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<title type="text/plain">Les Blogueurs de La Bourdette</title>
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<name>Monestrol Groupe créateur du blog</name>
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<modified>2008-08-27T07:25:46Z</modified>
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		<title>CLÉMENT : Le lieu de la pensée vraie </title>
		<author>
		<name>Clement</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La philosophie structuraliste a séduit Clément, dans les années 60, avec sa belle et simple hypothèse de la causalité du manque. Zéro actif de l&apos;algébriste, signifiant pur de Lacan, ptyx de Mallarmé, non-sens producteur de sens des Surréalistes, incomplétude de Gödel, boulin de La Bourdette, tout une série de définitions plus ou moins savantes pour désigner ce lieu vide dans les systèmes qui leur permet de s&apos;organiser, dans la clôture, sans risquer l&apos;entropie. Lieu vide qui n&apos;est finalement que la case manquante du jeu de « pouss-pouss » de son enfance. Point de contenu : un trou. Un trou qui donne du jeu, et qui permet le fonctionnement tout autour. Le mou dans l&apos;écoute. Le silence du groupe des apprentis dans un atelier ou du groupe d&apos;élèves dans une classe. Rien de plus efficace. Rien de plus rationnel. Seules les religions s&apos;emploient à boucher ce trou, en disant qu&apos;il contient une parole venue d&apos;ailleurs. Clément pense que la spiritualité est au contraire la libre circulation, en ce lieu vide, du souffle subjectif de sa pensée vraie.





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		<issued>2008-08-26T21:17:08Z</issued>
		<modified>2008-08-27T07:25:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: small;">La philosophie structuraliste a séduit Clément, dans les années 60, avec sa belle et simple hypothèse de la causalité du manque. Zéro actif de l'algébriste, signifiant pur de Lacan, ptyx de Mallarmé, non-sens producteur de sens des Surréalistes, incomplétude de Gödel, boulin de La Bourdette, tout une série de définitions plus ou moins savantes pour désigner ce lieu vide dans les systèmes qui leur permet de s'organiser, dans la clôture, sans risquer l'entropie. Lieu vide qui n'est finalement que la case manquante du jeu de «&#160;pouss-pouss&#160;» de son enfance. Point de contenu&#160;: un trou. Un trou qui donne du jeu, et qui permet le fonctionnement tout autour. Le mou dans l'écoute. Le silence du groupe des apprentis dans un atelier ou du groupe d'élèves dans une classe. Rien de plus efficace. Rien de plus rationnel. Seules les religions s'emploient à boucher ce trou, en disant qu'il contient une parole venue d'ailleurs. Clément pense que la spiritualité est au contraire la libre circulation, en ce lieu vide, du<font color="#333333"> souffle subjectif de sa pensée vraie.</font></span></span></div>]]></content>
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	<entry>
		<title>CLÉMENT : La vérité artisanale</title>
		<author>
		<name>Clement</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">L&apos;horizon méthodique de la recherche de vérité, dans le champ pratique du geste artisanal, est celui de l&apos;ajustement dimensionnel de la pierre taillée à celle qui la précède. La vérité y est également définie, en tant que but global à atteindre, comme adaptation parfaite du mur construit à sa fonction de protection. De sorte que moyens et fin sont liés par le même contrat de perfection. On dit, chez les ouvriers de bâtiment, que la pierre cubique taillée et polie aux dimensions idéales, réalise, dans sa vérité géométrique propre, la vérité de l&apos;oeuvre finale d&apos;un homme. De fait, la visée en question n&apos;est qu&apos;un horizon inaccessible qui possède l&apos;étrange propriété de glisser ailleurs quand on s&apos;en approche. Elle se confond avec la chasse désespérante faite à tous les défauts de la pierre brute, à toutes les désobéissances du ciseau, à toutes les approximations de la mesure. Bruits qui empêchent ici Clément de déboucher, comme il le souhaiterait, sur la forme pure de son pavé d&apos;écriture. Il voudrait, en fait, que son geste proximal soit aussi vrai que le sens qui l&apos;inspire.





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		<issued>2008-08-25T21:01:24Z</issued>
		<modified>2008-08-26T21:18:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;">L'horizon méthodique de la recherche de vérité, dans le champ pratique du geste artisanal, est celui de l'ajustement dimensionnel de la pierre taillée à celle qui la précède. La vérité y est également définie, en tant que but global à atteindre, comme adaptation parfaite du mur construit à sa fonction de protection. De sorte que moyens et fin sont liés par le même contrat de perfection. On dit, chez les ouvriers de bâtiment, que la pierre cubique taillée et polie aux dimensions idéales, réalise, dans sa vérité géométrique propre, la vérité de l'oeuvre finale d'un homme. De fait, la visée en question n'est qu'un horizon inaccessible qui possède l'étrange propriété de glisser ailleurs quand on s'en approche. Elle se confond avec la chasse désespérante faite à tous les défauts de la pierre brute, à toutes les désobéissances du ciseau, à toutes les approximations de la mesure. Bruits qui empêchent ici Clément de déboucher, comme il le souhaiterait, sur la forme pure de son pavé d'écriture. Il voudrait, en fait, que son geste proximal soit aussi vrai que le sens qui l'inspire.</span></span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>CLEMENT : Je crois qu&apos;on n&apos;est pas tout à fait foutus...</title>
		<author>
		<name>Clement</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Il y a du courage là où on n&apos;en attendait plus !

Patrick de Carolis, homme d&apos;une légendaire souplesse, qualifie soudain le jugement présidentiel sur l&apos;audiovisuel public de &quot;faux, stupide et profondément injuste&quot;




Voir et écouter







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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://jeanfer.com/news/clement-je-crois-qu-on-n-est-pas-tout-a-fait-foutus"/>
		<id>http://jeanfer.com/news/clement-je-crois-qu-on-n-est-pas-tout-a-fait-foutus</id>
		<issued>2008-07-03T09:05:47Z</issued>
		<modified>2008-07-03T11:54:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[Il y a du courage là où on n'en attendait plus&#160;!<br />
Patrick de Carolis, homme d'une légendaire souplesse, qualifie soudain le jugement présidentiel sur l'audiovisuel public de "faux, stupide et profondément injuste"<br />
<br />
<blockquote>
<div><a href="http://www.dailymotion.com/fr/cluster/webcam/featured/video/x5zjsv_patrick-de-carolis-defend-son-indep_news">Voir et écouter</a></div>
</blockquote><br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>VISITEURS : Mois de Juin 2008</title>
		<author>
		<name>monestrol</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
    
        
            

             :  Pages vues &amp;#8594; total: 5460

             :  Visiteurs &amp;#8594; total: 995

            
        
        
            ÉTATS-UNIS
            :  2251 (41%)
        
        
            FRANCE
            :  1978 (36%)
        
        
            Inconnu
            :  395 (7%)
        
        
            ITALIE
            :  242 (4%)
        
        
            ALLEMAGNE
            :  170 (3%)
        
        
            ROYAUME-UNI
            :  119 (2%)
        
        
            ALBANIE
            :  65 (1%)
        
        
            CANADA
            :  46 (0%)
        
        
            CHINE
            :  37 (0%)
        
        
            BELGIQUE
            :  26 (0%)
        
        
            JAPON
            :  25 (0%)
        
        
            CORÉE, RÉPUBLIQUE DE
            :  15 (0%)
        
        
            PAKISTAN
            :  12 (0%)
        
        
            BRÉSIL
            :  10 (0%)
        
        
            SUISSE
            :  6 (0%)
        
        
            PAYS-BAS
            :  6 (0%)
        
        
            RUSSIE, FÉDÉRATION DE
            :  5 (0%)
        
        
            INDE
            :  5 (0%)
        
        
            HONG-KONG
            :  4 (0%)
        
        
            SYRIENNE, RÉPUBLIQUE ARABE
            :  4 (0%)
        
        
            TURQUIE
            :  4 (0%)
        
        
            CAMEROUN
            :  3 (0%)
        
        
            ARABIE SAOUDITE
            :  3 (0%)
        
        
            SUÈDE
            :  3 (0%)
        
        
            THAÏLANDE
            :  3 (0%)
        
        
            BÉNIN
            :  2 (0%)
        
        
            TCHÈQUE, RÉPUBLIQUE
            :  2 (0%)
        
        
            INDONÉSIE
            :  2 (0%)
        
        
            TUNISIE
            :  2 (0%)
        
        
            VIET NAM
            :  2 (0%)
        
        
            ÉMIRATS ARABES UNIS
            :  1 (0%)
        
        
            AUSTRALIE
            :  1 (0%)
        
        
            COLOMBIE
            :  1 (0%)
        
        
            COSTA RICA
            :  1 (0%)
        
        
            ALGÉRIE
            :  1 (0%)
        
        
            GRÈCE
            :  1 (0%)
        
        
            MAROC
            :  1 (0%)
        
        
            MOLDOVA, RÉPUBLIQUE DE
            :  1 (0%)
        
        
            NORVÈGE
            :  1 (0%)
        
        
            PHILIPPINES
            :  1 (0%)
        
        
            PORTUGAL
            :  1 (0%)
        
        
            ROUMANIE
            :  1 (0%)
        
        
            SÉNÉGAL
            :  1 (0%)
        
    
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		<issued>2008-07-01T21:59:41Z</issued>
		<modified>2008-07-01T21:59:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<table style="border: 1px solid black; margin: 10px; padding: 10px; text-align: left;">
    <tbody>
        <tr>
            <td colspan="2"><br />
            <img width="10" height="15" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" /> :  Pages vues &#8594; total: 5460<br />
            <img width="10" height="15" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /> :  Visiteurs &#8594; total: 995<br />
            </td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ÉTATS-UNIS</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="18" height="15" title="2251 pages vues (41%) - 212 visiteurs (21%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="182" height="15" title="2251 pages vues (41%) - 212 visiteurs (21%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2251&#160;(41%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">FRANCE</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">Inconnu</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ITALIE</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ALLEMAGNE</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ROYAUME-UNI</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="119 pages vues (2%) - 11 visiteurs (1%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="10" height="15" title="119 pages vues (2%) - 11 visiteurs (1%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;119&#160;(2%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ALBANIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="65 pages vues (1%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="5" height="15" title="65 pages vues (1%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;65&#160;(1%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">CANADA</td>
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        </tr>
        <tr>
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        <tr>
            <td valign="top">BELGIQUE</td>
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        <tr>
            <td valign="top">JAPON</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">CORÉE, RÉPUBLIQUE DE</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">PAKISTAN</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">BRÉSIL</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="10 pages vues (0%) - 7 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="10 pages vues (0%) - 7 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;10&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">SUISSE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="6 pages vues (0%) - 4 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="6 pages vues (0%) - 4 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;6&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">PAYS-BAS</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="6 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="6 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;6&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">RUSSIE, FÉDÉRATION DE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="5 pages vues (0%) - 4 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="5 pages vues (0%) - 4 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;5&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">INDE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="5 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="5 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;5&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">HONG-KONG</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;4&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">SYRIENNE, RÉPUBLIQUE ARABE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;4&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">TURQUIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="4 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;4&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">CAMEROUN</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;3&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ARABIE SAOUDITE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;3&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">SUÈDE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 3 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;3&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">THAÏLANDE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="3 pages vues (0%) - 2 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;3&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">BÉNIN</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">TCHÈQUE, RÉPUBLIQUE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">INDONÉSIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">TUNISIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">VIET NAM</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="2 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;2&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ÉMIRATS ARABES UNIS</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">AUSTRALIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">COLOMBIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">COSTA RICA</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ALGÉRIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">GRÈCE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">MAROC</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">MOLDOVA, RÉPUBLIQUE DE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">NORVÈGE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">PHILIPPINES</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">PORTUGAL</td>
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        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">ROUMANIE</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top">SÉNÉGAL</td>
            <td valign="top">:&#160;<img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /><img width="0" height="15" title="1 pages vues (0%) - 1 visiteurs (0%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" />&#160;1&#160;(0%)</td>
        </tr>
    </tbody>
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		<title>GREGORIO : Le vent de la mauvaise foi souffle sur la France</title>
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		<title>GREGORIO : Non à la directive européenne de la honte</title>
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		<name>Gregorio</name>
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 Non à la directive européenne de la honte



Evo Morales





 

&quot;Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la &quot;directive retour&quot;.






 Evo MORALES AYMA

 Président de la République de Bolivie




 









 11 juin 2008


 






Jusqu&apos;à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l&apos;Europe était un continent d&apos;émigrants. Des dizaines de millions d&apos;habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd&apos;hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite &quot;directive retour&quot;.




 

Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l&apos;Intérieur des 27 pays de l&apos;Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu&apos;il durcit de manière drastique les conditions de détention et d&apos;expulsion des migrants sans papier, quelqu&apos;ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.



Les Européens sont arrivés dans les pays d&apos;Amérique latine et d&apos;Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l&apos;Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. 



Aujourd&apos;hui, l&apos;Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d&apos;espace de prospérité et de libertés publiques. L&apos;immense majorité des migrants viennent dans l&apos;Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l&apos;UE.



Pour nous, nos émigrants représentent l&apos;aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l&apos;objectif minimum de 0,7 pc du PIB d&apos;aide au développement. L&apos;Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l&apos;aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.



Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d&apos;oeuvre qualifiée en laquelle, d&apos;une manière ou d&apos;une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de &quot;directive retour&quot; complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d&apos;Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.



La directive retour prévoit la possibilité d&apos;un enfermement des migrants sans papier jusqu&apos;à 18 mois avant leur expulsion - ou &quot;éloignement&quot; selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu&apos;il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l&apos;Homme de 1948. Et en particulier l&apos;article 13 qui énonce : 

&quot; 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l&apos;intérieur d&apos;un Etat. 

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.&quot; 

Et, pire que tout, il existe la possibilité d&apos;emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.



Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l&apos;immense majorité travaillent et s&apos;intègrent depuis des années De quel côté est aujourd&apos;hui le devoir d&apos;ingérence humanitaire? Où est la &quot;liberté de circuler&quot;, la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l&apos;Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou, Vénézuela) de signer un &quot;Accord d&apos;association&quot; qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu&apos;imposent les Etats-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission Européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la &quot;protection juridique&quot;, on nous reproche notre processus de nationalisation de l&apos;eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des Travailleurs.



Je demande, dans ce cas : où est la &quot;sécurité juridique&quot; pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d&apos;un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu&apos;en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement... Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette &quot;directive retour&quot; devait être approuvée, nous serions dans l&apos;impossibilité éthique d&apos;approfondir les négociations avec l&apos;Union Européenne et nous nous réservons le droit d&apos;imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l&apos;avions pas exercé jusqu&apos;à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l&apos;UE.



Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d&apos;importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu&apos;augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu&apos;ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n&apos;est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l&apos;Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.



Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l&apos;Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d&apos;Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la &quot;directive retour&quot;. Telle que nous la connaissons aujourd&apos;hui, c&apos;est une directive de la honte. J&apos;appelle aussi l&apos;Union Européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l&apos;Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l&apos;énorme dette historique, économique et écologique que les pays d&apos;Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l&apos;Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd&apos;hui dans vos &quot;politiques d&apos;intégration&quot; comme vous avez échoué avec votre supposée &quot;mission civilisatrice&quot; du temps des colonies.



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		<issued>2008-06-19T13:49:59Z</issued>
		<modified>2008-06-19T16:46:11Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
<br />
</span></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><b> Non à la directive européenne de la honte</b></span><br />
Evo Morales</div>
</blockquote><blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"> <b><br />
<i>"Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".</i></b><br />
</span></div>
<div style="text-align: right;"><i> Evo MORALES AYMA<br />
</i><b><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><i> Président de la République de Bolivie</i></span></b></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"> <br />
</span></div>
</blockquote>
<div style="text-align: right;"><b> 11 juin 2008</b></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"> <br />
</span></div>
<div style="text-align: right;">J<b><span style="font-family: Comic Sans MS;">usqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent&#160;d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou&#160;aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".</span></b></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"> <br />
Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelqu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.<br />
<br />
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. <br />
<br />
Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE.<br />
<br />
Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 pc du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.<br />
<br />
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.<br />
<br />
La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. Dix-huit mois&#160;! Sans procès, ni justice&#160;! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce&#160;: <br />
<i>" 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. <br />
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays."</i> <br />
Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.<br />
<br />
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires&#160;? Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou, Vénézuela) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission Européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des Travailleurs.<br />
<br />
Je demande, dans ce cas&#160;: où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe&#160;? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement... Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union Européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.<br />
<br />
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales&#160;: le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.<br />
<br />
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour". Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union Européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.</span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>CLEMENT : Contre les horaires scolaires imposés par SARKOZYDARCOS</title>
		<author>
		<name>Clement</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Parents, enseignants, pour éviter la disparition à terme de l&apos;Ecole publique, allez signer la pétition de Prost



www.cahiers-pedagogiques.com/signatures_prost_alpha_6.php3








</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://jeanfer.com/news/clement-contre-les-horaires-scolaires-imposes-par-sarkozydarcos"/>
		<id>http://jeanfer.com/news/clement-contre-les-horaires-scolaires-imposes-par-sarkozydarcos</id>
		<issued>2008-06-13T13:39:24Z</issued>
		<modified>2008-06-13T13:40:31Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<br />
Parents, enseignants, pour éviter la disparition à terme de l'Ecole publique, allez signer la pétition de Prost<br />
<br />
<a href="http://www.cahiers-pedagogiques.com/signatures_prost_alpha_6.php3">www.cahiers-pedagogiques.com/signatures_prost_alpha_6.php3</a><br />
<br />
<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Huitième partie et Fin)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Elle se promit de surveiller les agissements du « fêlé » dès la nuit prochaine.



S&apos;attendant à un spectacle révulsant, le félin miaulant à gorge déployée après les volatiles terrorisés, Simone s&apos;installe confortablement sur son escabeau-perchoir, parée à voir des choses horribles.



Sous le coup de onze heures, à la lueur de la lune un peu voilée, la mine d&apos;un chat reposé, offrant à la brise ses longues moustaches paisibles, Babar s&apos;étira par trois fois et tranquillement, à petite allure, entreprit d&apos;examiner la volière. Simone bougonna : « Ils l&apos;ont drogué, ma parole ! ». Le chat continuait son tour, avançant comme un félin désirant ne pas signaler sa présence, paraissant respecter le sommeil de « ses » perruches. Au bout d&apos;un moment Babar s&apos;assit, en muette contemplation de son magnifique cadeau. Vite dégoûtée par cette vision idyllique, la protectrice des oiseaux alla se coucher.



Qu&apos;est-ce qui la réveilla ? Le bruit, l&apos;instinct de la chasseresse ? A une heure du matin, sautant du lit, elle se précipita pour ouvrir la fenêtre. Elle ne s&apos;était pas trompée, ses favorites étaient à nouveau en danger : le vicieux Babar s&apos;attaquait à ses « trésors » une fois de plus !

« Le salaud, il reste sage chez lui et vient ici persécuter mes perruches ! Ce chat est un pervers ! ».



Poursuivant ses malédictions contre la bête démoniaque, vêtue de sa seule chemise de nuit, elle dévala les deux étages entre sa chambre et le sous-sol où elle rangeait son matériel de chasse. Souhaitant que l&apos;animal poursuive son manège jusqu&apos;à ce qu&apos;elle soit prête elle vérifia son armement. Le Robust à deux coups, bien entendu, était prêt à l&apos;emploi. Mais les cartouches ? Que lui restait-il comme calibre ? Dans le placard à munition elle trouva du plomb de dix, le gros truand allait le sentir passer.



Sur le sentier de la guerre, Simone choisit de sortir par derrière la maison pour parvenir aux premiers arbres du parc, trois tilleuls de cent cinquante ans. Assourdi par sa propre sarabande Babar n&apos;entendit pas approcher son ennemie. A plus de soixante mètres, elle ne le manqua pas. De douleur il fit un énorme bond et c&apos;est en plein vol qu&apos;il reçut la deuxième décharge, comme la première atteignant son arrière-train. Il déguerpit en hurlant, accompagné de ce commentaire : « Maintenant tu sais pourquoi tu gueules ! ». La justicière, craignant un plomb égaré entra dans la volière : toutes à l&apos;abri aucune des perruches n&apos;était blessée. Simone leur parla doucement, sa voix reconnue apaisant peu à peu les emplumées.










*

*     *




En ville, lorsqu&apos;elle partit en vacances, on ne parlait « que de ça ». Non pas de la volée de plomb, ignorée, mais de la volière « spécialement construite pour le chat de la femme du capitaine  ». Aucun des habitants de la gendarmerie ne pouvait fréquenter une boutique, croiser une connaissance, sans qu&apos;il lui soit demandé des nouvelles des oiseaux et du chat. Ignorants ou plaisantins, certains s&apos;inquiétaient de la santé « des perroquets ».



Les plus à plaindre étaient les enfants de gendarmes questionnés sans ménagements par leurs camarades :

-    C&apos;est vrai que le chat bouffe une perruche par jour ?

-    Lesquelles il préfère, les vertes ou les jaunes ?

-    Et le bec et les pattes, il les avale aussi ?

Âge cruel se repaissant de détails horribles.



Quelques mois plus tard le capitaine fut muté, sa femme et Babar disparaissant avec lui. Le successeur donna l&apos;ordre de démonter la volière. Que faire des oiseaux ? Le grainetier, intermédiaire intéressé, suggéra de les donner à Simone. Elle accepta sans façon.



Le nouveau chef et sa femme possédaient un chien, court sur pattes, large et gras.

-  Celui-ci pour qu&apos;il saute le mur, il faudrait le gonfler à l&apos;hélium, dit Simone à Marion le jardinier.











Fin





 

</summary>
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		<id>http://jeanfer.com/news/montaigu-sus-au-chat-huitieme-partie-et-fin</id>
		<issued>2008-06-08T21:52:52Z</issued>
		<modified>2008-06-08T21:52:52Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
Elle se promit de surveiller les agissements du «&#160;fêlé&#160;» dès la nuit prochaine.<br />
<br />
S’attendant à un spectacle révulsant, le félin miaulant à gorge déployée après les volatiles terrorisés, Simone s’installe confortablement sur son escabeau-perchoir, parée à voir des choses horribles.<br />
<br />
Sous le coup de onze heures, à la lueur de la lune un peu voilée, la mine d’un chat reposé, offrant à la brise ses longues moustaches paisibles, Babar s’étira par trois fois et tranquillement, à petite allure, entreprit d’examiner la volière. Simone bougonna&#160;: «&#160;Ils l’ont drogué, ma parole&#160;! ». Le chat continuait son tour, avançant comme un félin désirant ne pas signaler sa présence, paraissant respecter le sommeil de «&#160;ses&#160;» perruches. Au bout d’un moment Babar s’assit, en muette contemplation de son magnifique cadeau. Vite dégoûtée par cette vision idyllique, la protectrice des oiseaux alla se coucher.<br />
<br />
Qu’est-ce qui la réveilla&#160;? Le bruit, l’instinct de la chasseresse&#160;? A une heure du matin, sautant du lit, elle se précipita pour ouvrir la fenêtre. Elle ne s’était pas trompée, ses favorites étaient à nouveau en danger&#160;: le vicieux Babar s’attaquait à ses «&#160;trésors&#160;» une fois de plus&#160;!<br />
«&#160;Le salaud, il reste sage chez lui et vient ici persécuter mes perruches&#160;! Ce chat est un pervers&#160;! ».<br />
<br />
Poursuivant ses malédictions contre la bête démoniaque, vêtue de sa seule chemise de nuit, elle dévala les deux étages entre sa chambre et le sous-sol où elle rangeait son matériel de chasse. Souhaitant que l’animal poursuive son manège jusqu’à ce qu’elle soit prête elle vérifia son armement. Le Robust à deux coups, bien entendu, était prêt à l’emploi. Mais les cartouches&#160;? Que lui restait-il comme calibre&#160;? Dans le placard à munition elle trouva du plomb de dix, le gros truand allait le sentir passer.<br />
<br />
Sur le sentier de la guerre, Simone choisit de sortir par derrière la maison pour parvenir aux premiers arbres du parc, trois tilleuls de cent cinquante ans. Assourdi par sa propre sarabande Babar n’entendit pas approcher son ennemie. A plus de soixante mètres, elle ne le manqua pas. De douleur il fit un énorme bond et c’est en plein vol qu’il reçut la deuxième décharge, comme la première atteignant son arrière-train. Il déguerpit en hurlant, accompagné de ce commentaire&#160;: «&#160;Maintenant tu sais pourquoi tu gueules&#160;! ». La justicière, craignant un plomb égaré entra dans la volière&#160;: toutes à l’abri aucune des perruches n’était blessée. Simone leur parla doucement, sa voix reconnue apaisant peu à peu les emplumées.<br />
<br />
</span></span></div>
<div style="text-align: center;"><b>*<br />
*&#160;&#160;&#160;&#160; *</b></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
En ville, lorsqu’elle partit en vacances, on ne parlait «&#160;que de ça&#160;». Non pas de la volée de plomb, ignorée, mais de la volière «&#160;spécialement construite pour le chat de la femme du capitaine… ». Aucun des habitants de la gendarmerie ne pouvait fréquenter une boutique, croiser une connaissance, sans qu’il lui soit demandé des nouvelles des oiseaux et du chat. Ignorants ou plaisantins, certains s’inquiétaient de la santé «&#160;des perroquets&#160;».<br />
<br />
Les plus à plaindre étaient les enfants de gendarmes questionnés sans ménagements par leurs camarades&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; C’est vrai que le chat bouffe une perruche par jour&#160;?<br />
-&#160;&#160;&#160; Lesquelles il préfère, les vertes ou les jaunes&#160;?<br />
-&#160;&#160;&#160; Et le bec et les pattes, il les avale aussi&#160;?<br />
Âge cruel se repaissant de détails horribles.<br />
<br />
Quelques mois plus tard le capitaine fut muté, sa femme et Babar disparaissant avec lui. Le successeur donna l’ordre de démonter la volière. Que faire des oiseaux&#160;? Le grainetier, intermédiaire intéressé, suggéra de les donner à Simone. Elle accepta sans façon.<br />
<br />
Le nouveau chef et sa femme possédaient un chien, court sur pattes, large et gras.<br />
-&#160; Celui-ci pour qu’il saute le mur, il faudrait le gonfler à l’hélium, dit Simone à Marion le jardinier.<br />
<br />
</span></span></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><b>Fin</b></div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Septième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

La chance la servit. Passant à vélo devant la gendarmerie elle aperçut un attroupement dans la cour. Un coup d&apos; il lui suffit : la femme du capitaine était de retour et, le chat Babar dans ses bras, présidait majestueusement au débarquement de sa voiture par une escouade d&apos;uniformes rivalisant de zèle. C&apos;était à qui extrairait une valise du coffre ou s&apos;emparerait d&apos;un paquet enrubanné les portant avec la gravité due à l&apos;honneur d&apos;accomplir pareille mission.



Simone ne s&apos;attarda pas, se doutant que le meilleur était à venir, elle ne prit pas le temps de ranger sa bicyclette, gravit à toutes jambes les marches de l&apos;escalier, arrivant au grenier le souffle un peu court. « Heureusement que je suis encore alerte » pensa-t-elle, en se précipitant sur la lucarne.



La scène la mit aux anges : le capitaine, sa femme continuant à bercer Babar, l&apos;adjudant et, à trois pas respectueux, plusieurs troupiers, débouchèrent dans le jardin.



Aux mimiques Simone crut entendre le cri d&apos;enthousiasme : « Une volière, mon dieu, est-ce possible ? ».

La suite lui parut également intelligible. Babar maintenant posé à terre était pris à témoin : « Tu vois, c&apos;est pour toi. Rien que pour toi tous ces oiseaux ! Tu n&apos;auras plus à quitter ta maison pour t&apos;amuser ! Regarde comme elles sont belles ! Elles te plaisent mon chéri ? Dis-moi si ça te fait plaisir ? ».

En guise de réponse le chat se roula par terre, signe manifeste de contentement que le cercle d&apos;admirateurs, euphorique, applaudit. Du geste le capitaine désigna à sa femme les constructeurs du jouet « babaresque ».



Apparemment transportée de bonheur elle embrassa l&apos;adjudant, puis les autres qui se découvraient tour à tour au moment du baiser récompense. Comble de joie, le chat imitant sa patronne se frottait aux jambes de celui qu&apos;elle honorait. Le dernier, le plus flatteur et audacieux voulut après avoir reçu sa gratification se pencher pour caresser le chat. Las ! Le képi qu&apos;il tenait au bout des doigts lui échappa, coiffant l&apos;animal qui, de surprise, resta figé sous le couvercle militaire. On se récria, le fautif plus rouge que les tomates du jardin alentour récupéra son bien libérant un Babar rendu dingo au point d&apos;accomplir, survolté, plusieurs tours de volière, incapable de reprendre ses esprits et d&apos;écouter sa maîtresse lui criant « Calme toi chéri, calme toi, ce n&apos;est rien, c&apos;est un képi, un képi, tu sais ce que c&apos;est ! ».



Simone commença par rire de l&apos;animal : « Quel demeuré ! ». Mais l&apos;indignation ne tarda pas à surgir : « Comment, c&apos;était pour la seule satisfaction de ce minus que tout ça avait été fait ? ». Le temps consacré, le matériel, pris sans doute sur l&apos;argent du contribuable ! Et les oiseaux ? Pauvres bêtes livrées sans défense, quasiment en pâture à cet hystérique ! Chaque nuit elles souffriraient de la sarabande infernale  Chaque nuit  Peut-être aussi le jour, selon le bon plaisir de ce cerveau dérangé. Quelle honte ! Et ces grands imbéciles les gendarmes, qui s&apos;étaient prêtés à cette fantaisie, plus même, s&apos;en glorifiaient à voir leurs ronds de jambes ! ».



Il y avait de quoi scandaliser tous les membres de la société ornithologique ! Elle n&apos;hésiterait pas à les mobiliser si les perruches enduraient le martyre.











(à suivre)





 

</summary>
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		<id>http://jeanfer.com/news/montaigu-sus-au-chat-septieme-partie</id>
		<issued>2008-06-08T21:51:41Z</issued>
		<modified>2008-06-08T21:51:41Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
La chance la servit. Passant à vélo devant la gendarmerie elle aperçut un attroupement dans la cour. Un coup d’œil lui suffit&#160;: la femme du capitaine était de retour et, le chat Babar dans ses bras, présidait majestueusement au débarquement de sa voiture par une escouade d’uniformes rivalisant de zèle. C’était à qui extrairait une valise du coffre ou s’emparerait d’un paquet enrubanné les portant avec la gravité due à l’honneur d’accomplir pareille mission.<br />
<br />
Simone ne s’attarda pas, se doutant que le meilleur était à venir, elle ne prit pas le temps de ranger sa bicyclette, gravit à toutes jambes les marches de l’escalier, arrivant au grenier le souffle un peu court. «&#160;Heureusement que je suis encore alerte&#160;» pensa-t-elle, en se précipitant sur la lucarne.<br />
<br />
La scène la mit aux anges&#160;: le capitaine, sa femme continuant à bercer Babar, l’adjudant et, à trois pas respectueux, plusieurs troupiers, débouchèrent dans le jardin.<br />
<br />
Aux mimiques Simone crut entendre le cri d’enthousiasme&#160;: «&#160;Une volière, mon dieu, est-ce possible&#160;? ».<br />
La suite lui parut également intelligible. Babar maintenant posé à terre était pris à témoin&#160;: «&#160;Tu vois, c’est pour toi. Rien que pour toi tous ces oiseaux&#160;! Tu n’auras plus à quitter ta maison pour t’amuser&#160;! Regarde comme elles sont belles&#160;! Elles te plaisent mon chéri&#160;? Dis-moi si ça te fait plaisir&#160;? ».<br />
En guise de réponse le chat se roula par terre, signe manifeste de contentement que le cercle d’admirateurs, euphorique, applaudit. Du geste le capitaine désigna à sa femme les constructeurs du jouet «&#160;babaresque&#160;».<br />
<br />
Apparemment transportée de bonheur elle embrassa l’adjudant, puis les autres qui se découvraient tour à tour au moment du baiser récompense. Comble de joie, le chat imitant sa patronne se frottait aux jambes de celui qu’elle honorait. Le dernier, le plus flatteur et audacieux voulut après avoir reçu sa gratification se pencher pour caresser le chat. Las&#160;! Le képi qu’il tenait au bout des doigts lui échappa, coiffant l’animal qui, de surprise, resta figé sous le couvercle militaire. On se récria, le fautif plus rouge que les tomates du jardin alentour récupéra son bien libérant un Babar rendu dingo au point d’accomplir, survolté, plusieurs tours de volière, incapable de reprendre ses esprits et d’écouter sa maîtresse lui criant «&#160;Calme toi chéri, calme toi, ce n’est rien, c’est un képi, un képi, tu sais ce que c’est&#160;! ».<br />
<br />
Simone commença par rire de l’animal&#160;: «&#160;Quel demeuré&#160;! ». Mais l’indignation ne tarda pas à surgir&#160;: «&#160;Comment, c’était pour la seule satisfaction de ce minus que tout ça avait été fait&#160;? ». Le temps consacré, le matériel, pris sans doute sur l’argent du contribuable&#160;! Et les oiseaux&#160;? Pauvres bêtes livrées sans défense, quasiment en pâture à cet hystérique&#160;! Chaque nuit elles souffriraient de la sarabande infernale… Chaque nuit… Peut-être aussi le jour, selon le bon plaisir de ce cerveau dérangé. Quelle honte&#160;! Et ces grands imbéciles les gendarmes, qui s’étaient prêtés à cette fantaisie, plus même, s’en glorifiaient à voir leurs ronds de jambes&#160;! ».<br />
<br />
Il y avait de quoi scandaliser tous les membres de la société ornithologique&#160;! Elle n’hésiterait pas à les mobiliser si les perruches enduraient le martyre.<br />
<br />
</span></span></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">(à suivre)</div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>]]></content>
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		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Sixième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
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Au bout d&apos;une semaine les perruches avaient repris leurs couleurs « sans rire, je vous l&apos;assure » avait-elle dit au vétérinaire. Babar invisible, il n&apos;y avait plus de sarabande. Prétendre que ça manquait à Simone serait exagéré mais elle avait l&apos;impression que cette histoire qui promettait tant se terminait trop banalement. Qu&apos;avait-on fait du délinquant ? Était-il cloîtré ou bien soumis à des promenades surveillées la nuit ? Bref, elle décida de monter au grenier, d&apos;où par l&apos; il de b uf elle aurait une vue d&apos;ensemble de la gendarmerie, cour et jardin, celui-ci situé derrière les garages. Elle attendit la pleine nuit, environ dix heures et demie à cette saison. Armée des jumelles à infrarouge elle jeta un regard circulaire. Décevant spectacle : calme plat et Babar n&apos;était pas de sortie. La curieuse allait abandonner lorsqu&apos;un appel de phare éveilla son intérêt. Un camion de service demandait l&apos;entrée, mais après que la grille métallique eût coulissé il ne se rangea pas dans la cour : contournant le corps d&apos;habitation il vint s&apos;arrêter au milieu du jardin, à la croisée du potager et de la partie florale. C&apos;était une composition anarchique de vieux rosiers, de bouquets de lis, de scabieuses roses et bleues, de glaïeuls rouges, de gaillardes et de quelques exemplaires d&apos;autres variétés, vestiges de plantations dues aux préférences des épouses de la hiérarchie. « Enfin un mouvement ! ». Simone se cala mieux sur l&apos;escabeau double. Du véhicule le conducteur et le passager, gendarmes en treillis, extrayèrent d&apos;imposants sacs en papier, apparemment lourds, et tout un assortiment de ferraille. « Qu&apos;est-ce qu&apos;ils trafiquent ? A quoi ça va servir ? ».



Ces interrogations n&apos;eurent pas de réponse car leur manutention achevée les deux hommes recouvrirent d&apos;une bâche leur dépôt, reprirent le camion pour le garer dans la cour, puis rentrèrent tranquillement chez eux. Quel dépit !



Tant pis, elle grimperait dans la journée voir ce qu&apos;ils fabriquaient. Échec là encore : à six heures du soir elle était montée trois fois pour rien. « J&apos;aurais dû m&apos;en douter, feignants comme ils sont ils n&apos;allaient pas travailler deux jours de suite ! ».



A la place de Simone beaucoup auraient laissé tomber. Mais elle n&apos;était pas du genre à s&apos;avouer battue, aussi la nuit venue elle reprit sa faction au grenier. Son obstination fut récompensée, enfin presque. Vers onze heures ce ne furent pas deux mais quatre gendarmes en treillis qui, pelle sur l&apos;épaule, sortirent du casernement. Plan en main l&apos;un d&apos;entre eux expliqua le travail à faire. Aussitôt ils se mirent à éroder le sol d&apos;une surface circulaire assez grande, environ quatre mètres de diamètre. Cette tâche accomplie, chacun muni d&apos;un pilon tassa le sol avec rigueur. Simone quitta son observatoire quand elle les vit répandre des sacs de sable. Bizarre. Était-ce la préparation d&apos;un bac à sable pour les gosses ? Il lui avait pourtant semblé que ceux-ci ne s&apos;aventuraient jamais dans ces parages. Elle alla se coucher, persuadée que tout s&apos;éclaircirait le lendemain.



Mais absente de chez elle durant la journée, c&apos;était le vendredi du déjeuner-bridge organisé à tour de rôle chez un membre du cercle, elle ne put s&apos;intéresser au chantier de ses voisins qu&apos;après dîner. Il ne faisait pas encore obscur, elle n&apos;eut pas besoin de jumelles. Ce qu&apos;elle vit la stupéfia, l&apos;immobilisant sur son escabeau dans une contemplation si incrédule qu&apos;elle se frotta les yeux pour s&apos;assurer qu&apos;elle ne dormait pas : là-bas, en plein travail, les gendarmes étaient en train d&apos;édifier  une volière !

« Une volière ! Une volière ! ». Simone sous le coup de l&apos;émotion parlait toute seule, répétant « Une volière ! » du ton qu&apos;elle aurait eu devant l&apos;apparition d&apos;une soucoupe volante.



De l&apos;étonnement elle passa assez vite à l&apos;indignation : « Voilà à quoi sont utilisées les forces de l&apos;ordre, à construire une volière ! En plus, ils me copient ces crétins ! C&apos;est quand même un peu fort, il faut que ça se sache ! ». Elle redescendit vivement au salon pour téléphoner la nouvelle aux amis qu&apos;elle venait de quitter. Après le douzième coup de fil elle se tranquillisa : à la réaction de ses correspondants partagée entre le rire et la critique acerbe du genre « Pendant ce temps là les voleurs peuvent courir », elle savait que la construction de la volière gendarmesque ferait rapidement le tour de la petite ville sinon le soir même, du moins dès le matin.



Cependant quelques détails tracassaient Simone. Pourquoi les premiers travaux s&apos;étaient-ils déroulés la nuit, alors qu&apos;aujourd&apos;hui ils avaient été accomplis tout au long du jour ? Et surtout, pourquoi cette envie subite de volière et pour y loger quels oiseaux ? Comment satisfaire ces curiosités ? Évidemment elle n&apos;allait pas interroger la maréchaussée alors qu&apos;elle avait encagé Babar, « le chéri de la femme du capitaine, excusez du peu » ricana-t-elle, avant de s&apos;endormir somme toute ravie de ce qui se passait.



Ce fut son marchand de graines, trois jours après, qui lui fournit des éléments de réponse, sans qu&apos;elle ait eu besoin de le questionner. Ayant noté ce qu&apos;elle désirait et promis de « la livrer » rapidement, il ajouta :

-    Vous avez un émule, Mlle Lapagesse, c&apos;est votre voisin le capitaine. Il m&apos;a acheté de quoi nourrir deux douzaines de perruches 

-    Des perruches, vous êtes sûr ?

-    Absolument, je lui ai fourni le mélange classique, millet blanc, chenevis, gruau. Il profite d&apos;une absence de sa femme pour qu&apos;elle ait la surprise à son retour 

-    Diable, elle aime cette espèce d&apos;oiseaux tant que ça ?

-    Sans doute, il ne m&apos;en a pas dit plus, mais il tient à aller vite.



Simone en profita pour taper sur ses têtes de turc :

-    J&apos;avais bien vu la volière construite par des hommes en treillis  Le commentaire qu&apos;elle attendait ne venant pas, elle poursuivit : à croire que cette police n&apos;a pas d&apos;autres choses à faire 

Le grainetier qui désirait ni se compromettre ni contrarier une aussi fidèle cliente, éluda :

-    C&apos;est vrai qu&apos;ils ne sont pas du métier, mais souhaitons que les oiseaux soient bien logés quand même.



Contente d&apos;être renseignée sur le but de la construction, elle l&apos;approuva. Pourtant elle se doutait qu&apos;elle ne savait pas tout : dans ce puzzle, elle en était sûre, il lui manquait une pièce, comme dans un roman policier à quelques pages de la fin. On sait comment le crime a été commis et par qui, mais on attend la révélation du vrai mobile, les explications précédemment fournies n&apos;étant pas entièrement convaincantes.



Forte de ce pressentiment elle ne perdait pas de vue ses voisins, fréquentait son observatoire un peu avant midi et après dîner. Il y eut plus d&apos;une semaine sans rien à voir. La volière était vide et les volets de l&apos;appartement du capitaine restaient clos dans la journée. Le soir de la lumière filtrait d&apos;une ou deux pièces : probablement le capitaine n&apos;avait-il pu suivre son épouse en vacances.



Enfin, après le quinze août, la volière fut habitée. Grâce à ses jumelles puissantes Simone put compter les volatiles, vingt-quatre en effet, et apprécier leur espèce, marmonnant que ces « pauvres bêtes n&apos;ont pas l&apos;air en forme. Il faut dire qu&apos;entourées de képis, elles doivent se croire délinquantes ! ». Cette plaisanterie la faisant rire toute seule, elle se promit de la resservir à son entourage. En tout cas, perruches ou pas, la destinataire de la surprise n&apos;était toujours pas visible. Simone s&apos;impatientait, espérant que l&apos;énigme se résoudrait au retour de sa voisine. Hélas, celle-ci était toujours absente alors que le départ de Simone pour un séjour au Canada approchait. S&apos;en aller avant de connaître le « mot de la fin », l&apos;ennuyait.













(à suivre)




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		<id>http://jeanfer.com/news/montaigu-sus-au-chat-sixieme-partie</id>
		<issued>2008-06-08T19:37:05Z</issued>
		<modified>2008-06-08T21:56:49Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
Au bout d’une semaine les perruches avaient repris leurs couleurs «&#160;sans rire, je vous l’assure&#160;» avait-elle dit au vétérinaire. Babar invisible, il n’y avait plus de sarabande. Prétendre que ça manquait à Simone serait exagéré mais elle avait l’impression que cette histoire qui promettait tant se terminait trop banalement. Qu’avait-on fait du délinquant&#160;? Était-il cloîtré ou bien soumis à des promenades surveillées la nuit&#160;? Bref, elle décida de monter au grenier, d’où par l’œil de bœuf elle aurait une vue d’ensemble de la gendarmerie, cour et jardin, celui-ci situé derrière les garages. Elle attendit la pleine nuit, environ dix heures et demie à cette saison. Armée des jumelles à infrarouge elle jeta un regard circulaire. Décevant spectacle&#160;: calme plat et Babar n’était pas de sortie. La curieuse allait abandonner lorsqu’un appel de phare éveilla son intérêt. Un camion de service demandait l’entrée, mais après que la grille métallique eût coulissé il ne se rangea pas dans la cour&#160;: contournant le corps d’habitation il vint s’arrêter au milieu du jardin, à la croisée du potager et de la partie florale. C’était une composition anarchique de vieux rosiers, de bouquets de lis, de scabieuses roses et bleues, de glaïeuls rouges, de gaillardes et de quelques exemplaires d’autres variétés, vestiges de plantations dues aux préférences des épouses de la hiérarchie. «&#160;Enfin un mouvement&#160;! ». Simone se cala mieux sur l’escabeau double. Du véhicule le conducteur et le passager, gendarmes en treillis, extrayèrent d’imposants sacs en papier, apparemment lourds, et tout un assortiment de ferraille. «&#160;Qu’est-ce qu’ils trafiquent&#160;? A quoi ça va servir&#160;? ».<br />
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Ces interrogations n’eurent pas de réponse car leur manutention achevée les deux hommes recouvrirent d’une bâche leur dépôt, reprirent le camion pour le garer dans la cour, puis rentrèrent tranquillement chez eux. Quel dépit&#160;!<br />
<br />
Tant pis, elle grimperait dans la journée voir ce qu’ils fabriquaient. Échec là encore&#160;: à six heures du soir elle était montée trois fois pour rien. «&#160;J’aurais dû m’en douter, feignants comme ils sont ils n’allaient pas travailler deux jours de suite&#160;! ».<br />
<br />
A la place de Simone beaucoup auraient laissé tomber. Mais elle n’était pas du genre à s’avouer battue, aussi la nuit venue elle reprit sa faction au grenier. Son obstination fut récompensée, enfin presque. Vers onze heures ce ne furent pas deux mais quatre gendarmes en treillis qui, pelle sur l’épaule, sortirent du casernement. Plan en main l’un d’entre eux expliqua le travail à faire. Aussitôt ils se mirent à éroder le sol d’une surface circulaire assez grande, environ quatre mètres de diamètre. Cette tâche accomplie, chacun muni d’un pilon tassa le sol avec rigueur. Simone quitta son observatoire quand elle les vit répandre des sacs de sable. Bizarre. Était-ce la préparation d’un bac à sable pour les gosses&#160;? Il lui avait pourtant semblé que ceux-ci ne s’aventuraient jamais dans ces parages. Elle alla se coucher, persuadée que tout s’éclaircirait le lendemain.<br />
<br />
Mais absente de chez elle durant la journée, c’était le vendredi du déjeuner-bridge organisé à tour de rôle chez un membre du cercle, elle ne put s’intéresser au chantier de ses voisins qu’après dîner. Il ne faisait pas encore obscur, elle n’eut pas besoin de jumelles. Ce qu’elle vit la stupéfia, l’immobilisant sur son escabeau dans une contemplation si incrédule qu’elle se frotta les yeux pour s’assurer qu’elle ne dormait pas&#160;: là-bas, en plein travail, les gendarmes étaient en train d’édifier… une volière&#160;!<br />
«&#160;Une volière&#160;! Une volière&#160;! ». Simone sous le coup de l’émotion parlait toute seule, répétant «&#160;Une volière&#160;! » du ton qu’elle aurait eu devant l’apparition d’une soucoupe volante.<br />
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De l’étonnement elle passa assez vite à l’indignation&#160;: «&#160;Voilà à quoi sont utilisées les forces de l’ordre, à construire une volière&#160;! En plus, ils me copient ces crétins&#160;! C’est quand même un peu fort, il faut que ça se sache&#160;! ». Elle redescendit vivement au salon pour téléphoner la nouvelle aux amis qu’elle venait de quitter. Après le douzième coup de fil elle se tranquillisa&#160;: à la réaction de ses correspondants partagée entre le rire et la critique acerbe du genre «&#160;Pendant ce temps là les voleurs peuvent courir&#160;», elle savait que la construction de la volière gendarmesque ferait rapidement le tour de la petite ville sinon le soir même, du moins dès le matin.<br />
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Cependant quelques détails tracassaient Simone. Pourquoi les premiers travaux s’étaient-ils déroulés la nuit, alors qu’aujourd’hui ils avaient été accomplis tout au long du jour&#160;? Et surtout, pourquoi cette envie subite de volière et pour y loger quels oiseaux&#160;? Comment satisfaire ces curiosités&#160;? Évidemment elle n’allait pas interroger la maréchaussée alors qu’elle avait encagé Babar, «&#160;le chéri de la femme du capitaine, excusez du peu&#160;» ricana-t-elle, avant de s’endormir somme toute ravie de ce qui se passait.<br />
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Ce fut son marchand de graines, trois jours après, qui lui fournit des éléments de réponse, sans qu’elle ait eu besoin de le questionner. Ayant noté ce qu’elle désirait et promis de «&#160;la livrer&#160;» rapidement, il ajouta&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; Vous avez un émule, Mlle Lapagesse, c’est votre voisin le capitaine. Il m’a acheté de quoi nourrir deux douzaines de perruches…<br />
-&#160;&#160;&#160; Des perruches, vous êtes sûr&#160;?<br />
-&#160;&#160;&#160; Absolument, je lui ai fourni le mélange classique, millet blanc, chenevis, gruau. Il profite d’une absence de sa femme pour qu’elle ait la surprise à son retour…<br />
-&#160;&#160;&#160; Diable, elle aime cette espèce d’oiseaux tant que ça&#160;?<br />
-&#160;&#160;&#160; Sans doute, il ne m’en a pas dit plus, mais il tient à aller vite.<br />
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Simone en profita pour taper sur ses têtes de turc&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; J’avais bien vu la volière construite par des hommes en treillis… Le commentaire qu’elle attendait ne venant pas, elle poursuivit&#160;: à croire que cette police n’a pas d’autres choses à faire…<br />
Le grainetier qui désirait ni se compromettre ni contrarier une aussi fidèle cliente, éluda&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; C’est vrai qu’ils ne sont pas du métier, mais souhaitons que les oiseaux soient bien logés quand même.<br />
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Contente d’être renseignée sur le but de la construction, elle l’approuva. Pourtant elle se doutait qu’elle ne savait pas tout&#160;: dans ce puzzle, elle en était sûre, il lui manquait une pièce, comme dans un roman policier à quelques pages de la fin. On sait comment le crime a été commis et par qui, mais on attend la révélation du vrai mobile, les explications précédemment fournies n’étant pas entièrement convaincantes.<br />
<br />
Forte de ce pressentiment elle ne perdait pas de vue ses voisins, fréquentait son observatoire un peu avant midi et après dîner. Il y eut plus d’une semaine sans rien à voir. La volière était vide et les volets de l’appartement du capitaine restaient clos dans la journée. Le soir de la lumière filtrait d’une ou deux pièces&#160;: probablement le capitaine n’avait-il pu suivre son épouse en vacances.<br />
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Enfin, après le quinze août, la volière fut habitée. Grâce à ses jumelles puissantes Simone put compter les volatiles, vingt-quatre en effet, et apprécier leur espèce, marmonnant que ces «&#160;pauvres bêtes n’ont pas l’air en forme. Il faut dire qu’entourées de képis, elles doivent se croire délinquantes&#160;! ». Cette plaisanterie la faisant rire toute seule, elle se promit de la resservir à son entourage. En tout cas, perruches ou pas, la destinataire de la surprise n’était toujours pas visible. Simone s’impatientait, espérant que l’énigme se résoudrait au retour de sa voisine. Hélas, celle-ci était toujours absente alors que le départ de Simone pour un séjour au Canada approchait. S’en aller avant de connaître le «&#160;mot de la fin&#160;», l’ennuyait.<br />
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<div style="text-align: justify;">(à suivre)</div>
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	<entry>
		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Cinquième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Si le débarquement de la bicyclette et tous les préparatifs nécessaires passèrent inaperçus grâce à Mario qui avait choisi une place discrète entre deux camions, il n&apos;en fut pas de même dès que Simone commença sa promenade : c&apos;était une personnalité locale populaire sauf auprès de quelques vieilles de sa génération. Que lui reprochaient-elles sans oser le dire vraiment ? Certainement son comportement d&apos;avant-garde à une époque où la femme de province se devait d&apos;être soumise « pensez, filer à l&apos;étranger avec « un sauvage » en abandonnant un gendarme, agréé par sa famille ! ». « Et puis Simone n&apos;a connu ni la guerre ni l&apos;occupation allemande  » . Ces malveillantes tenaient pour rien l&apos;aide de Simone aux Français exilés et à ses envois de colis par l&apos;intermédiaire de la Croix Rouge aux plus démunis de la ville. Mais par-dessus tout, c&apos;était de la jalousie envers sa fortune « faite Dieu sait comment ! ».



En revanche tous les autres estimaient que « Simone est épatante ». « Quelle pêche à son âge ! ». Ils admiraient son dynamisme, sa capacité à « rester dans le coup » en aimant les fêtes en tous genres sans hésiter à y apporter sa contribution personnelle et financière.



Ainsi appréciée, Simone rencontra le succès dès ses premiers pas. On s&apos;exclamait, elle répondait avec le couplet préparé, mais personne n&apos;identifiait l&apos;animal, et pour cause. Celui-ci trop silencieux au gré de sa geôlière, fut conduit vers l&apos;étal du poissonnier : les effluves de la marée le réveilleraient probablement. Peine perdue, apparemment endormi, indifférent à la foule, le chat n&apos;eut pas un tressaillement de moustaches. Décidément ce débile ne facilitait pas son projet. Surprise, ce fut à proximité du fromager que ça se produisit : pris de frénésie, entrant en transe, hurlant, secouant les barreaux à coup de griffes, furibard, sautant comme monté sur ressorts, le matou devint bête féroce, feulant et crachant d&apos;abondance.



Ravie Simone se contentait de stabiliser la bicyclette et forçait la voix pour servir son baratin aux curieux de plus en plus nombreux.



Mais la maréchaussée veillait. Un attroupement lui paraissant toujours suspect, les deux gendarmes préposés se dirigèrent gravement vers le groupe entourant Simone. La paire se composait de deux spécimen types, c&apos;est-à-dire grands, massifs, le menton bleu, la mine austère, les sourcils froncés afin d&apos;avertir qu&apos;ils n&apos;étaient pas là pour rigoler, intention confirmée par le regard sans lueur et opaque. La seule différence entre ces clones était l&apos;âge, le jeunot au dessous de la trentaine, le chef avec quinze ans de plus. Très rogue le benjamin l&apos;interpella :

-    C&apos;est vous qui faites ce chahut ?

-  Apparemment, c&apos;est le chat. C&apos;est comme ça toutes les nuits ! Il est perdu, je recherche son propriétaire 

-    Vous pouviez mettre un avis dans le journal plutôt que de provoquer ce désordre !



Elle ricana intérieurement « Ce merdeux je vais me le payer ! », et haussant le ton pour que les témoins profitent de la réponse :

-    Pourquoi, les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits ? La loi martiale est proclamée ? Indiquez-moi l&apos;heure du couvre feu !

Jubilation des spectateurs dont certains applaudirent. Rouge, courroucé comme un dindon, le bleu allait répondre mais son aîné le devança :

-    Ne vous fâchez pas, Madame, montrez-moi ce chat s&apos;il vous plaît.

Toute occupée à claquer le bec du morveux à képi, Simone n&apos;avait pas fait attention à la métamorphose du chat qui s&apos;était apaisé et maintenant s&apos;était mis sur le dos en ronronnant.



-    Babar, c&apos;est toi Babar ?

Le chef n&apos;en croyait pas ses yeux, sa voix tremblait d&apos;émotion : Babar, le chouchou de Madame la femme du capitaine, en cage, sur le marché, exhibé comme un fauve ! Ce scandale n&apos;avait que trop duré !

-    Rendez-moi ce chat, Madame, c&apos;est celui de notre capitaine. Le ton n&apos;était plus affable.

-   Comment, c&apos;est à vous ce tapageur nocturne ? Eh bien, je n&apos;aurais pas cru ça d&apos;un chat de gendarme ! Prenez-le, et bouclez-le ! Qu&apos;il ne vienne plus me tourmenter la nuit ! Avec lui c&apos;est infernal ! C&apos;est honteux, le chat du capitaine de gendarmerie ! Vous pouvez lui dire qu&apos;il l&apos;élève mal. Si ça continue je vais acheter un chien policier, lui n&apos;en fera qu&apos;une bouchée de votre Babar !

Consciente d&apos;être dans une situation ridicule, en butte aux commentaires appuyés de tous ceux qui avaient un grief contre elle, la force de l&apos;ordre ne répliqua pas. Simone fut prestement débarrassée, le chef promettant :

-    Nous vous rapporterons la cage.

-    J&apos;y compte bien ! C&apos;est ma pièce à conviction.

Ils ne relevèrent pas cette ultime provocation s&apos;empressant de regagner leur véhicule chargés du précieux Babar.









(à suivre)





 





</summary>
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		<issued>2008-06-08T13:53:26Z</issued>
		<modified>2008-06-08T13:54:43Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
Si le débarquement de la bicyclette et tous les préparatifs nécessaires passèrent inaperçus grâce à Mario qui avait choisi une place discrète entre deux camions, il n’en fut pas de même dès que Simone commença sa promenade&#160;: c’était une personnalité locale populaire sauf auprès de quelques vieilles de sa génération. Que lui reprochaient-elles sans oser le dire vraiment&#160;? Certainement son comportement d’avant-garde à une époque où la femme de province se devait d’être soumise «&#160;pensez, filer à l’étranger avec «&#160;un sauvage&#160;» en abandonnant un gendarme, agréé par sa famille&#160;! ». «&#160;Et puis Simone n’a connu ni la guerre ni l’occupation allemande… » . Ces malveillantes tenaient pour rien l’aide de Simone aux Français exilés et à ses envois de colis par l’intermédiaire de la Croix Rouge aux plus démunis de la ville. Mais par-dessus tout, c’était de la jalousie envers sa fortune «&#160;faite Dieu sait comment&#160;! ».<br />
<br />
En revanche tous les autres estimaient que «&#160;Simone est épatante&#160;». «&#160;Quelle pêche à son âge&#160;! ». Ils admiraient son dynamisme, sa capacité à «&#160;rester dans le coup&#160;» en aimant les fêtes en tous genres sans hésiter à y apporter sa contribution personnelle et financière.<br />
<br />
Ainsi appréciée, Simone rencontra le succès dès ses premiers pas. On s’exclamait, elle répondait avec le couplet préparé, mais personne n’identifiait l’animal, et pour cause. Celui-ci trop silencieux au gré de sa geôlière, fut conduit vers l’étal du poissonnier&#160;: les effluves de la marée le réveilleraient probablement. Peine perdue, apparemment endormi, indifférent à la foule, le chat n’eut pas un tressaillement de moustaches. Décidément ce débile ne facilitait pas son projet. Surprise, ce fut à proximité du fromager que ça se produisit&#160;: pris de frénésie, entrant en transe, hurlant, secouant les barreaux à coup de griffes, furibard, sautant comme monté sur ressorts, le matou devint bête féroce, feulant et crachant d’abondance.<br />
<br />
Ravie Simone se contentait de stabiliser la bicyclette et forçait la voix pour servir son baratin aux curieux de plus en plus nombreux.<br />
<br />
Mais la maréchaussée veillait. Un attroupement lui paraissant toujours suspect, les deux gendarmes préposés se dirigèrent gravement vers le groupe entourant Simone. La paire se composait de deux spécimen types, c’est-à-dire grands, massifs, le menton bleu, la mine austère, les sourcils froncés afin d’avertir qu’ils n’étaient pas là pour rigoler, intention confirmée par le regard sans lueur et opaque. La seule différence entre ces clones était l’âge, le jeunot au dessous de la trentaine, le chef avec quinze ans de plus. Très rogue le benjamin l’interpella&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; C’est vous qui faites ce chahut&#160;?<br />
-&#160; Apparemment, c’est le chat. C’est comme ça toutes les nuits&#160;! Il est perdu, je recherche son propriétaire…<br />
-&#160;&#160;&#160; Vous pouviez mettre un avis dans le journal plutôt que de provoquer ce désordre&#160;!<br />
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Elle ricana intérieurement «&#160;Ce merdeux je vais me le payer&#160;! », et haussant le ton pour que les témoins profitent de la réponse&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; Pourquoi, les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits&#160;? La loi martiale est proclamée&#160;? Indiquez-moi l’heure du couvre feu&#160;!<br />
Jubilation des spectateurs dont certains applaudirent. Rouge, courroucé comme un dindon, le bleu allait répondre mais son aîné le devança&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; Ne vous fâchez pas, Madame, montrez-moi ce chat s’il vous plaît.<br />
Toute occupée à claquer le bec du morveux à képi, Simone n’avait pas fait attention à la métamorphose du chat qui s’était apaisé et maintenant s’était mis sur le dos en ronronnant.<br />
<br />
-&#160;&#160;&#160; Babar, c’est toi Babar&#160;?<br />
Le chef n’en croyait pas ses yeux, sa voix tremblait d’émotion&#160;: Babar, le chouchou de Madame la femme du capitaine, en cage, sur le marché, exhibé comme un fauve&#160;! Ce scandale n’avait que trop duré&#160;!<br />
-&#160;&#160;&#160; Rendez-moi ce chat, Madame, c’est celui de notre capitaine. Le ton n’était plus affable.<br />
-&#160;&#160; Comment, c’est à vous ce tapageur nocturne&#160;? Eh bien, je n’aurais pas cru ça d’un chat de gendarme&#160;! Prenez-le, et bouclez-le&#160;! Qu’il ne vienne plus me tourmenter la nuit&#160;! Avec lui c’est infernal&#160;! C’est honteux, le chat du capitaine de gendarmerie&#160;! Vous pouvez lui dire qu’il l’élève mal. Si ça continue je vais acheter un chien policier, lui n’en fera qu’une bouchée de votre Babar&#160;!<br />
Consciente d’être dans une situation ridicule, en butte aux commentaires appuyés de tous ceux qui avaient un grief contre elle, la force de l’ordre ne répliqua pas. Simone fut prestement débarrassée, le chef promettant&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; Nous vous rapporterons la cage.<br />
-&#160;&#160;&#160; J’y compte bien&#160;! C’est ma pièce à conviction.<br />
Ils ne relevèrent pas cette ultime provocation s’empressant de regagner leur véhicule chargés du précieux Babar.<br />
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<div style="text-align: justify;">(à suivre)</div>
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		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Quatrième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Simone forte de son bon droit et de sa mansuétude provisoire envers cette bête odieusement imbécile, décida de se coucher : elle serait toujours réveillée assez tôt par les cris du prisonnier.



Elle dormit paisiblement et ne se réveilla qu&apos;au jour à cinq heures et demie. Étonnée de n&apos;avoir rien entendu, elle crut d&apos;abord que l&apos;insupportable chat lui avait fait faux bond cette nuit, uniquement pour la narguer.



Elle se trompait. Dès qu&apos;elle se mit à la fenêtre du petit boudoir attenant à sa chambre, c&apos;était le meilleur poste d&apos;observation, elle aperçut le coupable allongé dans sa prison, muet, stoïque, mais les oreilles dressées et le nez au vent il paraissait humer la brise du matin, sans inquiétude particulière.

La demoiselle ricana, se promettant de raconter ça au véto pour lui prouver que, décidément, « cet animal a un grain !»



Contente que le piège ait fonctionné elle se recoucha pour envisager la conduite à tenir. Irait-elle tout de suite, évidemment une fois apprêtée, le rapporter à sa propriétaire avec les remontrances adéquates ? Est-ce que ce serait efficace ? Qui pourrait témoigner de son geste de bonne volonté au cas où elle devrait sévir contre le récidiviste ? Elle n&apos;accordait aucune confiance à la bonne foi de la maréchaussée envers quelqu&apos;un qui aurait osé s&apos;attaquer à l&apos;animal favori de la femme du capitaine. Lèche-bottes comme ils étaient dans ces casernes ! Elle se souvenait de celui qu&apos;elle avait plaqué  Si bien fait de partout et si tremblant devant sa hiérarchie. Là, il n&apos;avait plus rien dans le pantalon !



Mise de bonne humeur par le souvenir de sa rupture, elle pensa à pratiquer la règle de « l&apos;emmerdement maximum ». Voyons  voyons  qu&apos;est-ce qui pourrait la faire suer le plus, à la propriétaire du matou ? Évidemment, ce serait que toute la bourgade soit au courant. Ainsi des gens chargés de faire respecter l&apos;ordre, de réprimer le tapage nocturne, laissaient errer un animal empêchant une respectable octogénaire de dormir tranquille et, mieux encore, martyrisant des oiseaux innocents !



Certes, Simone en était consciente, son profil n&apos;était pas exactement celui d&apos;une pauvre vieille sans défense. Tant pis, l&apos;important c&apos;était le « cinéma » qu&apos;elle ferait, donc le retentissement qu&apos;obtiendrait son action, au besoin les rires qu&apos;elle provoquerait 



« Aujourd&apos;hui, c&apos;est le marché » la solution s&apos;imposa aussitôt. Elle allait exhiber la cage et le chat sur le foirail ! Lieu idéal pour interpeller les passants, s&apos;enquérir à tout venant : « Connaissez-vous cet animal ? »  « Savez-vous à qui il est ? »  « Voici des nuits qu&apos;il m&apos;empêche de dormir »  « Il rôde comme un fou dans mon jardin »  etc  etc 



Peu à peu elle s&apos;approcherait des deux gendarmes qui arpentaient les allées du marché et réagiraient selon leur attitude : s&apos;ils reconnaissaient le chat elle leur collerait aussitôt dans les bras des commentaires qui ne passeraient pas inaperçus. Dans le cas contraire elle monterait un autre scénario dont elle ferait profiter tous ses amis et connaissances :

-    C&apos;est à ne pas croire ! Si le boulanger qui livre la gendarmerie ne m&apos;avait pas renseignée, jamais je n&apos;aurai su qui est la propriétaire du chat. Pourtant je suis allée au marché, les gendarmes m&apos;ont vue, ils n&apos;ont pas été capables de reconnaître une bête vivant sous le même toit qu&apos;eux ! Avec des limiers pareils les criminels peuvent se promener tranquilles !



Cependant avant d&apos;entrer en action il lui fallait résoudre le problème du transport. Ce n&apos;était pas à bout de bras qu&apos;elle allait trimbaler son trophée  Quant à se rendre au marché à bicyclette avec la cage sur le porte-bagages, c&apos;était trop risqué un jour de grande cohue et de trafic intense de camions frigorifiques, bétaillères et autres véhicules. Elle avait besoin d&apos;aide : Mario le jardinier, ne demanderait sans doute pas mieux.



Elle lui téléphona en dépit de l&apos;heure matinale :

-  Pouvez-vous venir me chercher avec votre camionnette pour aller au marché ?

-   D&apos;accord, mais c&apos;est pour quoi faire ?

-   J&apos;ai besoin de transporter mon vélo avec un chat sur le porte-bagages.

-   C&apos;est un numéro de cirque alors ?

-   Dans une cage, évidemment !

Elle marqua son impatience par le ton. Ce Mario était formidable pour les parterres et même soigner les perruches quand elle s&apos;absentait, mais par moments ses plaisanteries l&apos;agaçaient. Comprenant qu&apos;il l&apos;énervait, il se tut écoutant les explications :

-  Arrivés au foirail on mettra la cage sur le vélo que je pousserai dans les allées pour savoir si quelqu&apos;un reconnaît cet animal égaré 

-   Égaré ! Il ne put retenir un ricanement.











(à suivre)





 

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		<id>http://jeanfer.com/news/montaigu-sus-au-chat-quatrieme-partie</id>
		<issued>2008-06-08T13:42:43Z</issued>
		<modified>2008-06-08T13:46:43Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
Simone forte de son bon droit et de sa mansuétude provisoire envers cette bête odieusement imbécile, décida de se coucher&#160;: elle serait toujours réveillée assez tôt par les cris du prisonnier.<br />
<br />
Elle dormit paisiblement et ne se réveilla qu’au jour à cinq heures et demie. Étonnée de n’avoir rien entendu, elle crut d’abord que l’insupportable chat lui avait fait faux bond cette nuit, uniquement pour la narguer.<br />
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Elle se trompait. Dès qu’elle se mit à la fenêtre du petit boudoir attenant à sa chambre, c’était le meilleur poste d’observation, elle aperçut le coupable allongé dans sa prison, muet, stoïque, mais les oreilles dressées et le nez au vent il paraissait humer la brise du matin, sans inquiétude particulière.<br />
La demoiselle ricana, se promettant de raconter ça au véto pour lui prouver que, décidément, «&#160;cet animal a un grain&#160;!»<br />
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Contente que le piège ait fonctionné elle se recoucha pour envisager la conduite à tenir. Irait-elle tout de suite, évidemment une fois apprêtée, le rapporter à sa propriétaire avec les remontrances adéquates&#160;? Est-ce que ce serait efficace&#160;? Qui pourrait témoigner de son geste de bonne volonté au cas où elle devrait sévir contre le récidiviste&#160;? Elle n’accordait aucune confiance à la bonne foi de la maréchaussée envers quelqu’un qui aurait osé s’attaquer à l’animal favori de la femme du capitaine. Lèche-bottes comme ils étaient dans ces casernes&#160;! Elle se souvenait de celui qu’elle avait plaqué… Si bien fait de partout et si tremblant devant sa hiérarchie. Là, il n’avait plus rien dans le pantalon&#160;!<br />
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Mise de bonne humeur par le souvenir de sa rupture, elle pensa à pratiquer la règle de «&#160;l’emmerdement maximum&#160;». Voyons… voyons… qu’est-ce qui pourrait la faire suer le plus, à la propriétaire du matou&#160;? Évidemment, ce serait que toute la bourgade soit au courant. Ainsi des gens chargés de faire respecter l’ordre, de réprimer le tapage nocturne, laissaient errer un animal empêchant une respectable octogénaire de dormir tranquille et, mieux encore, martyrisant des oiseaux innocents&#160;!<br />
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Certes, Simone en était consciente, son profil n’était pas exactement celui d’une pauvre vieille sans défense. Tant pis, l’important c’était le «&#160;cinéma&#160;» qu’elle ferait, donc le retentissement qu’obtiendrait son action, au besoin les rires qu’elle provoquerait…<br />
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«&#160;Aujourd’hui, c’est le marché&#160;» la solution s’imposa aussitôt. Elle allait exhiber la cage et le chat sur le foirail&#160;! Lieu idéal pour interpeller les passants, s’enquérir à tout venant&#160;: «&#160;Connaissez-vous cet animal&#160;? »… «&#160;Savez-vous à qui il est&#160;? »… «&#160;Voici des nuits qu’il m’empêche de dormir&#160;»… «&#160;Il rôde comme un fou dans mon jardin&#160;»… etc… etc…<br />
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Peu à peu elle s’approcherait des deux gendarmes qui arpentaient les allées du marché et réagiraient selon leur attitude&#160;: s’ils reconnaissaient le chat elle leur collerait aussitôt dans les bras des commentaires qui ne passeraient pas inaperçus. Dans le cas contraire elle monterait un autre scénario dont elle ferait profiter tous ses amis et connaissances&#160;:<br />
-&#160;&#160;&#160; C’est à ne pas croire&#160;! Si le boulanger qui livre la gendarmerie ne m’avait pas renseignée, jamais je n’aurai su qui est la propriétaire du chat. Pourtant je suis allée au marché, les gendarmes m’ont vue, ils n’ont pas été capables de reconnaître une bête vivant sous le même toit qu’eux&#160;! Avec des limiers pareils les criminels peuvent se promener tranquilles&#160;!<br />
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Cependant avant d’entrer en action il lui fallait résoudre le problème du transport. Ce n’était pas à bout de bras qu’elle allait trimbaler son trophée… Quant à se rendre au marché à bicyclette avec la cage sur le porte-bagages, c’était trop risqué un jour de grande cohue et de trafic intense de camions frigorifiques, bétaillères et autres véhicules. Elle avait besoin d’aide&#160;: Mario le jardinier, ne demanderait sans doute pas mieux.<br />
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Elle lui téléphona en dépit de l’heure matinale&#160;:<br />
-&#160; Pouvez-vous venir me chercher avec votre camionnette pour aller au marché&#160;?<br />
-&#160;&#160; D’accord, mais c’est pour quoi faire&#160;?<br />
-&#160;&#160; J’ai besoin de transporter mon vélo avec un chat sur le porte-bagages.<br />
-&#160;&#160; C’est un numéro de cirque alors&#160;?<br />
-&#160;&#160; Dans une cage, évidemment&#160;!<br />
Elle marqua son impatience par le ton. Ce Mario était formidable pour les parterres et même soigner les perruches quand elle s’absentait, mais par moments ses plaisanteries l’agaçaient. Comprenant qu’il l’énervait, il se tut écoutant les explications&#160;:<br />
-&#160; Arrivés au foirail on mettra la cage sur le vélo que je pousserai dans les allées pour savoir si quelqu’un reconnaît cet animal égaré…<br />
-&#160;&#160; Égaré&#160;! Il ne put retenir un ricanement.<br />
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</span></span></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">(à suivre)</div>
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<div style="text-align: justify;">&#160;</div>]]></content>
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		<title>VISITEURS :  mois de mai 2008</title>
		<author>
		<name>Clement</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
    
        
            Période : Mois préc. - Rapport : Jours du mois

             :  Pages vues &amp;#8594; min: 80 - moy: 160 - max: 370 - total: 4973

             : Visiteurs &amp;#8594; min: 28 - moy: 51 - max: 118 - total: 1605

            
        
        
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
             
        
        
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		<issued>2008-06-02T15:34:50Z</issued>
		<modified>2008-06-02T15:34:50Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<table style="border: 1px solid black; text-align: center;" class="graph">
    <tbody>
        <tr>
            <td colspan="31" style="text-align: left;"><b>Période </b>: Mois préc. - <b>Rapport </b>: Jours du mois<br />
            <img width="10" height="15" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" alt="" /> :  Pages vues &#8594; min: 80 - moy: 160 - max: 370 - total: 4973<br />
            <img width="10" height="15" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" alt="" /> : Visiteurs &#8594; min: 28 - moy: 51 - max: 118 - total: 1605<br />
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="76" title="136 pages vues (2%) - 43 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="34" title="136 pages vues (2%) - 43 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="234" title="370 pages vues (7%) - 82 visiteurs (5%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="66" title="370 pages vues (7%) - 82 visiteurs (5%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="64" title="121 pages vues (2%) - 42 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="34" title="121 pages vues (2%) - 42 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="30" title="115 pages vues (2%) - 78 visiteurs (4%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="63" title="115 pages vues (2%) - 78 visiteurs (4%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="68" title="151 pages vues (3%) - 67 visiteurs (4%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="54" title="151 pages vues (3%) - 67 visiteurs (4%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="43" title="95 pages vues (1%) - 42 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="34" title="95 pages vues (1%) - 42 visiteurs (2%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="111" title="191 pages vues (3%) - 54 visiteurs (3%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="43" title="191 pages vues (3%) - 54 visiteurs (3%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td style="vertical-align: bottom;"><img width="14" height="96" title="236 pages vues (4%) - 118 visiteurs (7%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue2.gif" style="display: block;" alt="" /> <img width="14" height="95" title="236 pages vues (4%) - 118 visiteurs (7%)" src="http://viabloga.com/public_images/pixel_blue.gif" style="display: block;" alt="" /></td>
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            <td>30</td>
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        </tr>
    </tbody>
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	</entry>
	<entry>
		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Troisième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

- Avez-vous soupé ?

Elle s&apos;exprimait à l&apos;ancienne, employant &quot;souper&quot; pour &quot;dîner&quot;, ce verbe étant réservé au repas de midi.

- Je n&apos;ai pas déjeuné non plus. A croire que les animaux ne supportent plus la chaleur.

- Tant mieux ! Je ne parle pas pour les pauvres bêtes évidemment, mais parce que j&apos;ai prévu un casse-croûte pour vous. Elle l&apos;entraîna vers la cuisine.

- C&apos;est très gentil, j&apos;accepte, mais vous n&apos;auriez pas dû vous donner cette peine.

Elle rit sans gêne.

- Ma peine a consisté à demander à Mariette, elle vient tout les jours faire le ménage et la cuisine, de le préparer. Que voulez-vous boire ?

- De l&apos;eau d&apos;abord, après ce que vous me proposerez.

Elle inclina la tête en signe de compréhension et sortit du frigo une magnifique assiette anglaise composée de tranches de gigot d&apos;agneau, de rôti de boeuf et de morceaux de poulet. Dans une tasse il y avait de la mayonnaise. Elle déboucha une bouteille de Côte du Rhône. De naturel simple, habitué à être invité aux repas par ses clients, le véto remercia chaleureusement avant de faire honneur à ce qui lui était offert. Elle s&apos;assit en face de lui, de l&apos;autre côté de la grande table faite de chêne et de carreaux de faïence bleu pâle, et se versa un verre de vin.



- Il est drôlement bon ce Côte du Rhône.

- Oui, j&apos;en suis contente. Il y a sept ans j&apos;ai changé de maître de chai, depuis mon vin n&apos;a cessé de s&apos;améliorer.

- Je ne vous savais pas vigneronne...

- J&apos;ai toujours aimé la vigne et j&apos;y ai placé pas mal d&apos;argent sur les conseils de Félix mon compagnon Québécois. Le &quot;bûcheron&quot;, comme les crétins de par ici l&apos;appelaient... mais c&apos;est si loin... Bientôt soixante ans ! Moi-même j&apos;ai peine à le croire.

En bon terrien, le véto se demanda qui hériterait de cette demoiselle fortunée. Sans doute avait-elle deviné ce qu&apos;il pensait.

- Avant de me connaître Félix, plus âgé que moi, avait fondé une famille. Malheureusement il y a eu la guerre, son fils a été tué au débarquement, en Normandie... des histoires entre héritiers... Mais il y a une arrière petite-fille que j&apos;adore. Nous nous voyons souvent, elle vit en France pour le moment. Elle ressemble à Félix, formidablement douée pour les affaires.



Il écoutait tout en avalant de bon appétit. Parce qu&apos;il avait la bouche pleine il se limitait à des onomatopées approbatrices. 

Quand il s&apos;avoua repu, ils allèrent déposer la cage sur le parcours de l&apos;envahisseur. Il ne pourrait pas la manquer car ils la placèrent au pied du saule.

- Je m&apos;en vais. Téléphonez-moi pour me dire comment ça s&apos;est passé. D&apos;ici une semaine, j&apos;aurai le résultat des prélèvements. Mais à mon avis vos oiseaux n&apos;ont rien, si ce n&apos;est la grande trouille.

- Plus pour longtemps, je vous le jure.








Il partit en riant, assuré qu&apos;elle ne se vantait pas.











(à suivre)





 









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		<id>http://jeanfer.com/news/montaigu-sus-au-chat-troisieme-partie-2</id>
		<issued>2008-06-02T15:22:34Z</issued>
		<modified>2008-06-02T15:22:34Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://jeanfer.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
- Avez-vous soupé&#160;?<br />
Elle s'exprimait à l'ancienne, employant "souper" pour "dîner", ce verbe étant réservé au repas de midi.<br />
- Je n'ai pas déjeuné non plus. A croire que les animaux ne supportent plus la chaleur.<br />
- Tant mieux&#160;! Je ne parle pas pour les pauvres bêtes évidemment, mais parce que j'ai prévu un casse-croûte pour vous. Elle l'entraîna vers la cuisine.<br />
- C'est très gentil, j'accepte, mais vous n'auriez pas dû vous donner cette peine.<br />
Elle rit sans gêne.<br />
- Ma peine a consisté à demander à Mariette, elle vient tout les jours faire le ménage et la cuisine, de le préparer. Que voulez-vous boire&#160;?<br />
- De l'eau d'abord, après ce que vous me proposerez.<br />
Elle inclina la tête en signe de compréhension et sortit du frigo une magnifique assiette anglaise composée de tranches de gigot d'agneau, de rôti de boeuf et de morceaux de poulet. Dans une tasse il y avait de la mayonnaise. Elle déboucha une bouteille de Côte du Rhône. De naturel simple, habitué à être invité aux repas par ses clients, le véto remercia chaleureusement avant de faire honneur à ce qui lui était offert. Elle s'assit en face de lui, de l'autre côté de la grande table faite de chêne et de carreaux de faïence bleu pâle, et se versa un verre de vin.<br />
<br />
- Il est drôlement bon ce Côte du Rhône.<br />
- Oui, j'en suis contente. Il y a sept ans j'ai changé de maître de chai, depuis mon vin n'a cessé de s'améliorer.<br />
- Je ne vous savais pas vigneronne...<br />
- J'ai toujours aimé la vigne et j'y ai placé pas mal d'argent sur les conseils de Félix mon compagnon Québécois. Le "bûcheron", comme les crétins de par ici l'appelaient... mais c'est si loin... Bientôt soixante ans&#160;! Moi-même j'ai peine à le croire.<br />
En bon terrien, le véto se demanda qui hériterait de cette demoiselle fortunée. Sans doute avait-elle deviné ce qu'il pensait.<br />
- Avant de me connaître Félix, plus âgé que moi, avait fondé une famille. Malheureusement il y a eu la guerre, son fils a été tué au débarquement, en Normandie... des histoires entre héritiers... Mais il y a une arrière petite-fille que j'adore. Nous nous voyons souvent, elle vit en France pour le moment. Elle ressemble à Félix, formidablement douée pour les affaires.<br />
<br />
Il écoutait tout en avalant de bon appétit. Parce qu'il avait la bouche pleine il se limitait à des onomatopées approbatrices. <br />
Quand il s'avoua repu, ils allèrent déposer la cage sur le parcours de l'envahisseur. Il ne pourrait pas la manquer car ils la placèrent au pied du saule.<br />
- Je m'en vais. Téléphonez-moi pour me dire comment ça s'est passé. D'ici une semaine, j'aurai le résultat des prélèvements. Mais à mon avis vos oiseaux n'ont rien, si ce n'est la grande trouille.<br />
- Plus pour longtemps, je vous le jure.</span></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Comic Sans MS;"><br />
Il partit en riant, assuré qu'elle ne se vantait pas.<br />
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<div style="text-align: justify;">(à suivre)</div>
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<br />
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		<title>MONTAIGU : Sus au chat ! (Deuxième partie)</title>
		<author>
		<name>Montaigu</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



- Voilà quinze ans que j&apos;élève des perruches sans aucune maladie. Les symptômes que je vous ai décrits sont consécutifs à l&apos;arrivée de ce maudit animal. Elles sont malades de terreur, d&apos;ailleurs certaines ne sortent plus de leur abri.



Simone s&apos;adressait au vétérinaire en train de s&apos;affairer dans la volière. Elle appréciait ses mouvements souples, ses gestes précis, sa carrure d&apos;épaules mise en valeur par la chemise Lacoste blanche et sa manière d&apos;écouter avec sérieux. En plus, il distinguait les &quot;ondulés&quot; des &quot;inséparables&quot;, bon point pour un véto qui ne rencontrait pas des oiseaux exotiques tous les jours. Ce qu&apos;il lui dit le rendit encore plus sympathique :

- A première vue vos perruches ne souffrent ni de rhume ni de diarrhée, et les troubles que vous avez constatés ne sont pas de l&apos;épilepsie. Si c&apos;était de l&apos;apoplexie elles en mourraient... Néanmoins j&apos;ai pris quelques déjections pour analyses, c&apos;est une précaution supplémentaire.

Elle triompha :

- Je m&apos;en doutais, mon hypothèse est la bonne. C&apos;est ce gros malotru qui torture mes malheureuses perruches, je vais lui régler son compte !

- Comment ça ?

- D&apos;un bon coup de fusil !

- Vous chassez ?

- J&apos;ai pratiquement arrêté, mais n&apos;étant pas encore gâteuse, je peux tenir un fusil et ne pas rater la cible.

- Je vois, dit-il, se souvenant vaguement de ce qui se racontait sur la demoiselle et son amant, traité à l&apos;époque de &quot;bûcheron canadien&quot;. Il l&apos;avait &quot;enlevée&quot; alors qu&apos;institutrice débutante elle allait se marier avec un beau gendarme &quot;plein d&apos;avenir&quot;. Quarante-cinq ans plus tard, à la mort de son forestier-papetier québécois, elle était revenue au pays toujours demoiselle, mais riche.



Amusé par la personne, le vétérinaire sourit à Simone et sentant qu&apos;elle était en confiance, il risqua une proposition :

- Plutôt que de blesser ou de tuer le chat ne vaut-il pas mieux l&apos;attraper au moyen d&apos;une cage et le rapporter à sa propriétaire ? Vous pourriez lui demander de l&apos;enfermer.

D&apos;un ton rogue elle répliqua :

- D&apos;