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Zohra GERRAOUI : "L'identité nationale : quézaco?"

MCF de Psychologie interculturelle à l'Université Toulouse 2

Claude Lévi-Strauss vient de mourir au moment où Eric Besson lance son débat sur « l’identité nationale ». Quel lien, allez-vous me dire ? En 1983, cet anthropologue de renom avait dirigé un séminaire sur « l’identité » (PUF), non pas à des fins personnelles ou politiques, mais pour mieux comprendre, d’un point de vue scientifique, ce concept, et pour cela avait-il écrit « il s’agira de déconstruire la notion d’identité en récusant le mythe de l’insularité » et donc du repli sur soi. Depuis, cette notion est devenue objet de recherche de beaucoup de chercheurs de formations différentes (sociologues, anthropologues, psychologues, politologues, etc.).
Aujourd’hui, il nous est demandé de définir ce qu’est « être français ». Quelle gageure ! Peut-on définir une réalité aussi mouvante, aussi fluctuante que l’identité qu’elle soit nationale, culturelle ou personnelle ? En le faisant ne risquons-nous pas de la figer, voire de la rigidifier ? Si l’on revient à la demande d’Eric Besson, il s’agirait de nous prononcer sur l’identité nationale que nous pourrions définir comme l’ensemble de valeurs partagées par les individus appartenant à un même pays, une même nation.
Dans le cas français, il est souvent fait référence aux valeurs républicaines dont l’emblématique laïcité. Cette identité nationale, héritière d’une histoire mouvementée entre la monarchie et la république, entre le pouvoir politique et l’Eglise, prenant appui sur la philosophie des Lumières, se cristallise autour d’une représentation idéale du citoyen : celle d’un individu libéré de l’obscurantisme, avide de progrès, d’égalité, de liberté et de fraternité, défenseur des droits de l’Homme à travers le monde. Ainsi, l’identité nationale française se définirait comme une identité qui s’enracine dans des valeurs universelles, respectueuses de la dignité de l’homme, et qui de ce fait ne peuvent que susciter l’adhésion de tous.  Mais qu’en est-il dans la réalité ?
Aussi nobles soient ces valeurs, il ne faut pas oublier qu’elles se sont souvent imposées par la violence à différentes périodes de l’histoire de France : celles de la Révolution de 1789, celles de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, celles de la 3ème République avec la volonté d’éradication des cultures régionales… Leur intériorisation est jugée nécessaire pour construire l’unité nationale. Tout autre valeur ne convergeant pas vers cet idéal républicain se doit alors d’être pourchassée et éradiquée sur tout le territoire français (métropolitain et outre-mer).
La politique d’assimilation est alors mise en œuvre. Tous ces hommes et ces femmes appartenant à différentes régions françaises ou venant des quatre coins du monde doivent se reconnaître comme appartenant à un même pays, comme concitoyens. Ils doivent se fondre dans un même moule culturel. Car ne nous y trompons pas, derrière l’identité nationale, nous parlons aussi d’identité culturelle et donc d’une conception de l’homme, de l’organisation sociale, familiale, des rapports de genre, des croyances, des comportements sociaux. Or aujourd’hui, ce qui est implicitement sous-tendu par le débat lancé par Eric Besson — qui ne l’oublions pas est ministre de l’immigration et de l’identité nationale — est que la diversité culturelle, réalité de la France — mais aussi celle de tous les pays du monde et pas seulement occidentaux — est un danger pour l’identité française et donc pour l’unité nationale française. 
Cette diversité est d’autant plus perçue comme menaçante qu’elle ne se limite plus aux populations européennes chrétiennes. En effet, le discours récurrent est que les valeurs portées par les populations migrantes extra-européennes — et plus particulièrement musulmanes — sont incompatibles avec les valeurs républicaines. Ces valeurs « importées » sont jugées barbares, mettant à mal la dignité humaine et plus particulièrement celle des femmes, soumettant les individus au diktat de la famille et du groupe, leur refusant toute liberté de choix.
Partant de là, elles sont jugées inassimilables. Ces représentations réductrices, stéréotypées, occultant la complexité de tout groupe et la singularité de l’individu qui construit sa propre voie à travers les exigences groupales, familiales et sociales, font la part belle à l’idéologie de choc des civilisations telle qu’elle a été développée par S.P. Huntington (1996). Cette idéologie pose la rencontre entre cultures comme une confrontation, comme un rapport de forces, chacune cherchant à anéantir l’autre afin de s’imposer. Elle est pensée comme source de désordre social, de désagrégation de la communauté nationale.
Or que nous disent les études portant sur les rencontres interculturelles ? Que toute rencontre se traduit par du paradoxe alliant ouverture et fermeture. Celui-ci se manifeste par la transformation des personnes du fait de leurs interactions, mais aussi par leur préservation, du fait du désir de chacun de maintenir son identité. Dans cette situation paradoxale, trois processus contraires mais complémentaires s’articulent :
-    l’assimilation, par les individus, de certaines valeurs de l’autre ;
-    la différenciation, à travers la revendication, par chacun de certaines de ses spécificités ;
-    mais aussi la synthèse originale par création de nouvelles réalités culturelles englobant les apports réinterprétés des uns et des autres. Cette réalité que C. Clanet (1990) nomme interculturation renverrait alors à l’intégration psychique d’une pluralité de références culturelles subjectivées par intégration mentale, réinterprétation… elles vont se combiner, interagir les unes sur les autres, et de ce fait ne sauraient être réductibles à aucun des pôles culturels en présence.
En quoi cette approche peut-elle nous aider à penser la question de l’identité nationale ? En ce qu’elle souligne que les identités se construisent dans des cultures continuellement modifiées, remodelées, réévaluées, dans ce jeu incessant de constructions actives, et surtout interactives de la part des individus qui les partagent. Des cultures-processus qui seraient le résultat de co-constructions intersubjectives.
Ainsi donc, les personnes d’origines étrangères ne s’assimilent pas à la culture de l’autochtone, mais à une culture qu’elles ont elles-mêmes contribué à façonner, à partir de leur propre dynamique subjective, de leurs expériences existentielles, de leur créativité. Mais ce que laisse entendre aussi cette approche est que les identités, qui, aujourd’hui, se (re)structurent dans la diversité culturelle, ne peuvent être appréhendées comme unes et indivisibles (Morin, 1987). Ce sont des identités plurielles (Clanet), des identités composites (Glissant, 1996 ; Laplantine, 1999), qui s’inscrivent non dans l’enracinement mais dans la relation (Glissant, 1999).
 « Nous vivons dans l’illusion que l’identité est une et indivisible, alors que c’est toujours une unitas multiplex. Nous sommes tous des êtres poly-identitaires » écrivait Morin en 1987. Affirmation beaucoup mieux vérifiable aujourd’hui dans notre monde culturellement hétérogène. L’homme moderne, être composite, appartient en effet à plusieurs groupes, dont aucun ne suffit à le définir. Il est cet « être tissé de fils de toutes les couleurs » que nous décrit si bien Maalouf (1998) dans ces « identités meurtrières ». La France d’aujourd’hui est métissée, elle se nourrit des apports des uns et des autres, et les jeunes l’ont bien compris en réinventant leur langage et leur musique. L’identité nationale ne peut être substantialisée, elle procède d’un ajustement continuel et se reconstruit inlassablement dans le changement et la continuité.
La capacité d’un pays à intégrer la différence est gage de stabilité mais encore faut-il que celui-ci accepte l’altérité. Encore faut-il que cet autre ne soit pas stigmatisé car déviant de la norme du majoritaire. Encore faut-il que cet autre ne soit pas désigné comme la cause de tous les maux que traversent le pays et surtout comme venant mettre à mal la pureté du groupe qui, dans un réflexe défensif, fonctionne sur le fantasme d’une origine à reproduire à l’infini.
Filiation et affiliation ne doivent jamais être pensées comme s’excluant mais au contraire comme complémentaires. Se sentir d’ici et d’ailleurs est le lot d’une grande partie de l’humanité. Considérons-le comme une richesse et non comme un handicap. Ne laissons pas croire à ces millions de français venus d’ailleurs qu’ils ne sont pas d’ici. Ne brisons pas leur désir d’affiliation au groupe national en les renvoyant à leur filiation.
Je terminerai en citant E. Glissant : « Un pays est ouvert s’il n’érige pas ses propres valeurs en valeurs universelles mais essaye de faire la synthèse entre ses valeurs et les valeurs de l’autre » (Le Figaro du 27 et 28 juillet 2002) 

Bibliographie :
CLANET C. (1990). L’interculturel. Introduction aux approches interculturelles en éducation et en sciences humaines. Toulouse, PUM.
GLISSANT E. (1999). Métissage et créolisation. In S. Kandé (éd.), Discours sur le métissage, identités métisses, Paris, l’Harmattan, 47-53.
GLISSANT E. (1996). Introduction à une politique du divers, Paris, Gallimard.
HUNTINGTON S.P. (1997). Le choc des civilisations, Paris, Odile Jacob.
LEVI-STRAUSS (1983). L’identité, Paris, PUF.
LAPLANTINE F. (1999). Je, nous et les autres, Paris, Le Pommier-Fayard.
MAALOUF A. (1998). Les identités meurtrières. Paris, Grasset.
MORIN E. (1987). Penser l’Europe, Paris, Gallimard.


20 mai 2009 - LBLB : "GCM : Education nationale"

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De l'avis de l'un de nos blogueurs, les syndicats de l'EN vont pouvoir fourguer leurs dernières cartes du PS et se payer les services de chanteurs pour se faire entendre.

8 Nov. 2008 - MONTAIGU : "Ecologie, sentiment de péché, catastrophismes"

NAISSANCE D'UN TOTALITARISME


De même que la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires, il apparaît que l’écologie mérite mieux que d’être accaparée par les écologistes.
En effet, l’écologie : « étude des rapports des êtres vivants avec leur milieu », en l’occurrence l’écologie humaine, exige la rigueur scientifique, l’honnêteté intellectuelle et morale, toutes qualités très éloignées des incantations, prophéties ou modélisations incertaines.

Or, chaque jour nous sommes soumis au matraquage d’annonces catastrophiques, rarement étayées par des preuves avérées mais prétextes à énoncer des diktats auxquels chacun doit obéir. Il y a ainsi ceux qui détiendraient la vérité sur l’avenir de la planète et tous les autres réduits à l’état de sous-citoyens.
Ainsi, qui n’a déjà entendu ces recommandations d’apparence innocente : «  Buvez l’eau du robinet, délaissez la voiture, ne prenez pas l’avion etc… ». Dans les médias fleurissent les commandements du style : « Dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison ou au bureau » ou encore « Sept bons réflexes pour sauver la terre ».  À noter au passage les chiffres 10 et 7 hautement symboliques.

Prises séparément et au 1er degré, toutes ces injonctions ne semblent pas inquiétantes. Pourtant elles sous-entendent « Honte à celui qui n’en tient pas compte... » Elles relèvent d’un même processus, l’embrigadement par une apologie de la restriction comme seule réponse possible aux problèmes liés au développement. Par cette constante mise en condition, celui qui obtempère sait qu’il est dans le BIEN car la dérive écologiste transforme le bon ou mauvais en BIEN ou MAL, source du sentiment de péché.

Faut-il s’étonner de cette perversion moralisatrice ? Souvenons-nous d’une interpellation de Mai 68 : « D’où parles-tu camarade ? » Pour reprendre cette formule en réalité pertinente dans bien des cas, le militantisme écologiste « parle » des pays du nord de l’Europe, protestants et pétris du sentiment de péché lié à la responsabilité individuelle. Ce n’est pas un hasard si plusieurs créateurs de Greenpeace étaient quakers dont l’éthique sociale consiste à dénoncer le voisin s’il fait quelque chose de nuisible à la communauté. Mieux encore, l’illégalité est légitimée toujours pour la défense du BIEN, évidemment défini par le seul pratiquant.

Puisque les écologistes traitent du BIEN et du MAL en développant une sorte de nouvelle foi prédisant l’Apocalypse, l’église catholique ne pouvait rester indifférente à cet empiètement, d’autant que l’apocalypse est la catastrophe par excellence depuis longtemps labellisée Nouveau Testament. C’est pourquoi la démarche du Vatican au cours de cette année 2008 est révélatrice des enjeux autour de discours écologiques : en janvier le Pape met en garde contre : « des précipitations idéologiques vers des conclusions hâtives » mais en mars, il inclut la pollution comme nouveau péché mortel.

Remarquons que condamner la pollution n’est pas la même chose que rendre l’Homme coupable du réchauffement de la planète. De toutes les catastrophes annoncées c’est le réchauffement climatique qui tient la vedette car les sectateurs de «  l’effet de serre » sont les plus nombreux et les mieux implantés dans les médias.
Que la terre se réchauffe depuis le début du 20e siècle (1911) avec une accélération dans les 20 dernières années personne ne le nie. De même il est admis que l’activité humaine participe au fameux effet de serre par l’émission de gaz, dont le CO2. Mais le fond du débat ne se situe pas dans ces constatations. Il réside dans la part que prendrait l’homme dans cet effet de serre et dans la nature des remèdes à adopter. Par le matraquage catastrophiste, chacun craint le fameux effet comme autrefois le ciel gaulois et se sent coupable, prêt à écouter n’importe quel gourou qui s’autoproclame climatologue.

Une question fondamentale se pose : pourquoi agiter les peurs au lieu d’expliquer le réchauffement climatique par la raison ?
- Qui explique que cet effet est naturel ? Sans lui les températures seraient négatives, car c’est le couvercle constitué de vapeur d’eau et d’un mélange gazeux (CO2 à 60%, méthane, protoxyde d’azote, ozone, CFC etc…) qui renvoie les infrarouges vers le sol et donc conserve la chaleur.
-  Qui expose la complexité du système climatique dépendant essentiellement de l’échange énergétique de notre planète avec le soleil et l’espace, si bien que les calculs comprennent 5 éléments : l’atmosphère, les océans, la surface terrestre, les calottes glaciaires et la biosphère.
-  Qui précise que les processus climatiques tels que les nuages ou la convexion océanique sont beaucoup plus petits que la grille de l’ordinateur et par conséquent ne peuvent être « modélisés explicitement » frappant ainsi d’incertitude toute projection sur l’effet de serre ?
-  Enfin qui rappelle que l’histoire du climat démontre au cours des âges l’alternance de périodes froides et chaudes. Voici quelques faits pour combler immédiatement cette dernière lacune :
 Au pliocène (3 millions d’années) il faisait aussi chaud qu’aujourd’hui et les océans étaient de 25% plus étendus.
 Vers l’an Mille dans l’atlantique nord, l’absence de glaces a favorisé l’installation des Vikings en Islande, au Groënland et au Labrador.
 Du XIe au XIIIe siècle, (petit optimum médiéval) les chroniqueurs évoquent en 1289/1290 l’apparition des fleurs et feuilles des arbres avant Noël et des grappes sur la vigne avant le 20 janvier 1290.
 Quant aux vendanges précoces argument à la mode pour caractériser le dérèglement climatique, elles ont été très fréquentes de 1200 à 1400 et au cours d’autres périodes.
On le comprend, ce recours à l’histoire du climat est propre à relativiser ce que nous vivons et surtout il permet de poser une question que les climatocrates ne veulent pas entendre : si le réchauffement actuel est une évolution cyclique naturelle comment l’homme peut-il en être responsable à 90% chiffre récemment avancé ?

Pour que des questions gênantes ne soient pas posées, il vaut mieux affoler en diffusant des images désolantes sur le recul et la fonte des glaciers. Pourtant, les glaciologues savent que voici 3500 ans, les glaciers alpins présentaient le même retrait qu’aujourd’hui. (Franchissement des Alpes par Hannibal). Le glacier d’Aletsch, le plus étudié dans les Alpes, n’a pris de l’extension qu’à partir du 14e siècle pour atteindre son maximum autour de 1860… Mais Greenpeace en août 2007 y a fait poser nus et photographier 600 volontaires pour comparer la vulnérabilité humaine et celle des glaciers face au réchauffement. Voilà comment on impressionne les foules tout en récoltant de l’argent.

Autre épouvantail sans cesse agité : la montée des eaux marines. En septembre 2008 deux études dans les revues Sciences et Nature estimaient qu’en 2100 le niveau aura monté de 80 cm à 1 mètre…Mais 9 mois auparavant, en décembre 2007 les chiffres pour la même échéance étaient de 1,60 m. En moins d’un an, les mêmes experts en ont rabattu de plus de la moitié ! Et rien ne prouve que les chiffres les plus récents soient les plus conformes à ce qui se passera en 2100. La submersion des atolls dans le Pacifique voilà encore des exemples sans cesse avancés. Cependant il s’agit toujours des deux mêmes atolls coralliens de Tuvalu et Kiribati qui ne sont d’ailleurs que partiellement submergés. Mais pour le grand public ressasser des noms exotiques fait croire que se sont des dizaines d’îles qui sont menacées. Mieux encore, la revue Sciences et Avenir en septembre 2000 annonçait que l’atoll de Martock, en Mélanésie serait englouti au printemps 2001…Sept ans plus tard il est toujours là !
Avec cette marge d’erreur que valent les pseudos prévisions pour 2100 ? À cette date, les prophètes de malheur ne seront plus là pour rendre des comptes et pas davantage les spécialistes du Gulf Stream qui annoncent une nouvelle ère glaciaire.
Il est temps de s’interroger. Pourquoi présente-t-on à l’opinion des projections incertaines comme des prévisions assurées ? Plus grave, pourquoi lui ment-on délibérément et quelles conséquences peuvent avoir ces mensonges planétaires ?

Un totalitarisme naissant.


Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, en novembre 2007 à Valence (ESP) a lancé un appel à la communauté internationale composé d’affirmations péremptoires qui peuvent se résumer ainsi : les humains sont les coupables du réchauffement, c’est « prouvé scientifiquement ». L’Apocalypse est pour demain, nous pouvons sauver la planète, c’est prouvé scientifiquement…
« Il s’agit d’une véritable guerre, elle doit être déclenchée immédiatement. »

Cette déclaration martiale mérite un examen attentif.
- Par qui est prouvé le réchauffement climatique ? Par le GIEC ou Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat). Première remarque : cet organisme dépendant de l’ONU, n’est pas un rassemblement international de scientifiques mais un groupement de représentants de gouvernements dont seulement 8% sont des scientifiques, pas tous climatologues. Deuxièmement, le GIEC ne produit rien, il passe commande d’études à des sociétés de modélisations selon des scénarios envisagés. Selon un de ces groupes, les résultats obtenus sont « une tentative pour raconter des histoires à l’aide de l’ordinateur ».
- Envers les 40 scénarios qui leur ont été commandés les modélisateurs ont explicitement abandonné l’idée de prévoir l’avenir et parlent désormais de projections possibles. Jusqu’à présent qu’ont donné ces projections, qui de toutes manières ne sont pas des preuves scientifiques ?
- En 1990 le GIEC notait que le climat se réchauffait. En 1995 l’homme en était jugé coupable à 50%. En 2001 la culpabilité humaine montait à 66% et en 2007 elle atteignait les 90%. Pourquoi ? À quand les 100% ? Interrogé par le « New Scientist » sur les fondements scientifiques de ce changement, le porte parole du programme des nations unies sur l’environnement Tim Higham répondit : « Il n’y a rien de nouveau du point de vue scientifique, mais les spécialistes veulent adresser un message fort et clair aux responsables politiques. »( Bjorn Lomborg in Écologiste sceptique). Ainsi, passe-t-on du domaine pseudo scientifique au domaine politique. C’est ce qui rend suspectes toutes les études publiées par le GIEC sans compter leurs incessantes variations et erreurs

Erreurs et variations :
En 1990 les rapports prévoyaient pour l’année 2000 une élévation de la température supérieure d’un demi-degré à celle qui a été observée. Le GIEC a reconnu l’erreur de ses modèles, elle a été curieusement passée sous silence. Elle provenait paraît-il, de la non-prise en compte dans les gaz à effet de serre de particules de sulfate qui ont une « action antagoniste » sur le réchauffement dû aux gaz. Désormais les simulations introduisent des particules de sulfate dont l’effet de refroidissement a un facteur d’incertitude qui varie… du simple au double… etc… Et voilà ce qui permet à Monsieur Ban Ki Moon d’affirmer : c’est prouvé scientifiquement.
Mais, si le président de l’ONU est supposé être de bonne foi, AL GORE lui, ment délibérément dans son œuvre sans doute intitulée par antiphrase « La vérité qui dérange ». Le film a eu un immense succès, le public gobant les arguments avancés avec d’autant plus de délectation que des écologistes patentés s’extasiaient : « le film lève les derniers doutes, les changements mettent l’humanité au pied du mur. » (Nicolas HULOT). « C’est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes, sont dans la salle ». (Yann Artus Bertrand)
Seul un citoyen anglais, parce que le gouvernement avait décidé de montrer le film d’AL GORE dans des milliers d’écoles, a porté plainte au tribunal, pour « graves inexactitudes scientifiques, propagande politique, endoctrinement des enfants d’une manière sans précédent et inacceptable. » Le plaignant affirmait que : « le changement climatique est important mais il devrait être enseigné aux enfants d’une manière neutre et mesurée. » Le jugement a été rendu par la haute cour de Londres en octobre 2007. Le juge a estimé qu’AL GORE n’avait pas toujours les preuves de ses affirmations et pointait « 9 erreurs ».

Quelques exemples :

- AG : certains atolls du Pacifique ont été évacués
- Le Juge : Aucune preuve à ce jour
- AG : des graphiques font coïncider exactement la hausse du CO2 et celle des températures sur 650000 ans.
- LeJuge : il y a un lien, mais les 2 graphiques n’établissent pas ce qu’affirme Mr Gore ;
- AG : La fonte des glaces dans l’ouest de l’Antarctique et le Groënland provoquera une montée des eaux d’environ 6 mètres dans un futur proche.
- Le Juge : affirmation exagérée ces niveaux seront effectivement relevés mais pas avant au moins un millénaire.
L’attendu du jugement affirmait : « La science est utilisée par un homme politique pour faire une déclaration politique et soutenir un programme politique. »

L’essentiel est dit : vouloir ériger une théorie scientifique en théorie politique, s’est « toujours transformé en totalitarisme car de fait ce n’est pas la science qui est appliquée, mais une idéologie qui a intégré dans son corpus, une ou plusieurs idées extraites souvent tronquées et transformées d’une science. » (Serge GALAM in : « Les scientifiques ont perdu le Nord »).
Les médias anglais ont peu parlé du jugement et, pas du tout de l’obligation qui était faite de la lecture d’une brochure « destinée à éviter l’endoctrinement des élèves. » Ce silence d’une presse d’habitude si vindicative, est-il étonnant ?

En réalité le catastrophisme sert une connivence d’intérêts : une carrière pour des technocrates (dont nombre de membres du GIEC), une cause emblématique et fructueuse pour les écologistes (Greenpeace, Al Gore, etc…), des crédits sur le long terme pour les chercheurs et, un thème porteur pour les médias. Richard Lindzen professeur au MIT et catalogué « climatologue dissident » (sic !) explique : « en ce domaine, la communauté scientifique devient de plus en plus extrême dans ses positions et, les politiciens, universellement ignorants en matière de science, ont peur de contredire les alarmistes. »

Confrontés aux propos les plus alarmistes, beaucoup de gens en sentent l’exagération, mais ils pensent que les mesures préconisées « ne peuvent pas faire de mal. » Évidemment, tout ce qui peut réduire la pollution, éviter le gaspillage, économiser les ressources naturelles, optimiser notre consommation d’énergie doit être soutenu et entrepris. Mais, pour les tenants du réchauffement climatique dû à l’homme, il s’agit de bien autre chose. En arrière plan des discours officiels se profilent des idéologies anti-globalisation, anti-industrielles, anti-déplacements, anti-scientifiques. Ce sont « des apologies du naturel-bio » qui prônent un arrêt du développement, de la recherche, de la technologie et du progrès en général. (Serge GALAM in : « Les scientifiques ont perdu le Nord »).
D’ores et déjà, examinons la lutte contre les émissions de CO2 prévue par le programme de Kyoto. À l’heure actuelle, son coût annuel représente la somme qui permettrait l’approvisionnement en eau potable et l’équipement en assainissement pour le monde entier. « Pour donner une idée de l’ampleur du problème, le protocole de Kyoto coûtera vraisemblablement au moins150 MM de dollars par an…
L’Unicef estime que 70 à 80 millions de dollars seulement par an, permettraient que tous les habitants du tiers-monde aient accès à des services fondamentaux tels : que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement.

Il y a plus important encore ; si nous pouvions diriger un tel investissement vers les pays en développement, cela leur permettrait…d’être mieux à même de gérer le réchauffement futur. »(Bjorn LOMBORG in  « L’écologiste sceptique). Quant à poursuivre les efforts pour revenir au taux d’émission de 1990, le coût en serait presque équivalent au coût du réchauffement lui-même.
Il faut se rendre à l’évidence, l’application du protocole de Kyoto qu’elles qu’en soient les modalités, sera minuscule sur la température (en 2100) et il faudra lutter directement contre le réchauffement. Pourra-t-on cumuler les deux factures ?
L’écologie comme tout sujet mérite que nous nous interrogions sur le monde que nous voulons bâtir. Dans son livre : « le totalitarisme » Hannah Arendt affirmait que le problème de la domination totale était de : « fabriquer quelque chose qui n’existe pas, à savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « liberté » consisterait à conserver l’espèce. » N’est-ce pas cette fin qui nous menace à entendre les apologistes de l’écologie totalitaire ?
Ainsi, en 2001, dans son : « résumé à l’intention des décideurs », le GIEC laissait entendre que pour être heureux nous n’avons pas besoin de gagner plus d’argent et que les bicyclettes et les bateaux à voile fonctionneraient très bien dans un monde décentralisé avec une économie régionale. Avec ce genre d’arguments, on s’aperçoit que le débat à changé de nature : il ne s’agit plus de contrôler le réchauffement le plus efficacement possible, mais de s’en servir au profit d’une conception de la société très particulière. « Nous devons aller vers le coercitif » affirme Nicolas Hulot.(Voix du Nord 21Novembre 2007.) Mais qui décide du bien fondé d’une telle société ?

Quand a-t-on consulté les peuples sur les priorités : se restreindre ou tout mettre en œuvre pour dominer les effets néfastes du développement grâce à des inventions et technologies nouvelles ? (Par exemple : véhicules propres, confinement du CO2, etc…) Plutôt que d’exposer les véritables choix, on laisse des organismes sans légitimité démocratique, (Greenpeace, GIEC, etc…), orienter l’opinion.
Nous savons que l’histoire de l’humanité et le développement des civilisations ne se sont jamais accomplis par le renoncement aux acquis des progrès scientifiques et techniques, mais grâce à leurs améliorations constantes et l’élimination de leurs défauts par des découvertes.

Parce que travailler à l’épanouissement de l’homme c’est rechercher la vérité sans tabou nous ne pouvons nous contenter d’affirmations telles que : « c’est scientifiquement prouvé » alors, que ça ne l’est pas. Ainsi : « l’homme responsable à 90% du réchauffement climatique » est une affirmation qui relève de la pratique magique digne des peuples antiques dont les sorciers ou grands prêtres désignaient des victimes expiatoires responsables des fléaux naturels.


BIBLIOGRAPHIE :
- Les Scientifiques ont perdu le Nord  (Serge Galam)
- Greenpeace, le vrai visage des guerriers verts ( Pierre Kohler)
- Abrégé d'histoire du climat du Moyen Age à nos jours ( Emmanuel Le Roy Ladurie)
- L'Ecologiste Sceptique ( Bhorn Lomborg)

 

10 Oct. 2008 - ÉMILIE : "Lire Camus"

Emilie entame un blog sur sa passion littéraire...

Ce blog ne prétend pas être original... comment pourrait-il l'être ? Camus, Camus... oui, c'est vrai, tout le monde connaît Camus ! Mais j'ai envie de parler de lui. De dire ce qu'il m'a appris. De lire et relire ce qu'il a écrit. Et de parler aussi de Meursault et de Caligula, ces deux incompris.

Ce blog va s'inspirer d'un travail de recherche effectué en 2002-2003, lors de mon année de maîtrise. Le sujet : "Distance et distanciation dans l'écriture romanesque et théâtrale d'Albert Camus." 

02/09/08 - LBLB - "Visiteurs du mois d'août 08"

Période : Mois préc. - Rapport : Pays
: Pages vues → total: 3737
: Visiteurs → total: 767
FRANCE  1800 (48%)
ÉTATS-UNIS  1341 (35%)
Inconnu  178 (4%)
ROYAUME-UNI  123 (3%)
ITALIE  90 (2%)
ALLEMAGNE  40 (1%)
CANADA  33 (0%)
PANAMA  21 (0%)
CHINE  15 (0%)
HONG-KONG  10 (0%)
PAYS-BAS  10 (0%)
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE  8 (0%)
ARABIE SAOUDITE  8 (0%)
JAPON  7 (0%)
THAÏLANDE  7 (0%)
POLOGNE  7 (0%)
BELGIQUE  6 (0%)
COLOMBIE  4 (0%)
BRÉSIL  3 (0%)
INDE  3 (0%)
RUSSIE, FÉDÉRATION DE  3 (0%)
MALAISIE  3 (0%)
ARGENTINE  2 (0%)
SUÈDE  2 (0%)
TAÏWAN, REPUBLIQUE DE CHINE  2 (0%)
SUISSE  2 (0%)
SLOVÉNIE  2 (0%)
YÉMEN  2 (0%)
BÉNIN  1 (0%)
TCHÈQUE, RÉPUBLIQUE  1 (0%)
PHILIPPINES  1 (0%)
TUNISIE  1 (0%)
TURQUIE  1 (0%)

01/09/08 - Kirby410 : "Page principale à modifier si possible..."

Bonjour tout le monde, je suis nouveau car je viens de m'inscrire au Blogueurs de la Bourdette et je voudrais un peu améliorer la page principale : changer l'image (pour cela il faudrait demander à Claudio) car elle dépasse et on ne peut pas cliquer sur une rubrique.
Voilà,  c'est tout ce que j'avais à dire.
Merci de votre coopération
Jordan

CLEMENT : Je crois qu'on n'est pas tout à fait foutus...

Il y a du courage là où on n'en attendait plus !
Patrick de Carolis, homme d'une légendaire souplesse, qualifie soudain le jugement présidentiel sur l'audiovisuel public de "faux, stupide et profondément injuste"



VISITEURS : Mois de Juin 2008


: Pages vues → total: 5460
: Visiteurs → total: 995
ÉTATS-UNIS  2251 (41%)
FRANCE  1978 (36%)
Inconnu  395 (7%)
ITALIE  242 (4%)
ALLEMAGNE  170 (3%)
ROYAUME-UNI  119 (2%)
ALBANIE  65 (1%)
CANADA  46 (0%)
CHINE  37 (0%)
BELGIQUE  26 (0%)
JAPON  25 (0%)
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE  15 (0%)
PAKISTAN  12 (0%)
BRÉSIL  10 (0%)
SUISSE  6 (0%)
PAYS-BAS  6 (0%)
RUSSIE, FÉDÉRATION DE  5 (0%)
INDE  5 (0%)
HONG-KONG  4 (0%)
SYRIENNE, RÉPUBLIQUE ARABE  4 (0%)
TURQUIE  4 (0%)
CAMEROUN  3 (0%)
ARABIE SAOUDITE  3 (0%)
SUÈDE  3 (0%)
THAÏLANDE  3 (0%)
BÉNIN  2 (0%)
TCHÈQUE, RÉPUBLIQUE  2 (0%)
INDONÉSIE  2 (0%)
TUNISIE  2 (0%)
VIET NAM  2 (0%)
ÉMIRATS ARABES UNIS  1 (0%)
AUSTRALIE  1 (0%)
COLOMBIE  1 (0%)
COSTA RICA  1 (0%)
ALGÉRIE  1 (0%)
GRÈCE  1 (0%)
MAROC  1 (0%)
MOLDOVA, RÉPUBLIQUE DE  1 (0%)
NORVÈGE  1 (0%)
PHILIPPINES  1 (0%)
PORTUGAL  1 (0%)
ROUMANIE  1 (0%)
SÉNÉGAL  1 (0%)

CLEMENT : Contre les horaires scolaires imposés par SARKOZYDARCOS

La pétition d'Antoine PROST


Parents, enseignants, pour éviter la disparition à terme de l'Ecole publique, allez signer la pétition de Prost

www.cahiers-pedagogiques.com/signatures_prost_alpha_6.php3




VISITEURS : mois de mai 2008

Période : Mois préc. - Rapport : Jours du mois
: Pages vues → min: 80 - moy: 160 - max: 370 - total: 4973
: Visiteurs → min: 28 - moy: 51 - max: 118 - total: 1605
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CLEMENT : Allez écouter un marin-pêcheur en colère...

MONESTROL : Visiteurs de la semaine dernière (19 au 25 mai 08)

Période : Semaine préc. - Rapport : Jours de la semaine
: Pages vues → min: 152 - moy: 181 - max: 236 - total: 1270
: Visiteurs → min: 34 - moy: 60 - max: 118 - total: 423
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

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