers sont de Louise de Vilmorin :

Un amant cela ment. Une amante se lamente :
Que la lumière soit. Et la lumière déçoit.

Si l'amante de la poètesse se lamente, au Canada c'est l'amiante qui ment !

Pour ceux d'entre vous qui ne lisent pas le Monde où qui n'ont pas vu ce petit article dans l'édition du 31 octobre, consultez-le ici avant de poursuivre votre lecture.

Ce que ne dit pas l'article, c'est que le lobby de l'amiante va si loin dans la désinformation du Québec, qu'il fait une publicité monstrueuse pour la visite d'une mine d'amiante, aidé en cela par la télévision qui passe des spots publicitaires aux heures de grande écoute et le ministère du tourisme qui n'hésite pas à recommander ce type de visite dans le guide régional de Chaudière-Appalaches où se situe ce territoire portant le nom d'Amiante. Un coup d'œil sur
ce site
vous en dira plus que tous les longs discours que je pourrais faire. Nous avons, quant à nous, soigneusement évité ce genre de visite.

Ceci prouve, s'il en était besoin, que le Canada fait bien partie de l'Amérique du Nord, avec le poids du lobbying industriel qui dicte sa conduite aux Stephen Harper et autres George W. Bush qui disent gouverner ce coin du monde. Quand on sait que c'est ce modèle que nos Sarkolâtres prônent, il y a de quoi avoir des frissons dans le dos.

De l'autre côté, me direz-vous, ce n'est pas mieux ! On ne sait pas trop ce qui se trame dans ces pays qui risquent fortement de détrôner les actuels gouvernants économiques mondiaux. Les États d'Asie et surtout la Chine sont quelque peu opaques en ce qui concerne l'information environnementale et le mensonge est, là-bas, une espèce de religion, voyez les JO et la pollution qui s'est arrêtée sur ordre à la limite du territoire olympique. Mais on le sait ! Et on se méfie un peu, sans racisme et sans xénophobie, de tout ce qui provient comme information de ces pays.

Mais l'AMÉRIQUE ! Le paradis des libertés et de la démocratie ! Comment pourrait-on penser qu'ils aient des arrières pensées ? Que le mensonge puisse exister dans ces pays où la religion gouverne tout ? Qu'un État où un président risque une procédure d'"empeachment" pour avoir menti puisse cacher des choses à son peuple ! Incroyable... et pourtant !

Et nous voilà bien lotis, nous qui avons un président qui ment comme il respire sans que personne n'y voit quoi que ce soit à redire, nous qui habitons une région où le nuage de Tchernobyl n'est pas passé, s'arrêtant, comme par miracle à nos frontières, nous chez qui la liberté d'expression est de rigueur tant qu'elle n'atteint pas certains ego démesurés. Car nous y venons petit à petit à ce régime des grands groupes industriels gouvernant le monde : voyez Monsanto et ses OGM, voyez l'interdiction qui est faite de vendre des légumes anciens sur les marchés, pire d'en acheter les graines, même pour votre usage personnel.

Tout cela au nom du fric, du pèze et du Saint-Bénéfice !

Amen



18 oct. 2008 - CHRIS : "Ce n'est qu'un début... le combat continue"

Air connu par un vieux soixanthuitard



Ainsi donc, les Canadiens ont choisi !

Et, comme je n'étais plus là pour les conseiller... ils ont mal choisi !


Nous avons, en effet, pu, durant les trois semaines passées au Québec, assister en direct à la campagne électorale qui précédait les élections fédérales du 14 octobre dernier. Et j'ai pu, pour ma part, me faire une petite idée du paysage politique en même temps que je découvrais le paysage géographique.

L'un est de toute beauté, j'aurai sans doute à y revenir, l'autre ressemble étrangement au nôtre, à une petite exception près. Il faut, en effet, ajouter à notre bipartisme, les souverainisme québécois du Bloc.

 

Cela dit, on s'en doute, mes préférences allaient au Parti Libéral, celui de Stéphane Dion. Parce qu'il faut dire que là bas, les libéraux n'ont rien à voir avec les nôtres et qu'ils seraient plutôt, comme en 1830 en France, tenants d'une certaine politique sociale chère à nos valeurs de gauche : rien à voir avec une quelconque économie libérale ou ultra-libérale telle que celle défendue par le leader minimo.

 

En face d'eux, un autre Stéphane, enfin un Stephen, vu qu'il se refuse absolument à parler une autre langue que l'english : un dénommé Harper qui  est l'actuel premier dirigeant du pays et qui se targue du titre de Conservateur.

Et pour conserver, il conserve le bougre... aidé en cela de tout ce que le Canada peut contenir de conservatisme : religieux, puritain, bourgeois... j'en passe et des meilleurs. Il a surtout des appuis dans le monde de l'industrie, et notamment dans celui des groupes qui écument impunément la forêt boréale.

 

Et c'est là que le bât blesse : et pas seulement les Canadiens, mais la planète !

 

Car il n'y a pas très longtemps que les Canadiens, du moins ceux qui s'intéressent à autre chose qu'aux résultats du dernier match de hockey, se sont aperçu que les ressources naturelles de leur territoire qui semblent inépuisables ne sont pas si pérennes que cela. Qu'il s'agisse de l'eau ou de la forêt boréale, la surexploitation actuelle entraînera d'ici quelques dizaines d'années une pénurie.

Stéphane Dion l'a compris, qui, même s'il ne s'était pas complètement allié au Verts du coin, s'apprêtait à se rallier, effectivement et pas seulement en parole, aux accords de Kyoto.


Stephen Harper n'a qu'une hâte, lui : les remettre en cause !

 

Et je ne cache pas que ce résultat canadien me laisse pessimiste pour la suite des événements. Aux USA, il m'étonnerait fortement qu'un Noir puisse devenir président, le WASPisme est encore trop prégnant. Et nous aurons donc comme peut-être future présidente, vu l'âge de son premier de ticket, une tenante de la destruction de l'environnement au profit du pétrole et du plaisir de la chasse !


Quel beau programme ! 

 

Il ne nous reste plus qu'à agiter nos petits bras pour nous protéger de cette vague d'imbécillité qui s'abat sur le Monde et qu'à espérer que ceux qui viendront après auront un sursaut d'intelligence.

Pour nous, il est trop tard, je pense, pour agir : il nous reste, heureusement, la parole.

 
(Les dits du Pas-Chat)

Chris : "Ne rangez pas votre grenier !"

Réflexions automnales

Le chien-assis n'est plus de mode et a été remplacé par le Velux, qui, comme en son temps le Frigidaire ou son alter ego le Scotch  a gagné la généricité en partant de la marque déposé d'un produit.
Mais c'est sous un vrai Velux, installé par mes soins, dans les combles de Poncin que nous sommes, le plus souvent, seuls à fréquenter, le Pas-Chat et moi, que j'ai entrepris de ranger quelque peu les dizaines d'années de vie qui s'entassaient là.
He oui !!! Bien qu'ami du progrès et même un peu révolutionnaire, je suis tout de même conservateur : je ne peux, par exemple, que difficilement me séparer des différents papiers que j'ai touchés dans ma vie. D'où d'innombrables collections de trucs que l'on ne lira plus jamais et qui, s'ils peuvent acquérir une valeur historique un jour, encombrent pour l'instant une maison qui n'est pas extensible.
Les archivistes eux-mêmes, qui ont pour rôle de collecter, puis de conserver les papiers émanant des différentes administrations, font régulièrement du tri, faute d'avoir à déménager tous les cinq ans.

J'ai donc commencé à effectuer ce tri... quitte à voir revenir en vagues successives les souvenirs. Ainsi de la "collection" du Monde, depuis 1993... qui représente encore, malgré plusieurs voyages à la déchetterie, un mur de 1,50 m de long sur 40 cm de large et pratiquement 1,40 de hauteur ; ainsi de diverses publications à l'adresse des adhérents du Parti Socialiste qui vont rejoindre le tas ; ainsi des Nouvel-Observateurs conservés depuis quelques vingt ans et dont je ne sais pas encore aujourd'hui quel sera leur destinée... A chaque fois, quelque chose réapparaît : la liesse de mai 1981, où nous avons descendu une bouteille de whisky a deux pour fêter l'événement (le lendemain matin, encore un peu gris, j'ai embrassé toutes les secrétaires qui se demandaient ce qui m'arrivait), la déception de 1995, lorsque la droite a repris le pouvoir, là pas de whisky ni de bises le lendemain, mais, comme on disait à Grenoble où j'étais étudiant, la tronche ; les longues soirées passées à éplucher les contributions des courants en vue du vote de la section pour le Congrés de ... le vote où mes explications ont entraîné les "camarades" à me suivre... la chape de plomb qui s'est abattu ensuite car nous n'étions pas dans la ligne virant à droite du parti. Mon départ, volontaire avant que ce ne soit l'esclandre. Départ en forme d'exil, une seule a osé rompre l'isolement et m'écrire en disant qu'elle me regretterait. Les cimetières sont remplis d'indispensables et je n'ai absolument pas la philosophie du morpion... je ne m'attache pas aux partis, préférant ma liberté de penser, de passer et d'être.

N'empêche, ces souvenirs mélangés qu'entraîne le rangement d'un grenier sentent la nostalgie. Retrouver derrière une malle, précieusement emballé, le couffin où nos filles ont été transbahutées il y a une trentaine d'année, s'apercevoir que cet ustensile conservé pour "le-jour-où-on-sera-grand-parent" n'est absolument plus utilisable par les nourrissons d'aujourd'hui, ça vous fait un petit choc : t'es pas dans l'coup Papa... on a eu beau le chanter, lorsque l'on y est ça fait drôle.
Mais nostalgie ne veut pas dire tristesse ! Et justement parce que je suis libre, je ne me laisserai pas enfermer dans le passé...

Sauf que... l'avenir... dites moi ? Vous le voyez comment vous ?
Je vais partir trois semaines aux Amériques, au Québec pour être précis et je m'imagine le retour. Car je ne me fais pas d'illusion ce n'est pas au Québec que j'entendrai parler de ce qui se passe dans l'hexagone : c'est trop loin et trop petit pour intéresser nos cousins.
Que trouverons-nous en revenant ?
Un président encore un peu plus hyper,
Quelques morts de plus en Afghanistan,
Quelques libertés sous la coupe d'une nouvelle loi,
Les mêmes godillots toujours aussi impuissants à l'Assemblée,
Les caciques du PS en train de se battre,
Un pouvoir d'achat toujours autant en berne,
Des va-t-en-guerre toujours aussi présents dans les medias,
Une pauvreté en hausse comme l'inflation, un PIB en baisse comme le moral des ménages,
Des politiques de tous bords toujours aussi menteurs,
et... un raton laveur ? Qui sait ?
Alors, toutes ces réflexions me font, finalement revenir à mes premières amours : l'anarchie et ses théoriciens. Non pas l'activisme politique pour détruire la société, mais un fond de réflexion qui... si un jour l'homme comprend qu'il est perfectible, pourrait gouverner nos destinées.

C'est qui, ce bonhomme qui a dit un jour : "Aimez-vous les uns les autres" ? Qu'a repris à son compte Pinpin ?

("Les Dits du Pas-Chat")

CHRIS : Un petit tour dans l'avenir

Ce qui nous attend... bientôt

Lui - Bien, je file à la pharmacie.
Elle - N'oublie pas ton téléphone !
Lui - Et que voudrais-tu que je fasse à la pharmacie sans téléphone ?
Elle - Hé ! Faire le beau-cœur auprès de cette charmante pharmacienne !
Lui - Tu sais bien que ce genre de chose m'a passé. Allez... À tout à l'heure.
Elle - À tout de suite.
 
Ce petit dialogue anodin et familier pourrait n'appeler aucune remarque, sauf que, aux jours d'aujourd'hui, on pourrait se demander pourquoi un téléphone, que l'on devine mobile, pourrait être utile à une visite à la pharmacie du coin.

Avant que d'aller plus loin dans ce billet, je vous demanderai, lecteur, de bien vouloir examiner le contenu de votre portefeuille. Qu'y trouvons-nous ? Sans doute quelque chose comme  :
  • quelques papiers "d'identité" tels que Permis de Conduire, Carte d'Identité Nationale, Carte professionnelle, Carte associative, ...
  • les papiers "d'identité" de votre véhicule : certificat d'immatriculation (dit carte grise), certificat d'assurance, ...
  • quelques cartes de fidélité dans les magasins où vous avez l'habitude de consommer, ...
  • un  ou plusieurs titre de transport en commun, ...
  • une ou plusieurs cartes de paiement (dites cartes bleu), ...
  • et pour les assujettis, une carte Vitale, avec ou sans photographie suivant les régions.
En un mot, toutes vos "identités" : nationale, d'appartenances diverses, de consommateur, bancaire et d'Assuré Social. J'en passe, et des meilleures !

Tout cela, bien rangé, au fond de votre poche ou de votre sac, à la merci d'un oubli,  d'un voleur ou d'une perte !  Tout vous,  dans une vulnérabilité totale. Ceux qui ont déjà eu des déboires de ce type savent de quoi je parle et le coût de l'affaire.

Examinons maintenant ensemble les objets qui vous accompagnent dans vos pérégrinations. Outre le portefeuille au contenu sus-analysé, vous avez sans aucun doute des clés : de votre habitation, de votre voiture, etc. Un agenda pour prendre les rendez-vous et quelques notes, un stylo pour pouvoir écrire dedans, éventuellement un carnet de chèque au cas où votre carte accréditive de paiement préférée serait refusée par l'aimable commerçant chez qui vous réalisez vos dépenses. Et puis de menus objets : canif, lime à ongle, mouchoir, poudrier pour les dames, etc, etc. L'escargot transporte lentement sa maison sur son dos, mais nous ne sommes pas loin de nous déplacer avec une bonne partie de notre environnement sur nous !

Et c'est là que certains esprits entreprenants ont eu une idée qui commence à faire son chemin. Puisque nous transportons toutes sortes de choses où les mêmes informations figurent, pourquoi ne pas rassembler tout cela ? Et faire une espèce de carte d'identité nationalo-culturo-professionnelle qui pourrait être utilisée comme moyen de paiement et, pourquoi pas, de titre de transport et/ou de carte Vitale ?

L'homme "moderne", qui a déjà remplacé son agenda/stylo par un "Personal Digital Assistant", plus connu sous son acronyme PDA, voire pour les plus Hi-tech par un "Iphone" n'aurait alors sur lui que deux objets : son téléphone-PDA et sa carte à tout faire. Et puisque nous en sommes à la simplification, pourquoi ne pas réunir les deux : le téléphone en question étant personnalisé (par le fameux code PIN qu'il demande à chaque mise en route) rien n'empêche de s'en servir comme support des informations personnelles de l'utilisateur.

D'où notre dialogue de départ : pour aller chercher les médicaments prescrits par le médecin chez le pharmacien, il faudra avoir son téléphone sur soi ! Et nul besoin de le remettre entre les mains du potache, le système d'information de l'officine saura interroger à distance l'appareil pour en extraire les données nécessaires. Mon ordinateur sait faire cela pour récupérer les photos que j'ai prises avec mon téléphone, puisque les mobiles d'aujourd'hui (qui ne sont d'ailleurs rien d'autre que des ordinateurs) font tout, y compris, comme fonction annexe, téléphoner !

Ainsi, lors d'une visite au médecin, celui-ci inscrira sa prescription dans un fichier du mobile de son client, se fera payer en interrogeant le dit mobile, puis transmettra le dossier à la Sécurité Sociale grâce aux informations qu'il aura ainsi collecté. Le pharmacien n'aura plus alors qu'à récupérer l'ordonnance et à la suivre : gain de temps pour tout le monde, gain de papier et donc gain écologique.

La technologie existe, des essais sont en cours par certaines banques en ce qui concerne les moyens de paiement informatique, combien de temps faudra-t-il pour mettre le système en place ? Je table, pour ma part, pour moins de dix ans.

Bien sûr, cela obligera tout un chacun à posséder un de ces engins à tout faire que sont devenus les mobiles, mais vu la pénétration de la chose dans toutes les classes de la société, y compris les plus pauvres, cela ne devrait pas poser de gros problèmes.

Le seul problème qui risque de se faire jour dans un tel système d'information réparti (puisque c'est comme cela qu'il faut l'appeler) sera celui du flicage possible. Et c'est peut-être ce qui empêchera de le mettre en place. A moins que nos dirigeants n'arrivent à regagner la confiance du "peuple".

Mais ça ! C'est une autre histoire.


PS - Au fait : un PIN, c'est un Personal Identification Number, c'est à dire rien d'autre que l'équivalent de notre numéro de SS !

CHRIS : Dans la tonte... de vous lire ?

Petite chronique printanière


Pendant que la France se rappelle, analyse et critique le discours médiatique du zigoto qui n'a d'autre souci que celui de paraître, le Pas-chat et moi, qui tentons simplement d'être, goûtons à de menus plaisirs que le nabot ne connaîtra sans doute jamais. Lui qui a repris la devise de Robin des Bois en l'arrangeant à sa manière - prendre aux pauvres pour donner aux pauvres - a trop l'habitude de son monde pour en changer.

Quelques crevettes accompagnées d'une demi-douzaine de sardines grillées équitablement partagées - les têtes pour le Pas-chat, le reste pour moi - et moultement arrosées d'un petit Muscadet dont je regrette que ce fut la dernière bouteille de la cave, ont fait notre repas. Le Pas-chat, bien sûr s'est contenté, quant à lui, de son eau habituelle, toujours fraîche dans son écuelle.
Bien que frugal, ainsi le qualifie le Pas-chat qui n'est pas vraiment amateur de fruits, cette nourriture simple appelait une suite : ce fut une sieste au soleil pour le Pas-chat et quelques heures de tonte pour moi. Avril est l'époque de la pousse chez les graminées et il ne faut pas se laisser aller à l'inactivité si on ne veut pas avoir à couper court dans la savane.
Et puis, je l'avoue, cette activité de coupe, assis sur mon micro-tracteur, ne m'est pas désagréable du tout. J'y exerce tous mes sens tout en réfléchissant au monde qui m'entoure de près ou de loin.
Tous mes sens dis-je, qu'on en juge :
  • ma vue d'abord, mise en alerte pour apercevoir, sur la route suivie, l'éventuel obstacle qui abîmerai la lame. Et aussi régalée par le spectacle qu'offre l'herbe que l'on vient de couper : le camaïeu de verts s'étend devant moi, seulement arrêté par le jaune des colzas au dessus desquels les Pyrénées se dressent en un arrière plan majestueux où se mêlent, à leur tour, les bleus foncés que renvoient les terres lointaines séparées par le blanc des sommets enneigés du bleu plus clair du ciel. Je connais bien, depuis quelques vingt ans que je contemple la scène et pourtant, je ne m'en lasse pas.
  • mon oreille est également sollicitée, non seulement par le bruit de la tondeuse, que je n'entends plus sauf lorsqu'il change brutalement, m'obligeant à pousser ou à diminuer l'accélération du moteur, mais également par un autre bruit, plus diffus, qui m'entoure sans cesse : celui des oiseaux qui trouvent, dans les buissons et les haies que je leur ai réservés un refuge pour édifier leur nid.
  • mon odorat n'est pas en reste, saisissant ici le parfum d'un poireau sauvage décapité par la lame, là celui, un peu âcre, du noyer sous lequel je passe... chaque herbe a son parfum et je pourrais fermer les yeux que je reconnaîtrais l'endroit du terrain où je suis.
  • pour le goût, c'est celui qui me vient en bouche lorsque, longeant le carré qui sera bientôt potager, je m'imagine les tomates, les courgettes et les haricots que j'y récolterai, entre autres produits, cet été.
  • et bien sûr le toucher n'est pas laissé de côté. Car je fais bientôt corps avec cet engin qui me porte le long de mon terrain, j'en ressens chaque bosse, j'en descends chaque déclivité et, mieux qu'en y marchant, j'apprends à le connaître et à l'aimer.
Et en même temps que ma machine, mon esprit tourne. Et je me gausse de tous ces gens qui ne connaissent pas ce doux plaisir de communier avec la nature. Comme le dit le Pas-chat, la nature il faut la préserver mais il faut aussi la diriger, sinon elle fait n'importe quoi et l'on aurait tôt fait de se retrouver envahi par l'herbe et le bois mort. Mais il ne me viendrait jamais à l'idée de demander à un autre de faire ces travaux qui m'occupent les mains pendant que mon esprit vagabonde.

Pauvres bourgeois qui n'auront jamais la possibilité de se mettre à la place de leur jardinier.

CHRIS : Merci Monsieur le Philosophe

Petite réflexion sur les jours qu viennent

Ce n'est pas tous les jours que l'on apprend qu'un philosophe en vue est en accord avec vos idées. D'où mon contentement, et celui du Pas-chat, lorsque nous avons lu qu'Alain Badiou avait une analyse identique à la notre du sarkozisme.
Seuls les méthodes d'études changent :
  • - Badiou s'appuie sur une étude critique du système politique français menée sur le temps ;
  • - Le Pas-chat et moi nous basons sur notre ressenti et une réflexion commune menée sur l'actualité.
La conclusion est la même et je vous livre la version qu'en donne "Sciences Humaines" dans sa dernière livraison (N°193S - Numéro Spécial) et dans l'article "Sarkozy sous les feux des sciences humaines" :
Ce que révèle l'élection de Nicolas Sarkozy, selon lui (en parlant de Badiou), c'est la permanence en France d'un "transcendantal pétainisme". En 1815 (Restauration), en 1940 et en 2007, on trouve cinq faits accompagnant la mise en place d'un pouvoir :
1 - capitulation et servilité sont présentés comme invention, révolution et régénération ;
2 - on évoque une "crise morale" (de la famille, du travail, du déclin) ;
3 - des expériences étrangères sont citées comme exemples de redressement ;
4 - un événement néfaste (Révolution, Front Populaire, mai 1968) est désigné comme l'origine de la crise morale ;
5 - on invoque la supériorité de notre civilisation sur les populations étrangères.
A part que nous n'aurions pas osé l'anachronisme que représente l'évocation du pétainisme pour la Restauration, cette critique nous conforte dans notre idée que tout ce que nous vivons aujourd'hui est une immense régression des idées dans laquelle la plupart des fondamentaux de notre "République indivisible, laïque, démocratique et sociale" sont mis à mal.

En 1940, il y eu ceux qui ont dit non. Aujourd'hui le danger est trop insidieux pour que ceux qui veulent dire non le puissent sans passer pour des hurluberlus.

CHRIS : L'Art du portrait

Réflexion sur le temps qui passe

En avril ne te découvre pas d'un fil !

Certaines journées que nous connaissons ces temps-ci tendraient à faire mentir le dicton. Le Pas-chat en profite pour passer la journée dehors, regardant passer les voisins qui vaquent à leurs occupations. D'après lui le réchauffement climatique a du bon.
Oui, le temps, comme les temps, changent et je me souviens à peine des premiers jours d'octobre où, pour la rentrée des classes, nous portions nos manteaux neufs, ou, pour beaucoup comme moi, celui du grand frère retaillé par les soins de la mère. On faisait des économies à cette époque, on ne parlait pas d'économie comme aujourd'hui et le  marché était simplement l'endroit où l'on allait se ravitailler. Ahhh ! Ces glissements sémantiques !

Mais il n'y a pas que le temps qui change de notre temps. Je me faisais la réflexion en sortant de la très belle exposition que le Grand Palais consacre à Marie-Antoinette. Cette exposition a un mérite parmi beaucoup d'autres, c'est de faire comprendre que la fin qu'ont connue Louis XVI et son épouse était inéluctable : le fossé qui les séparait de leurs sujets étaient tellement profond que rien n'aurait pu le combler. Nos gouvernants feraient bien d'aller la visiter. Je dis bien la visiter en prenant le temps de comprendre ce qui est présenté et non en passant au pas de course devant les vitrines afin d'arriver au plus vite au buffet.

Mais revenons aux changements. Je disais que c'est Marie-Antoinette qui a servi de déclic à une réflexion, une réflexion sur l'Art et le temps qui passe.
En effet, cette brave gamine a mis des années avant de trouver un de ses portraits suffisamment ressemblant pour l'envoyer à son impératrice de mère. En le voyant, je ne suis pas sûr que c'était le plus ressemblant, mais c'était, en tous cas, celui qui la mettait le mieux en valeur. Et c'était là tout le travail de l'artiste : on ne lui demandait pas de représenter la réalité sans fard, mais de l'interpréter. Un peu comme une œuvre de musique où le jeu consiste à faire ressentir à l'auditeur des sentiments que l'on pense être ceux de l'auteur au moment où il a écrit son air.

Les Frères Lumière, en mettant au point leur procédé de photographie couleur, dont une autre exposition à la Mairie de Paris, celle-là, présentait toute une série, ont mis à mal cette notion d'interprétation. L'objectif photographique dessine sur la surface sensible mathématiquement ce qu'il y a devant lui. Et dieu sait si les mathématiques sont fermées à l'interprétation. Et si un arbre n'est pas placé au bon endroit pour rappeler, dans un cadre de composition classique celui qui est au point fort de l'avant plan, le photographe, au contraire du peintre, ne le déplacera pas dans son cliché, même s'il a appris, ce qui est rare de nos jours, les règles de la composition.
Pourtant, on s'est longtemps accommodé de cette exactitude tout en faisant appel, pour le portrait, à des techniques issues du monde de la peinture. Je me souviens encore, dans mes débuts de photographe, avoir manié le crayon et l'estompe pour faire disparaître tel ou tel défaut de l'image que je venais d'agrandir. On ne présentait, à l'époque, que des portraits soignés, en noir et blanc, sur  ce papier mat qui permettait justement l'usage de ces crayons un peu particuliers que nous utilisions pour la retouche.

A cette recherche de beauté, entraînant une sorte d'idéalisation du sujet, on préfère, de nos jours, le document précis, brut de prise de vue, parfois un peu froid dans son exactitude. Et même si les logiciels de retouche d'image existent et permettent toute sorte de modifications, ils sont le plus souvent utilisés pour transformer l'image totalement plutôt que pour interpréter de façon invisible la réalité. Tant pis pour vous, si, au matin du jour où vous allez faire faire des photographies d'identité un gros bouton vous a poussé sur le nez : ce bouton vous poursuivra pendant les dix ans de validité de votre Carte Nationale d'Identité car la retouche est formellement interdite pour ce genre de clichés.
Et si par malheur vous passiez outre la mode actuelle et présentiez de vous un portrait un peu "arrangé", nul doute que vous passeriez, aux yeux de vos contemporains, comme un hâbleur qui veut paraître pour ce qu'il n'est pas. Le Fourbe en a fait l'expérience avec ses "poignées d'amour".
 

CHRIS : Au terme du mois

Réflexions printanières

Mars ne sera pas un mois productif !
A moins que d'ici demain 10 articles ne tombent dans l'escarcelle de LBDLB, ce sera le mois où nous aurons écrit le moins.

Pourtant ce mois se rit des averses, nous dit la comptine. Et il est censé préparer le  printemps. Mais tout le monde semble s'interroger : quel est ce printemps qui nous attend quoi que nous fassions ? Car rien de ce que nous ferons n'y fera : le temps s'en ira, comme il s'est toujours en allé et, au bout du compte, une nouvelle saison suivra.
Inlassablement l'année se répète : printemps, été, automne, hiver et l'on remet ça. Pour la plus grande joie des marchands de vêtures qui peuvent ainsi changer de collection en soldant les restes de la précédente. Pour le désespoir de nos belles qui ajoutent printemps après printemps, les printemps. Même si arrivées à 35 elles s'arrêtent de les compter.
Pourtant il faut savoir compter pour arriver au printemps. Au moins les hirondelles car une seule ne fait pas le printemps ! Mais combien en faut-il pour le faire ? Deux, trois, une multitude, une foultitude ? Qui peut le dire ? D'ailleurs qu'importe, même si on sait, quand on aime on ne compte pas. Et y a-t-il des gens qui puissent avoir l'esprit assez mal placé pour ne pas aimer le printemps ?
A part, bien sûr ceux qui ont de bonnes raisons à cela. Comme certains habitants de Prague, par exemple. Le printemps n'apporte pas toujours que des fleurs et ce qui devrait être la saison des amours ne l'est pas pour tout le monde.

Mais aussi !
Quelle idée que d'avoir donné au mois du printemps le nom du dieu de la guerre : Mars ! Comment voulez-vous, après, que les gens n'y pensent plus à la guerre. Et n'y jouent plus. Surtout par peuples interposées comme l'ont toujours fait ceux qui gouvernent le monde.

Tiens !
Finalement ce n'est pas plus mal que mars soit le mois où nous aurons le moins écrit. Ce sera un peu notre manière de réclamer la Paix. Une sorte de grève du clavier menée sans tambour ni trompette, ces instruments guerriers. Un silence d'écriture qui permet d'écouter, pour une fois. Écouter la nature qui nous entoure, qui renaît de son long endormissement et  nous murmure, à travers le bruit de la pluie qui tombe, des paroles d'amour.

Le Pas-chat ronronne auprès de moi. Il y a longtemps qu'il a compris, lui !

CHRIS : Chronique Toulousaine

La rupture !

Autres temps, autres mœurs !
La rupture, prônée par le Fourbe, a eu au moins un début de réalisation : celle, totale, entre le peuple et ses dirigeants, que démontre, quoiqu'en disent les nègres qui organisent la communication du Pouvoir en place, le résultat des urnes.

Mais ce n'est peut-être pas cela que voulait dire le Nabot dans ses discours enflammés. Et la réponse qu'il a donnée aux Français au lendemain de son échec est symptômatique : cette rupture est annoncée, préparée, certainement de longue date et se déroule de façon insidieuse, acte après acte.

Nous sommes habitués aux mensonges et aux dissimulations de nos gouvernants de tous poils. Ils ont même, un fois,  réussi à commander à la nature en arrêtant le nuage radioactif que Tchernobyl nous avait envoyé. Et cette façon de truquer les informations dans le secret des cabinets n'est, hélas, pas nouvelle et n'est pas l'apanage des seuls gouvernants.

Savez-vous, par exemple, que la rage, même si elle ne fait pas encore rage, est présente dans notre Région ? Le Pas-chat a été tout étonné, hier, en allant consulter son vétérinaire pour une visite, somme toute, de routine. Il en est revenu avec un vaccin antirabique dans la couenne et  une puce derrière l'oreille. Non pas une de ces puces que nous poursuivons à grand renfort de pipettes, mais un de ces micro-répondeur qui lorsqu'on les interroge avec l'équipement idoine donne le numéro d'immatriculation du porteur : une carte vitale pour chiens et chats, en quelque sorte. Et qui évitent la guillotine en cas de ramassage de l'individu dans la rue (dans le cas où il ne peut être identifié, l'animal est décapité et sa tête envoyée à l'Institut Pasteur pour analyse... brrr), une puce bien vitale donc.
Cette information est restée discrète, pour ne pas affoler le vulgum pecus.

Ce genre de dissimulation, pour la bonne cause, dans le cas présent, peut prendre des formes beaucoup moins nobles. J'en veux pour exemple ce qui vient de se passer dans mon quartier.

Pierre Baudis et, après lui, son fils, nous avaient habitués à une pratique électorale qui faisaient sourire un certain nombre d'entre-nous qui n'étaient pas dupes : le goudron électoral !
En effet, nous étions avertis de la proximité d'une élection municipale à Toulouse, par l'activité soudaine qui se faisait dans les rues de ce gros village qu'est Rangueil : les ouvriers des travaux publics s'affairaient vivement afin de remettre en état les routes et les trottoirs en y déposant des couches de goudron censées réparer les outrages que le temps faisait subir à ces cheminements indispensables à la vie du citoyen.
Ce goudron, que nous avions affublé de l'épithète d'électoral, devait d'ailleurs être spécial à notre ville rose. En effet, comme la fleur du même nom qu'a chantée le poète, il ne durait que l'espace d'une élection, les voies retournant tôt à leur état original de bosses et de trous.
Pour nous cela ne changeait rien au bulletin que nous introduisions dans le réceptacle adéquat le dimanche, mais les tenants de la Mairie espéraient ainsi se rallier cette partie de la population qui se laisse bercer par le chant des sirènes.

Les choses ont changés, et, avec la dynastie d'Oust et consorts, plus de goudron : cela ne doit pas être bon pour la santé dont le lourdaud de Lourdes a été ministre. Mais on n'a pas oublié cette frange de girouettes et on a tout fait pour la faire tourner dans le bon sens. Nous allons vous montrer comment, mais une explication, pour ceux n'habitant pas les lieux s'impose auparavant.

La partie de rue qui est concernée par cette histoire a vécu quelques problèmes. Les travaux d'isolation phonique de la rocade l'ont, en effet, rendu impraticable pendant un an, obligeant les riverains à faire des kilomètres de détours pour entrer et sortir de chez eux. Les travaux, prévus pour 6 mois, ont en effet pris du retard et duré près du double de temps (nous n'osons même pas, le Pas-chat et moi, penser au coût de cette dérive temporelle, ce genre de choses n'est jamais gratuite). Toujours est-il que le mécontentement était grand dans le Landernau local. Une nouvelle expérience du genre aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour le maire de quartier qui, naturellement se représentait, mais également avait dans l'idée de prendre à la gauche le canton qu'elle détenait depuis des lustres.

Et ils le comprirent bien, tous ceux qui pensaient rester encore quelques décennies aux affaires de la Ville. Et c'est, pensons nous avec le Pas-chat, la raison qui a fait que ce n'est que le 20 mars qu'une lettre datée du 6 et signée JL Moudenc a été distribuée dans notre boîte aux lettres : la missive annonçait que cette même partie de rue allait être encombrée par les engin de terrassement et autres véhicules peu légers afin que Véolia puisse effectuer la réfection du réseau d'eau. Celle des égouts avait été faite il y a peu d'années, mais on sait qu'une rue c'est fait pour être creusée.

Nous allons donc devoir, pendant quelque mois, refaire des tours et des détours pour entrer et sortir de chez nous. Et cette fois, nous ne pourrons même pas montrer notre mécontentement par un vote : nous l'avons déjà fait et avons balayé ces loustics de la Mairie.

Ils voulaient la rupture : ils l'ont !
 

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